Son Excellence Mr. Otto Vaillant Frías, Ambassadeur de Cuba en France : « Cuba et l’Algérie sont unies par une histoire commune de lutte pour l’indépendance, la dignité et la justice sociale »

Son Excellence Mr. Otto Vaillant Frías, Ambassadeur de Cuba en France D.R.

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

Mohsen Abdelmoumen : Pour la compréhension de nos lecteurs, pouvez-vous expliquer l’ampleur du blocus mis en place par les Etats-Unis à l’égard de Cuba et son impact sur l’État cubain et ses habitants ?

Le blocus économique, commercial et financier est l’élément central qui a défini la politique des États-Unis à l’égard de Cuba depuis plus de six décennies. Il constitue le système de sanctions unilatérales le plus long et le plus complet jamais appliqué contre un pays en temps de paix. Il ne s’agit pas seulement d’une restriction commerciale : c’est un dispositif juridique et financier qui touche pratiquement tous les secteurs de la vie nationale.

Cette politique unilatérale cause des dommages extrêmes en raison de l’enchaînement global de ses mesures, mais elle a en même temps pour objectif cruel et concret de priver le pays des ressources financières indispensables à l’acquisition de denrées alimentaires, de fournitures, d’équipements, de pièces détachées, de technologies, de logiciels, etc.

Sur le plan économique, le blocus empêche Cuba d’accéder librement aux marchés, aux technologies, aux crédits et aux financements internationaux. Les entreprises qui souhaitent commercer avec Cuba s’exposent à des sanctions, des amendes et des pressions extraterritoriales. Cela renchérit les importations, limite l’acquisition de biens essentiels et entrave le développement de secteurs stratégiques tels que l’énergie, la biotechnologie ou les transports.

Sur le plan financier, Cuba est pratiquement exclue du système bancaire international. Les institutions qui effectuent des opérations avec notre pays peuvent être sanctionnées, ce qui fait que de simples virements, le paiement de services ou l’achat de biens de première nécessité deviennent des démarches extrêmement complexes, voire parfois impossibles. Cet étouffement financier a un impact direct sur la capacité de l’État à se procurer des denrées alimentaires, des médicaments et des équipements médicaux.

Dans la vie quotidienne des Cubains, le blocus se traduit par des difficultés supplémentaires pour accéder aux produits de première nécessité, aux technologies médicales, aux pièces de rechange, aux carburants et aux matières premières. Bien que l’État cubain déploie d’énormes efforts pour garantir des services publics universels — tels que la santé et l’éducation —, les contraintes imposées par cette politique affectent inévitablement la disponibilité des ressources et ralentissent les projets de développement social.

Malgré cela, Cuba a fait preuve d’une capacité de résistance extraordinaire, en s’appuyant sur la solidarité internationale, sur la créativité de son peuple et sur la volonté de l’État, du gouvernement et des principaux dirigeants de la Révolution de protéger les droits fondamentaux de ses citoyens. Il est toutefois important de souligner qu’aucune nation ne devrait être contrainte de se développer sous le régime de mesures coercitives unilatérales le plus étendu, le plus complexe et le plus durable jamais imposé à un pays dans l’histoire.

La République socialiste de Cuba subit un embargo continu par les Etats-Unis depuis la fin des années 50. Au-delà de la rhétorique particulièrement agressive de Trump, quels sont les éléments de continuité et les éléments de rupture par rapport à ses prédécesseurs dans la politique de Trump à l’égard de votre pays ?

La politique de blocus imposée par le gouvernement étasunien à Cuba a été maintenue par les administrations successives, tant démocrates que républicaines, ce qui témoigne d’une nette continuité dans la stratégie étasunienne à l’égard de notre pays. Cependant, l’administration Trump a introduit des ruptures significatives qui ont renforcé ce blocus et annulé les progrès réalisés au cours du processus de rapprochement engagé sous la présidence de Barack Obama.

