Par Ziad Medoukh
Selon un rapport du ministère palestinien de l’éducation de l’Autorité palestinienne de Ramallah, publié fin septembre 2026 sur le secteur éducatif dans la bande de Gaza, à l’occasion de la rentrée scolaire 2006/2007 commencée le 19 septembre, alors en Cisjordanie occupée et Jérusalem, l’année scolaire a été reprise le 5 septembre.
Dans ce rapport, le ministère a évoqué au début le retour le retour de 846.000 élèves dans les établissements scolaires en Cisjordanie et Jérusalem dans les écoles publiques, privées et celles de l’UNRWA, malgré toutes les difficultés, présence des soldats israéliens, attaques sanglantes des colons et check-points de l’armée.
Pour le secteur éducatif dans la bande de Gaza, qu’après une année scolaire perdue entre octobre 2023 et septembre 2024, à cause des bombardements intensifs, le déplacement forcé et l’insécurité, mais à partir de [du] mois d’octobre 2024, les cours ont repris dans des centres éducatifs visés et dans des tentes éducatives dans les camps des déplacés, même si seulement 72% des élèves qui ont bénéficié de cette scolarité dans des conditions très compliquées.

Le rapport a indiqué que 700 nouveaux points éducatifs, centres et tentes, et 25 nouvelles écoles ont accueilli les élèves pour la nouvelle rentrée 2026-2027, qui a connu le retour de 475639 élèves dans 17200 écoles, centres éducatifs et tentes éducatives partout dans la bande de Gaza
Le taux de scolarisation pour cette rentrée est de 86%, et cela est un signe positif en dépit de la destruction de plus de 325 écoles pendant cette agression horrible, sans oublier l’assassinat de 9300 élèves et 1500 enseignants.
Le rapport a montré l’importance de l’éducation pour les Palestiniens, c’est un enjeu, un signe d’espoir, et une forme de résistance par la non-violence. La priorité pour les Palestiniens de Gaza, même horrifiés, même effrayés, c’est l’éducation.
L’éducation est une priorité pour les familles, la société, les enseignants et la société.
En effet, les cours ont repris dans toutes les régions, soit dans des tentes, dans des centres éducatifs, dans quelques écoles privées, publiques ou de l’UNRWA, et à l’université. Cela montre l’importance de l’éducation devenue forme de résistance, de résilience pour la population palestinienne.

Il y a 3 types d’école : les tentes éducatives dans lesquelles sont donnés les cours, les centres éducatifs, mêmes visés, où beaucoup d’élèves sont inscrits, et enfin, il les écoles publiques dans lesquelles s’étaient tout d’abord réfugiées les personnes déplacées suite aux bombardements et qui ont été libérées pour permettre la reprise des cours. Ces écoles sont visées ou partiellement détruites mais heureusement, quelques classes sont encore utilisables. Elles sont soit publiques, soit gérées par l’UNRWA.
Les déplacés qui étaient installés dans des écoles publiques ou gérées par l’UNRWA qui n’avaient pas été complètement détruites par les bombardements. Mais aujourd’hui, pour permettre aux enfants et aux collégiens de retourner à l’école, les déplacés ont décidé de quitter ces bâtiments, – qui disposaient d’un certain confort, de fenêtres et de portes -, pour aller à nouveau vivre sous tentes dans des conditions très difficiles.
Les cours dans les tentes éducatives sont gratuits : celles-ci ont souvent été installées par des organisations internationales (par ex. l’UNICEF) ou offertes par des donateurs privés locaux ou internationaux.
En ce qui concerne les cours donnés dans les centres éducatifs, il est demandé une petite participation symbolique aux parents pour la location des locaux – souvent dans des immeubles partiellement détruits, et pour pouvoir payer les professeurs et le matériel scolaire.
Par contre, pour les écoles publiques gérées par le Ministère de l’éducation publique et celles de l’UNRWA organisées par le service de l’éducation de l’UNRWA, les cours sont gratuits.

Le rapport a salué le travail énorme du service de l’éducation de l’UNRWA, et malgré le manque de moyens, l’absence des financements par beaucoup de pays et les difficultés sur place, essaie d’aider les centres éducatifs et les tentes éducatives par du matériel éducatif, de la fourniture scolaire et des formations pour les enseignants afin de sauver ce secteur très important pour toute la population palestinienne.
On peut donc dire que malgré leurs préoccupations quotidiennes et les conditions inhumaines, malgré la fragilité du cessez-le-feu, et les conséquences sociales, économiques et psychologiques de l’agression terrible, l’éducation reste prioritaire pour les habitants de Gaza.
Envoyer les enfants à l’école et, pour les jeunes adultes, montre que les Palestiniens ont de l’espoir, qu’ils pensent à l’avenir et mettent tout en œuvre pour former une nouvelle génération basée sur la liberté d’expression, la démocratie, la justice et la paix.
Source : auteur
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