Communiqué de l’UJFP
Alors que le lobby pro-israélien finance des colloques sur les violences de genre comme alibi aux guerres d’Israël, le gouvernement israélien utilise plus que jamais les violences sexuelles parmi les tortures infligées aux Palestiniens et aux Palestiniennes. Les témoignages des militants de la flottille ont confirmé ce que dénonçaient les Palestinien.nes depuis des années.
La campagne menée par Israël contre le New York Times ne saurait effacer la réalité des faits. Comme l’illustre le scandale dévoilant cinq soldats ayant frappé et abusé sexuellement des détenus palestiniens en 2024, à propos duquel Israël a abandonné toutes les charges. L’État encourage ses militaires dans la pratique de viols et de torture, leur garantissant l’impunité, voire les transformant en héros. L’État d’Israël est coutumier de ce type de renversement des valeurs. L’ex-procureure de l’armée a été arrêtée pour avoir divulgué la vidéo qui mettait en cause l’utilisation du viol par des soldats israéliens. Netanyahou a dénoncé, à ce propos, une « attaque propagandiste peut-être la plus grave que l’État d’Israël ait connue depuis sa création », inquiet de l’image d’Israël et dévoilant une politique de blanchiment, au-delà de toute morale. En 2024, des manifestations de colons suprémacistes visaient à soutenir les militaires accusés de viol sur des détenus à Sde Teiman.
Dans la société israélienne elle-même, l’annonce tragique de la mort de Shoshana Strook le 14 mars dernier – qui faisait suite à ses dénonciations de viol perpétré par ses parents, son frère et l’éminent rabbin Zvi Thau – montre que l’exploitation sexuelle s’impose, jusqu’au sommet de l’État. Depuis ses deux ans et demi, Shoshana était exploitée sexuellement notamment par sa mère, Orit Strook, membre du Parti national religieux et toujours ministre du gouvernement de Netanyahou. Malgré ses appels à l’aide, ce dénouement tragique est arrivé après que son père est revenu l’abuser avec l’un de ses amis au domicile où elle habitait seule.
Tout ceci ne fait que rappeler le caractère éminement patriarcal de l’État colonial israélien où la violence sexuelle et le viol sont omniprésents. Les Palestiniennes et les Palestiniens subissent en première ligne et de manière décuplée les violences que la société militariste d’Israël impose à l’ensemble des populations.
L’UJFP souhaiterait qu’une enquête indépendante sur les allégations de viol sur des femmes israéliennes et palestiniennes puisse être réalisée. Stop à l’impunité. Pour une lutte féministe et intersectionnelle, restons solidaires contre l’oppression patriarcale et coloniale, pour l’égalité des droits, quels que soient son genre et sa nationalité1.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 1er juin 2026
- Pour rappel, voir le communiqué de l’UJFP du 8 mars 2024 ; voir également la tribune contre le collectif « Nous vivrons », qui agit avec la complicité de l’État, hier comme aujourd’hui.[⇧]
Source : UJFP
https://ujfp.org/…

