Une fillette à Gaza, où un foyer sur cinq ne prend encore qu’un seul repas par jour. Photo : PAM

Le rapport complet en anglais ICI

Une cartographie mise à jour par l’OCHA montre 925 obstacles au mouvement à travers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est – le nombre le plus élevé enregistré au cours des 20 dernières années et 43 % au-dessus de la moyenne de deux décennies.

Depuis janvier 2023, 45 villages palestiniens ont été entièrement déplacés en Cisjordanie, en raison d’attaques de colons et de restrictions d’accès connexes, dont neuf déplacements ont eu lieu en 2026.

À Gaza, deux années d’hostilités aggravées ont fait reculer le développement d’environ 77 ans, selon une nouvelle évaluation de l’Union européenne et des Nations unies.

Bien que des obstacles majeurs persistent, l’entrée de l’aide à Gaza a considérablement augmenté entre le 14 et le 20 avril, par rapport à la semaine précédente, ce qui est attribué, entre autres, à la réouverture du passage de Zikim.

Deux prestataires de l’UNICEF ont été tués alors qu’ils livraient de l’eau potable dans le nord de Gaza, ce qui a entraîné la suspension des opérations à un point de remplissage clé.

Dans l’ensemble du territoire palestinien occupé, les gens continuent de faire face à des difficultés aiguës quant à leur protection, aux accès et à des aspects humanitaires, difficultés dues à la violence systémique, aux restrictions de mouvement et à l’érosion des services essentiels. Les attaques récurrentes touchant des civils – y compris des enfants, des travailleurs humanitaires et des prestataires de services – conduisent au déplacement et le soutiennent ; elles augmentent encore les risques pour la sécurité et le bien-être des Palestiniens, en particulier pour les communautés déplacées, les femmes, les filles et d’autres personnes confrontées à des vulnérabilités croisées.

Dans un nouveau rapport  couvrant 2025, ONU Femmes note qu’à travers Gaza et en Cisjordanie, les femmes et les filles ont toujours un besoin urgent de protection et d’une assistance humanitaires vitales, y compris l’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux abris, aux soins de santé et à l’éducation. Il avertit que les femmes et les filles continuent de faire face à des risques accrus de violence sexiste – en particulier les femmes âgées, les personnes handicapées ou la prise en charge des membres de leur famille handicapés. Le rapport relie ces risques aux déplacements répétés, aux conditions de vie surpeuplées et dangereuses, à la rareté des ressources et à l’effondrement des réseaux de protection des familles et des communautés. Pendant tout ce temps, avertit le rapport, l’accès aux services qui préviennent ou répondent à la violence sexiste reste extrêmement limité. Un rapport distinct du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) (UNFPA) met en garde contre des mécanismes d’adaptation nuisibles, y compris le mariage des enfants, dans tout le territoire palestinien occupé. À Gaza, le FNUAP prévient que de telles pratiques sont en hausse, accompagnées d’une augmentation des grossesses chez les adolescentes.

En Cisjordanie, la violence à caractère sexuel et sexiste se produit « dans un environnement coercitif qui contribue au transfert forcé des communautés palestiniennes », selon un récent rapport du Consortium de protection de Cisjordanie. Les communautés ont signalé un « schéma plus large de harcèlement, d’intimidation et d’humiliation à caractère sexuel, dont une grande partie reste sous-déclarée », notamment des conduites qui prennent « des formes sexuelles et sexistes ». Dans ce contexte, « plus de 70 % des ménages déplacés ont identifié des menaces pour les femmes et les enfants, en particulier la violence à caractère sexuel, comme la raison décisive du départ », soulignant le rôle de moteur clé du déplacement. Le rapport note en outre qu’une telle violence « pénètre l’espace domestique, fracture la vie familiale et rend la poursuite de la résidence civile intenable », ce qui renforce les pressions cumulatives qui poussent les familles à quitter leurs communautés.

Les conditions de vie dans toute la bande de Gaza restent désastreuses, la plupart des gens étant toujours déplacés, exposés à des risques croissants pour la santé publique (voir ci-dessous) et à des frappes qui causent des dommages aux civils. Au cours de la dernière semaine, les rapports de coups de feu, de bombardements et de frappes ont considérablement augmenté.