En ce qui concerne les éléments de continuité, la politique de sanctions et de pressions économiques est restée au cœur de la stratégie. Depuis les années 60, Washington a mis en place un ensemble de lois et de réglementations visant à limiter le développement économique de Cuba, à restreindre son accès aux marchés et à entraver ses relations financières internationales. Ce cadre juridique — qui comprend la loi Helms-Burton et d’autres réglementations extraterritoriales — est resté intact sous l’administration Trump, réaffirmant ainsi la volonté historique d’exercer une pression économique comme instrument politique.

Cependant, les éléments de rupture ont été profondes et délibérées. L’administration Trump a non seulement stoppé le processus de normalisation entamé en 2014, mais elle a également adopté plus de 240 mesures supplémentaires visant à durcir le blocus. Parmi celles-ci, on peut citer l’activation du titre III de la loi Helms-Burton, qui a permis d’intenter des poursuites judiciaires contre des entreprises étrangères opérant à Cuba ; l’inscription de notre pays sur la liste des États parrainant le terrorisme ; la limitation drastique des vols et des voyages en provenance des États-Unis ; la traque financière à l’encontre des banques et des entreprises qui entretenaient des liens légitimes avec Cuba ; et la réduction quasi totale des services consulaires, affectant directement les familles cubaines.

L’administration Trump a porté le blocus à des niveaux sans précédent en termes de portée et d’agressivité, même en pleine pandémie de COVID-19, alors que Cuba faisait face à des besoins urgents en consommables médicaux et en financement.

Au cours de son deuxième mandat, la politique à l’égard de Cuba a été fortement influencée par des secteurs extrémistes, qui ont joué un rôle central dans la conception et la promotion de mesures visant à asphyxier économiquement le pays.

L’une des mesures les plus sévères de cette nouvelle phase réside dans plusieurs actions récentes du gouvernement américain. Tout d’abord, le décret présidentiel annoncé le 29 janvier 2026 proclame une prétendue « urgence nationale », en vertu de laquelle Washington s’arroge le pouvoir d’imposer des droits de douane sur les importations en provenance des pays qui fournissent du pétrole à Cuba, une mesure ouvertement extraterritoriale et coercitive. À cela s’ajoute le décret présidentiel publié par la Maison Blanche le 1er mai 2026, qui renforce le blocus économique et vise à entraver encore davantage l’accès du pays aux carburants et aux ressources essentielles. Enfin, il convient de souligner l’accusation infamante portée par le ministère américain de la Justice, annoncée le 20 mai et relayée pendant des semaines, contre le général d’armée Raúl Castro Ruz, leader historique de la Révolution cubaine, une action dépourvue de tout fondement juridique qui vise à discréditer la direction du pays et à renforcer le discours hostile promu par des secteurs extrémistes aux États-Unis.

Cuba et son peuple héroïque représentent le refus de la doctrine Monroe colonialiste des États-Unis dans l’hémisphère occidental. D’où lui viennent cette force et cette immense dignité ?

La force et la dignité du peuple cubain puisent leur source dans une tradition de lutte pour la souveraineté qui remonte au XIXe siècle, lorsque nos mambises (ndlr : guérilleros cubains, soldats réguliers ou non, qui prirent part aux guerres d’indépendance cubaines du XIXe siècle) ont affronté le colonialisme espagnol et défendu le droit de Cuba à exister en tant que nation libre. Cette vocation indépendantiste a marqué chaque étape de notre histoire.

La Révolution menée par le commandant en chef Fidel Castro a consolidé cet esprit, en plaçant au cœur de la vie nationale l’idée que la pleine dignité de l’être humain n’est possible que dans un pays souverain, sans tutelle ni impositions extérieures. Depuis lors, Cuba a dû faire face à des pressions, des agressions et des campagnes de déstabilisation ; cependant, loin de briser la volonté du peuple cubain, ces politiques ont renforcé notre sentiment d’unité, de résistance et de créativité.

