Poignée de main entre Pétain et Hitler à Montoire le 25 octobre 1940

Communiqué de l’UJFP

Derrière les attaques visant la LFI et l’humour mal placé de son porte-parole sur la prononciation du nom d’un des plus grands pédocriminels de l’histoire récente, des glissements politiques de grande envergure et autrement plus alarmants se déploient. 

C’est sans ambages que la ministre Aurore Bergé réutilise l’expression « Anti-France » contre la France Insoumise (qui visait explicitement les Juifs, les communistes, les francs-maçons aux pires moments de l’histoire de France récente), qu’une candidate LR à la mairie de Marseille reprend à son compte ce qu’était le slogan du régime de Pétain « travail, famille, patrie », et que le ministre de l’Intérieur autorise une marche néo-fasciste à Lyon. Il décide même de fermer le Centre d’histoire et de la déportation pendant la marche, durant laquelle les manifestant.es s’adonnent à des saluts nazis, peu de temps après que la présidente de l’Assemblée nationale ait organisé un hommage officiel à l’un des militants de ces mouvances dont la mort n’efface rien de ses engagements politiques. Le ministre de la Justice, Gérald Darmamin avait quant à lui écrit sur l’antisémitisme napoléonien comme modèle “d’intégration avant l’heure”, pour en revendiquer l’application aux musulmans de notre époque. Il y a quelques années, le président de la République avait lui-même réhabilité Pétain en “grand soldat”.

Créé par d’anciens de la Waffen-SS, le Rassemblement national représente toujours, de son côté, le parti du racisme, des idées fascistes et xénophobes. Même s’il cherche à se blanchir, il cache mal la réalité de son projet de société. Tandis qu’un assistant parlementaire est récemment licencié pour ses tweets haineux, de nombreux néofascistes, monarchistes et identitaires, certains passés par des groupuscules dissous, militent activement au Rassemblement national. La députée Caroline Parmentier, stratège de Marine Le Pen, a écrit pendant trente ans dans le quotidien « Présent ». Elle y parle du « lobby juif », rend l’homosexualité responsable du sida et célèbre Pétain.

La généralisation de ces tropes antisémites sont l’expression d’un imaginaire collectif marqué par un antisémitisme profondément ancré au coeur de l’histoire occidentale. Dans une société par ailleurs traversée par le racisme, le sexisme et l’homophobie, ces préjugés culturalistes et essentialistes restent d’une terrible actualité, légitimés au plus haut niveau de l’État comme l’illustre un rapport récent sur les Frères musulmans commandé par le ministère de l’Intérieur, aux relents complotistes et islamophobes, s’inspirant des écrits d’une anthropologue complètement marginalisée dans le champ scientifique, qui allait jusqu’à affirmer, devant la représentation nationale, que les Arabes représentent les ⅘ des musulmans dans le monde ! On se choisit les experts qu’on mérite…

Dans ce contexte où jouer avec les mots de l’extrême droite et inverser les valeurs est devenu habituel, la polémique sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein n’est qu’un écran de fumée cherchant, outre à masquer les actions, crimes et complicités politiques de l’ancien résident de l’avenue Foch, à détourner l’attention et le débat public des glissements gravissimes de la droite et de l’extrême droite françaises vers un ethno-nationalisme à dimension racialiste et antisémite parfaitement destructeur. Face à ses dérives, la LFI oppose un projet de société résolument inclusif, écologiste et antiraciste dans lequel ni la haine des juifs ni celle des musulmans ou des Arabes n’a de place et qui se place du côté de l’émancipation sociale.

À quelques jours des élections, l’UJFP n’a qu’une chose à dire : faites le bon choix, non au retour de Barrès, de Maurras ou de Pétain !

La Coordination nationale de l’UJFP, le 13 mars 2026

Source : UJFP
https://ujfp.org/…

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