Les données du ministère de la Santé (Ministry of Health, MoH) de Gaza indiquent qu’entre le 15 et le 21 avril, 18 Palestiniens ont été tués, trois sont morts de blessures, un corps a été retrouvé et 79 personnes ont été blessées. Cela porte le nombre global de victimes signalé depuis l’annonce du cessez-le-feu le 10 octobre 2025 à 786 décès et 2 217 blessés. 196 autres décès ont été ajoutés rétroactivement au nombre total après que leurs détails d’identification ont été approuvés par le ministère de la santé.

Les travailleurs humanitaires et autres fournisseurs de services cruciaux n’ont pas été épargnés. Le 17 avril, lors d’un travail de routine pour livrer de l’eau potable aux communautés déplacées, deux entrepreneurs civils opérant pour le compte de l’UNICEF ont été tués et deux autres ont été blessés. Dans un communiqué, l’UNICEF a déclaré que les entrepreneurs ont été tués par des tirs israéliens à la station de remplissage d’eau potable de Mansoura dans le nord de Gaza.

Dans une déclaration distincte, l’équipe nationale humanitaire du territoire palestinien occupé a condamné le meurtre et rappelé l’obligation fixée par le droit international humanitaire de protéger les civils ; elle a appelé à des mesures immédiates pour assurer la sécurité des civils et des opérations humanitaires.

L’incident a forcé l’UNICEF à suspendre la collecte d’eau à cet endroit jusqu’à ce que les conditions de sécurité soient rétablies. Puisqu’il s’agissait du principal point de remplissage opérationnel de la conduite d’eau de Mekorot en provenance d’Israël, desservant la ville de Gaza, les mesures d’atténuation étaient essentielles ; les partenaires ont donc augmenté la collecte d’eau provenant de sources alternatives, y compris d’usines privées de dessalement.

Le 20 avril, l’Union européenne et les Nations unies ont publié le rapport final de l’Évaluation Rapide des Dommages et des Besoins, conclue conjointement avec la Banque mondiale. L’évaluation révèle que plus de 24 mois d’intensification des hostilités ont causé des niveaux catastrophiques de dommages et de destruction des infrastructures, les besoins totaux de relèvement et de reconstruction étant estimés à 71,4 milliards de dollars américains (61 milliards €) pour la prochaine décennie. Les dommages aux infrastructures physiques sont estimés à 35,2 milliards de dollars (30 milliards €), ainsi que 22,7 milliards de dollars (19,3 milliards €) de pertes économiques et sociales, le logement, la santé, l’éducation, le commerce et l’agriculture faisant partie des secteurs les plus durement touchés. Selon la nouvelle évaluation, plus de 370 000 logements et presque toutes les écoles ont été détruits ou endommagés, plus de la moitié des hôpitaux ne fonctionnent pas pleinement et l’économie de Gaza s’est contractée de 84 %. Dans l’ensemble, on estime que le développement humain à Gaza a reculé de 77 ans. Les auteurs du rapport appellent à ce que les efforts de relance se poursuivent parallèlement à la réponse humanitaire et soient dirigés par les Palestiniens et alignés sur la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les risques liés aux vecteurs tenant à la proximité de l’accumulation de déchets solides dans les sites de déplacement restent élevés. Les rongeurs, les cafards, les mouches et d’autres parasites prolifèrent et contribuent à la propagation des maladies. Entre le 14 et le 19 avril, le Groupe de Gestion de Sites a coordonné une action de fumigation dans 21 abris d’urgence désignés et 30 sites de déplacement proches, à Rafah et Khan Younis, au profit d’environ 35 000 personnes (6 950 familles). Les activités de fumigation à Khan Younis sont terminées, tandis que la mise en œuvre à Rafah est en cours. Les autorités israéliennes ont approuvé l’importation de pesticides essentiels, d’insecticides et d’équipements pour soutenir la mise en œuvre du plan. D’autres interventions sont en cours.

Pour plus d’informations, consulter la section sur les ravageurs, les rongeurs et la santé publique dans le rapport de la semaine dernière.

