Par Ziad Medoukh

Ces jours-ci, les Palestiniens commémorent le 39ème anniversaire des massacres de Sabra et Chatila, commis par les milices libanaises et l’armée israélienne contre les réfugiés palestiniens qui se trouvaient isolés dans ces deux camps de la capitale libanaise.
Nous pensons  à tous ces Palestiniens qui ont été tués et assassinés par les forces de l’occupation israélienne, directement ou indirectement, nous pensons aux milliers de Palestiniens tués en 1982 dans les camps de réfugiés de Sabra et de Chatila par les milices libanaises et les soldats israéliens.
15,16 et 17 septembre 1982 ! Il y a 39 ans maintenant, trois jours de terreur israélienne dans des camps de réfugiés palestiniens, trois jours sans que personne ne bouge dans notre monde coté communauté internationale officielle. 

Après ces trois jours, le monde s’est réveillé devant le massacre le plus meurtrier de notre histoire contemporaine: des soldats israéliens et des miliciens libanais ont pénétré dans les deux camps de réfugiés palestiniens de la capitale libanaise Beyrouth pour commettre un crime de guerre, un crime contre l’humanité.
Les victimes étaient des Palestiniens, leur seule faute était d’être des palestiniens ! Ils sont nés palestiniens, ils ont quitté leurs villages et leurs villes en 1948 pour venir vivre quelques années au Liban en attendant le retour sur leur terre d’origine, à Jaffa, Haïfa, Ramla et Nazareth. Mais les quelques années sont devenues plus d’un demi-siècle. Leur faute était d’avoir  offert à la Palestine et au Liban des résistants, des militants, des activistes, et des révolutionnaires, qui ont ,en trois mois, donné des leçons de résistance à l’armée israélienne, quand cette armée a envahi le Liban en juin 1982. 

A Palestinian woman cries while civil defense workers carry the body of one of her relatives away from the rubble of her home in the Palestinian refugee camp of Sabra, in West Beirut 19 September 1982. Hundreds of Palestinians were killed in Sabra and Shatila, the two biggest camps in Lebanon. / AFP PHOTO / STF

Oui, 89 jours de résistance historique de quelques centaines de militaires palestiniens-avec des armes légères- contre une armée bien équipée ( avions de guerre, chars, tanks, hélicoptères militaires, bateaux militaires, soldats, officiers) et, malgré le déséquilibre des deux forces en présence et la différence de moyens, les Palestiniens, chefs, militaires et citoyens -ont résisté trois mois ,sous les bombardements quotidiens  et sous les missiles israéliens. 

Bien évidemment, ces crimes israéliens sont restés sans jugement  et aucune instance de la communauté internationale officielle n’a osé critiquer ou dénoncer ces massacres commis contre les civils; bien au contraire; l’armée israélienne a continué ses crimes contre les Palestiniens, en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, dans les territoires de 1948 et à l’extérieur de la Palestine.
Son dernier crime date de nos jours, avec la mort de 270 palestiniens dans la bande de Gaza dont 69 enfants, tués par les forces de l’occupation israéliennes lors de la quatrième offensive militaire israélien du 10 au 21 mai 2021. 

Nous n’oublierons jamais l’histoire noire de cette occupation aveugle ni son passé criminel; tout cela va rester gravé dans la mémoire de nos enfants et de nos jeunes; personne n’oubliera les massacres, les crimes et les agressions israéliennes permanentes contre les Palestiniens à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine.
Sabra et Chatila : le massacre inoubliable, le massacre impardonnable des criminels contre les Palestiniens. 

Aujourd’hui, nous rendons un vibrant hommage à nos martyrs morts au Liban, dans les camps de réfugiés et partout dans le monde, pour que la Palestine soit libre, et que justice soit rendue un jour.

Source : auteur