Par B’Tselem

La violence, les coups de poing, le refus des soins médicaux et la faim constituent une partie intégrante de la routine d’emprisonnement auxquels les Palestiniens sont confrontés dans le réseau de camps de tortures d’Israël. D’ici juillet 2026, 9 299 Palestiniens sont détenus dans ces installations.

Jibril a-Safadi, un résident de 45 ans de Khan Yunis, a été détenu dans l’installation Sde Teiman, la prison d’Ofer et la prison de Nafha, avant son libération le 13 octobre 2025. Il raconte une sévère souffrance d’abus et de tortures, dont les coups de poing brutaux et les chocs électriques. Dans sa déclaration, il décrit le refus de soins médicaux ou de médicaments contre la douleur, ce qui a conduit, à la fin, à une amputation inutile de sa jambe droite. Jibril décrit les menaces de violence sexuelle faites par un officier d’interrogation. De nombreux autres prisonniers ont témoigné d’avoir subi de vrais agressions sexuelles.

En raison des conditions inhumaines, au moins 90 Palestiniens sont morts dans les installations de torture israéliennes depuis octobre 2023. Les abus, la faim et les tortures ne sont pas des incidents isolés ; elles sont le résultat d’une politique systématique et institutionnalisée. Cette politique est menée avec le soutien total des systèmes politiques et juridiques israéliens. Le ministre de la Sécurité nationale a même déclaré publiquement les conditions dures dans lesquelles les prisonniers palestiniens sont maintenus.

Pour plus d’informations sur le sujet, consultez les rapports de B’Tselem, « Welcome to Hell » et « Living Hell ».
https://www.btselem.org/publications/202408_welcome_to_hell

Source : B’Tselem
https://www.facebook.com/btselem

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