Entre le 14 et le 20 avril, selon les données du mécanisme 2720 de l’ONU récupérées à 19h00 le 23 avril, environ 17 400 palettes d’aide de l’ONU et des partenaires ont été déchargées aux passages de Kerem Shalom et de Zikim. Sur ces fournitures, près de 70 % consistaient en une aide alimentaire, suivie par les articles pour l’hébergement (24 %), des fournitures pour la santé (3 %), des produits de nutrition (2 %) et des produits concernant l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WAter, Sanitation and Hygien, WASH) (1 %). Cela marque une augmentation significative par rapport à la semaine précédente, où environ 7 400 palettes ont été déchargées, ce qui est attribuable, entre autres, à la réouverture du passage de Zikim pour les collectes le 13 avril.

Au cours de la même période, près de 12 900 palettes d’aide de l’ONU et des partenaires ont été déchargées pour une distribution à l’intérieur de Gaza, contre environ 9 200 palettes la semaine précédente.

Au port d’Ashdod, la capacité de numérisation reste limitée, avec seulement 40 à 60 conteneurs d’aide scannés par jour – en dessous de l’objectif communiqué et souhaitable se situant entre 80 et 100. Dans l’ensemble, entre le 14 et le 19 avril, en raison de la faiblesse du rythme de numérisation, seuls 48 % des camions de l’ONU et des partenaires venus via Ashdod ont été déchargés à Kerem Shalom ou Zikim. Le taux de déchargement via l’Égypte est resté stable à 73 %, tandis que 91 % des camions qui se sont présentés en provenance d’Israël (en dehors du port d’Ashdod) et 100 % de ceux de Cisjordanie ont été déchargés à Kerem Shalom.

Le pôle logistique a augmenté la capacité de stockage commun à l’intérieur de Gaza à plus de 15 500 mètres carrés dans 12 entrepôts, renforçant ainsi la capacité des partenaires à gérer les fournitures entrantes.

Toutes les données présentées jusqu’à présent dans cette section, sur les fournitures entrantes, se réfèrent au fret humanitaire suivi par le mécanisme 2720 des Nations unies ; en tant que telles, elles n’incluent pas les dons bilatéraux ni le secteur commercial.

Pour plus d’informations sur les fournitures entrantes, consulter le tableau de bord en ligne du mécanisme 2720 de l’ONU.

En ce qui concerne le secteur commercial, les données partagées par la Chambre de commerce de Gaza avec le groupe de travail sur la trésorerie suggèrent qu’entre le 13 et le 19 avril, un total de 843 camions de marchandises commerciales a été présent dans la bande de Gaza – plus du double de la quantité de la semaine précédente. La majorité de ces 843 camions portait des fournitures alimentaires, 75 transportaient des articles pour l’hébergement, 52 des fournitures d’hygiène, 25 du gaz de cuisson et un carburant solide, tandis que plus de 23 % comprenaient des articles classés comme « autres », y compris des boissons gazeuses, des biscuits, des chips, des nouilles, des épices, des gelées et des bonbons, du café instantané, des noix, de la pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes, du lait aromatisé, de la crème au caramel et de la chapelure.

Les prix ont commencé à baisser, ce qui indique une correction du marché depuis les pics enregistrés au début de l’escalade régionale lorsque tous les passages ont été temporairement fermés. Cependant, ils restent significativement plus élevés qu’avant les niveaux d’octobre 2023, et élevés même par rapport à la période entre la déclaration de cessez-le-feu du 10 octobre 2025 et le début de l’escalade régionale le 28 février 2026.

Pour un compte rendu détaillé des dernières opérations humanitaires à Gaza, voir l’annexe 1 ci-dessous.

Entre le 16 et le 21 avril, l’UNOPS (United Nations Office for Projects Support) a facilité l’entrée d’un peu plus de 500 000 litres de diesel à Gaza et a distribué plus de 800 000 litres (y compris provenant de stocks entrés avant cette période) à l’appui des opérations humanitaires.

image 7 Rapport sur la situation humanitaire | 23 avril 2026
92% des fonds requis vont à l’aide humanitaire
à Gaza et 8% à la Cisjordanie
90% des fonds s’adressent aux besoins de la bande de Gaza et 10% à ceux de la Cisjordanie

Sources : Système de Suivi Financier (Financial Tracking System) et Aide Humanitaire dans les territoires palestiniens occupés ( oPtHF)

Annexe 1 : Opérations humanitaires dans la bande de Gaza par groupe

Cette section couvre la période du 14 au 19 avril, sauf indication contraire.

Entre le 1er et le 19 avril, les partenaires de la sécurité alimentaire ont fourni une aide alimentaire générale au niveau des ménages à plus de 154 000 familles (environ 600 000 personnes) dans le cadre du cycle de distribution mensuel d’avril. Chaque famille a reçu deux colis, un sac de farine de 25 kilogrammes et 2,5 kilogrammes de biscuits riches en énergie, couvrant 75 % des besoins caloriques minimum. Les besoins caloriques supplémentaires sont couverts par d’autres modalités.

Au 15 avril, les partenaires ont continué à préparer et à servir près de 1,14 million de repas chaque jour dans 122 cuisines. Cela comprend 799 000 repas quotidiens produits dans le nord de Gaza et 830 000 repas dans le sud. Les partenaires s’efforcent de se concentrer davantage sur la livraison dans les zones difficiles d’accès et mal desservies. Par rapport à fin mars, la production quotidienne de repas a diminué de 24 %, en grande partie en raison de la réduction des activités de certains partenaires, au vu de la diversification des modalités d’aide pour le secteur.

Chaque jour, au moins 290 tonnes de pain, représentant 35 % des besoins estimés en pain dans la bande de Gaza, sont produites avec le soutien de partenaires de la sécurité alimentaire. Ce pain est soit distribué gratuitement, soit vendu à des prix subventionnés dans toute la bande de Gaza. La production est réalisée en collaboration avec plus de 30 boulangeries commerciales et par les installations de cuisson propres aux boulangeries partenaires ainsi que par les fours communautaires.

Les partenaires de la sécurité alimentaire, ainsi que les acteurs gouvernementaux bilatéraux, continuent de distribuer de la farine pour permettre aux familles de faire du pain chez elles. Cependant, pour améliorer durablement la disponibilité du pain dans toute la bande de Gaza, la production de pain soutenue par l’humanitaire et la distribution de farine seule sont insuffisantes. La farine commerciale doit être autorisée à entrer à Gaza à grande échelle pour permettre aux boulangeries commerciales de produire du pain à vendre sur le marché local.

Une nouvelle série de distribution d’aliments pour animaux a commencé le 15 avril. Au 18 avril, environ 1 100 éleveurs parmi les 2 200 ciblés avaient été aidés, chacun recevant trois sacs de 50 kilogrammes d’aliments pour animaux, alors que les distributions sont en cours.

Entre le 1er et le 15 avril, sur la base des rapports initiaux des partenaires, les partenaires du Groupe Alimentation (Nutrition Cluster) ont examiné 40 819 enfants âgés de 6 à 59 mois pour la malnutrition aiguë, dont 1 580 (4%) ont été admis en traitement. Cela comprend 261 enfants (0,64 %) diagnostiqués pour malnutrition aiguë sévère (Severe Acute Malnutrition, SAM).

Au cours de la même période, 34 enfants âgés de 6 à 59 mois ont été admis dans des centres de stabilisation pour le traitement de la malnutrition aiguë sévère avec complications médicales, ainsi que 39 nourrissons de moins de six mois en risque de croissance insuffisante, tandis que 924 autres nourrissons ont été nouvellement inscrits pour recevoir des préparations pour nourrissons prêtes à l’emploi.

Entre le 1er et le 15 avril, les partenaires ont examiné 30 358 femmes enceintes et allaitantes (Pregnant and Breastfeeding Women, PBW), dont 997 (3%) ont été admises à un traitement pour malnutrition aiguë.

La fourniture de services de nutrition préventive s’est poursuivie à grande échelle. Du 1er au 15 avril, les partenaires ont soutenu 6 436 femmes enceintes et allaitantes mal nourries, par le biais du programme d’alimentation complémentaire ciblée, tandis que l’alimentation complémentaire générale a touché 86 323 enfants âgés de 6 à 59 mois et 30 647 femmes enceintes et allaitantes avec des suppléments nutritionnels à base de lipides en quantité moyenne. Ceux-ci ont été livrés via un réseau de 281 sites de distribution actifs.

Quelque 30 886 femmes enceintes et allaitantes et d’autres soignants ont reçu des conseils collectifs ou individuels sur l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants en cas d’urgence.

Au 17 avril, 273 points de service de santé, représentant un peu plus de 43 % de toutes les installations cartographiées fonctionnelles avant octobre 2023, étaient opérationnels dans toute la bande de Gaza, seulement partiellement pour la majorité. Il s’agit notamment de 19 hôpitaux, 13 hôpitaux de campagne, 117 centres de soins de santé primaires et 124 points médicaux. Géographiquement, la disponibilité des services est la plus élevée à Deir al Balah (92), puis dans les gouvernorats de Gaza (86), de Khan Younis (79), du nord de Gaza (10) et de Rafah (6).

La prestation de services est restée élevée, les partenaires de santé accomplissant en moyenne environ 276 000 consultations par semaine entre le 1er et le 21 avril, contre environ 271 000 par semaine en mars, ce qui indique une demande soutenue malgré les contraintes opérationnelles en cours.

Pour plus d’informations, consulter le tableau de bord en ligne du Groupe Santé.

La production totale d’eau à Gaza est restée stable, malgré la réduction de l’approvisionnement par la ligne Mekorot en provenance d’Israël qui dessert Deir al Balah (Bani Saeed) et la faible production de l’usine de dessalement d’eau de mer de Deir al Balah (usine à court terme et à faible volume).

Des préoccupations cruciales subsistent concernant la disponibilité de l’énergie pour la production d’eau. Les pénuries de carburant, d’huile lubrifiante, de consommables et de pièces de rechange présentent un risque sérieux d’arrêt des générateurs essentiels qui fournissent des services d’approvisionnement en eau vitaux dans tout Gaza.

Sur les opérations WASH traitant des risques pour la santé, associés aux parasites et aux rongeurs, voir une section dédiée ci-dessus.

Entre le 14 et le 19 avril, les partenaires du Groupe Hébergement (Shelter Cluster) ont fourni des abris vitaux et une assistance en biens non alimentaires (Non Food Items, NFI) par des modalités en nature et des bons à 9 120 ménages dans la bande de Gaza. Les distributions ont inclus 1 592 bâches, 2 907 kits de literie, 179 kits de colmatage, 9 742 matelas, huit ensembles de cuisine, ainsi que 798 kits de vêtements livrés par une assistance en espèces et en bons.

Les partenaires ont continué à soutenir les ménages touchés par les précipitations de mars, par le biais du mécanisme de distribution conjointe rapide, fournissant à 570 familles un abri d’urgence et des articles ménagers essentiels, dont 315 bâches et 465 ensembles de vêtements.

Le Groupe Hébergement a finalisé et publié un outil d’évaluation de la vulnérabilité sociale, développé conjointement avec le Groupe de Protection, pour renforcer la hiérarchisation basée sur les vulnérabilités intersectionnelles et achever les évaluations techniques des abris.

Les contraintes liées au pipeline dues à des obstacles administratifs continuent de limiter considérablement la réponse, avec des retards dans l’approbation des matériaux essentiels tels que les lampes solaires, le bois pour les kits de charpente et les outils. Ces éléments sont essentiels pour intensifier les interventions prioritaires, y compris les réparations d’abris, la mise à niveau des structures de fortune et le soutien aux efforts de redressement rapide.

Pour plus d’informations, consulter le site Web du Groupe Hébergement.

Entre le 14 et le 19 avril, les partenaires ont offert des services de protection à près de 14 000 personnes. Les services se sont progressivement étendus à travers les sites de déplacement, en particulier dans le nord de Gaza, en utilisant un mélange de soutien sur site, d’abris, d’espaces communautaires et de sensibilisation mobile pour s’adapter aux contraintes d’accès et de sécurité. La santé mentale et le soutien psychosocial (Mental Health and Psycho-Social Services, MHPSS) sont restés un objectif central, touchant plus de 5 000 personnes grâce aux premiers secours psychologiques (Psychological First Aid, PFA), aux groupes de soutien et aux conseils. La gestion de cas spécialisée a aidé plus de 120 personnes ayant des besoins complexes. Les partenaires ont fourni des services inclusifs pour les personnes handicapées, tels que des dispositifs d’assistance et des programmes d’espaces de sécurité à plus de 450 personnes, ainsi qu’une assistance juridique à plus de 400, tandis que les activités d’engagement communautaire visant à sensibiliser les ménages aux risques de protection ont touché plus de 600 personnes grâce à des espaces sûrs et à des initiatives de sensibilisation.

L’aide intersectorielle liée à la protection s’est poursuivie pendant la période de référence, environ 580 ménages rayant reçu une aide en espèces, plus de 1 800 ayant reçu des secours et des distributions en nature, et plus de 1 700 ayant reçu des bons pour acheter des vêtements. Ces interventions reflètent l’intégration des services de protection dans l’assistance matérielle pour répondre aux besoins immédiats et réduire l’exposition aux risques liés à la protection.

Dans le cadre de la réponse aux rapatriés palestiniens via l’Égypte, l’équipe du bureau de protection de Khan Younis a soutenu 337 rapatriés entre le 14 et le 19 avril, portant à 1 545 le nombre total de rapatriés aidés depuis la réouverture du passage de Rafah le 2 février.

Les activités de surveillance de la protection se sont poursuivies par 20 discussions de groupe de discussion menées par des partenaires et 200 entretiens d’informateurs clés dans 15 quartiers, touchant environ 2 320 personnes. Les résultats indiquent que les risques liés à la protection restent dus à la détérioration des conditions d’hébergement, au danger dans les installations d’eau, assainissement et hygiène et à l’augmentation des obstacles à l’accès aux aliments et aux services essentiels, en particulier pour les personnes âgées et les personnes handicapées.

Pour plus d’informations, consulter le tableau de bord en ligne du Groupe Protection.

Entre le 14 et le 19 avril, les partenaires de la protection de l’enfance ont fourni à environ 10 000 enfants et soignants des séances de groupe structurées en santé mentale et psychosociale, des conseils individuels, une thérapie psychocorporelle, des arts expressifs, des activités récréatives et de renforcement de la résilience, de l’orthophonie et un soutien psychosocial familial. En outre, plus de 500 personnes ont reçu des conseils et des consultations spécialisés, dont les premiers secours psychologiques et un soutien ciblé aux enfants à haut risque.

Plus de 320 enfants confrontés à des risques accrus liés à la protection ont reçu un soutien ciblé de gestion des cas particuliers comprenant l’identification, l’évaluation et le référencement à des services spécialisés tels que la santé et l’éducation.

Plus de 7 000 enfants ont reçu une aide en nature comportant des kits d’hygiène, des vêtements et des kits récréatifs pour soutenir le bien-être et l’engagement. Au moins 50 enfants ont reçu une aide en espèces ou un bon d’achat pour la protection de l’enfance, fournis à titre de soutien ciblé sur la réponse aux besoins urgents de protection et sur la réduction de la dépendance à l’égard de mécanismes d’adaptation négatifs, tels que le mariage des enfants et le travail des enfants.

L’éducation communautaire sur les risques d’engins explosifs a touché plus de 5 700 personnes, tandis que les séances de sensibilisation à la protection de l’enfance ont bénéficié à plus de 1 600 personnes. Les activités comprenaient également des séances parentales, des messages de sécurité, des initiatives d’engagement des jeunes, des marches pour la sécurité des enfants et des exercices de cartographie de la sécurité ; 100 enfants au moins ont participé à des activités structurées visant à identifier et atténuer les risques liés à la protection dans les milieux de déplacement.

Entre le 14 et le 19 avril, les partenaires traitant de la violence sexiste (GBV) se sont concentrés sur les activités de renforcement des capacités. Il s’agissait notamment d’un atelier d’examen et de validation du plan de travail avec 48 participants de 33 organisations, d’une session d’une journée du groupe de travail sur la gestion de cas avec 19 membres de 10 organisations sur la gestion des cas complexes de violence sexiste, et de trois formations de deux jours sur la santé mentale et le soutien psychosocial (Mental Health and Psycho-Social Services, MHPSS) ainsi que la violence sexiste pour plus de 60 participants dans les villes de Gaza, Deir al Balah et Khan Younis.

Le domaine de responsabilité en matière de violence sexiste a animé une session destinée aux membres du secteur de la sécurité alimentaire, sur l’identification des risques de violence sexiste dans le cadre des activités d’aide alimentaire.

En termes de prestation de services, les partenaires ont touché plus de 10 000 personnes grâce à 68 espaces de sécurité pour femmes et filles, deux abris d’urgence spécifiques et 11 points de prestation de services supplémentaires dans la bande de Gaza. Les services ont inclus des séances de groupe sur la santé mentale et le soutien psychosocial, la gestion de cas individuels de violence sexiste comprenant une aide financière en appui à la protection et la distribution de kits de dignité. Plusieurs cas ont été identifiés par le biais de lignes d’assistance téléphonique et de références provenant d’autres secteurs. Les partenaires ont signalé une augmentation des incidents de violence sexiste dans les sites de déplacement, dont une violence physique potentiellement mortelle. Les femmes et les filles restent très vulnérables en raison du stress économique, du déplacement et des mauvaises conditions de vie dans ces sites.

En ce qui concerne les besoins émergents, les partenaires ont signalé une forte demande de la part de femmes et de filles pour l’autonomisation économique et les activités de soutien psychosocial. Les défis permanents comprennent les restrictions de mouvement affectant les fournisseurs de services de première ligne et les personnes dans le besoin, ainsi que le coût élevé du matériel nécessaire pour faciliter les activités dans les espaces sûrs pour femmes et filles.

Entre le 14 et le 19 avril, les partenaires ont effectué 104 évaluations des risques d’explosifs en soutien à l’enlèvement des débris et d’autres activités des partenaires, ainsi que six missions d’équipe d’intervention d’urgence.

Les activités d’éducation sur les risques d’engins explosifs se sont poursuivies entre le 9 et le 16 avril, touchant près de 11 900 personnes dans les villes de Gaza, Deir al Balah et Khan Younis.

Entre le 14 et le 19 avril, la base de données de suivi des incidents a enregistré un accident impliquant des munitions explosives, entraînant la mort d’un Palestinien. Depuis le début de l’année, 21 accidents ont été enregistrés, faisant 36 Palestiniens blessés et quatre morts.

Entre le 14 et le 19 avril, les partenaires ont distribué 212 cartons de fournitures scolaires dans huit espaces d’apprentissage temporaires (Temporary Learning Spaces, TLS) – deux à Deir al Balah et six dans le nord de Gaza – au profit de 8 480 enfants. En outre, les partenaires éducatifs ont fourni des kits de développement de la petite enfance dans deux de ces espaces, à Deir al Balah, en soutien à 350 enfants d’âge préscolaire, tandis que 450 enfants ont reçu des kits récréatifs pour promouvoir des activités de jeu structurées.

Pour élargir l’accès à l’apprentissage, les partenaires ont installé 36 tentes haute performance sur six TLS – deux dans des zones accessibles de Rafah et quatre dans le sud de Khan Younis. Ces espaces d’apprentissage améliorés devraient augmenter la fréquentation d’élèves, car ils offrent une meilleure protection contre les intempéries, en particulier face à l’apparition de la chaleur estivale.

Malgré ces efforts, l’accès au matériel d’apprentissage reste sévèrement limité. Depuis le 11 avril, aucune fourniture d’éducation n’est entrée à Gaza. Combinées à des espaces d’apprentissage surpeuplés et à un temps d’enseignement limité, ces contraintes exacerbent la pauvreté de l’apprentissage, de nombreux enfants inscrits étant incapables d’acquérir des compétences fondamentales, y compris la lecture et la compréhension.

Les déficits de financement continuent de limiter l’extension des possibilités d’apprentissage, notamment l’apport d’encouragements et de rémunérations aux enseignants, qui sont essentiels à l’augmentation des services éducatifs.

L’accès à l’eau dans les TLS devient de plus en plus problématique. La capacité limitée de stockage de l’eau continue d’affecter négativement l’environnement d’apprentissage et les conditions générales dans ces espaces.

Pour plus d’informations, consulter la page en ligne du Groupe Éducation.

Le Groupe Télécommunications d’Urgence (Emergency Telecommunications Cluster, ETC), en partenariat avec le réseau d’ONG palestiniennes, a lancé le portail de connectivité du hub humanitaire, améliorant l’accès humanitaire à la connectivité Internet, en particulier dans le nord de Gaza. En outre, le Groupe a contribué à et coordonné le déploiement de Radio Insan (First Response Radio) sur plusieurs plates-formes de coordination.

Source : UJFP
https://ujfp.org/…

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