La force de Cuba naît également de son projet social. Malgré les contraintes matérielles imposées par le blocus, le pays a défendu l’accès universel à la santé, à l’éducation, à la culture et à la science en tant que piliers de la dignité humaine. Un autre élément fondamental est la conscience politique du peuple cubain. L’histoire a enseigné aux Cubains que l’indépendance n’est pas un fait accompli, mais une conquête qu’il faut défendre jour après jour. Cette conscience s’exprime à travers la participation populaire, la solidarité et la capacité à faire face aux adversités sans renoncer à ses principes.

La dignité de Cuba se nourrit également de la solidarité internationale. Notre pays a partagé ce qu’il possède, et non ce dont il a en trop : des médecins dans des régions reculées du monde, des programmes d’alphabétisation, ainsi qu’une coopération scientifique et humanitaire. Cette vocation solidaire est aussi une manière d’affirmer qu’un autre type de relations internationales est possible, fondé sur le respect mutuel et la coopération.

Cuba incarne le rejet de la doctrine Monroe, car nous avons choisi, à maintes reprises, la voie de la souveraineté, de la justice sociale et de la dignité. Cette force ne provient pas d’un geste isolé, mais d’une histoire collective qui a su résister, créer et aller de l’avant même dans les circonstances les plus défavorables.

Le gouvernement américain, fortement influencé par la frange anti-gouvernementale et affairiste de la diaspora cubaine, veut forcer la mise en place d’une thérapie de choc économique, similaire à celle subie par la Russie post-soviétique. Comment Cuba est-il en train de résister à cette pression délétère ?

De toute évidence, Washington tente délibérément de provoquer un effondrement économique afin d’imposer des changements politiques contraires à la volonté du peuple cubain. Face à cette pression, Cuba a mis en place des mécanismes de résistance qui s’appuient sur son histoire, son unité et sa capacité d’adaptation.

Tout d’abord, la résistance cubaine repose sur un sens profond de la souveraineté nationale. Depuis le XIXe siècle, Cuba défend son droit à décider de son propre destin face aux puissances étrangères. Cette tradition historique explique pourquoi le pays n’accepte ni les recettes imposées ni les modèles qui ne tiennent pas compte de sa réalité sociale. La souveraineté n’est pas un concept abstrait : c’est un principe qui guide les décisions de l’État et qui bénéficie d’un large soutien populaire.

Deuxièmement, Cuba a choisi de préserver son projet social, même dans un contexte d’étouffement économique. Malgré le blocus économique, commercial et financier, le pays maintient des services universels de santé et d’éducation, protège les populations les plus vulnérables et donne la priorité aux investissements dans la science et la biotechnologie. Ces piliers ont permis d’amortir les effets les plus durs de la crise et de préserver la cohésion interne.

Troisièmement, la diversification économique et les réformes entreprises ces dernières années ont joué un rôle essentiel. Cuba a élargi le rôle des acteurs économiques non étatiques, a encouragé les investissements étrangers dans des secteurs stratégiques, a renforcé la production agroalimentaire et a recherché de nouveaux partenariats commerciaux et financiers en dehors du cadre traditionnel. Ces transformations ne répondent pas à des pressions extérieures, mais à la nécessité de moderniser le modèle économique sans renoncer aux principes d’équité et de justice sociale.

La résistance cubaine s’explique également par la conscience politique de son peuple. Les Cubains comprennent que les difficultés actuelles sont le fruit d’une stratégie extérieure visant à affaiblir le pays. Cette prise de conscience engendre l’unité, la créativité et une volonté collective de surmonter les défis sans renoncer ni à la dignité ni à l’indépendance. Notre peuple résiste à cette pression car il possède une identité nationale forgée dans la lutte pour la souveraineté, un projet social qui donne la priorité à l’être humain et une capacité d’adaptation qui a fait ses preuves au fil des décennies. L’histoire démontre que les politiques d’étouffement n’ont pas réussi à briser le peuple cubain, et que la seule voie durable pour faire progresser les relations bilatérales est le respect mutuel et le dialogue.  

On a malheureusement assisté à la volte-face d’une partie des leaders bolivariens au Venezuela suite à l’enlèvement du Président Nicolas Maduro. A l’inverse, la stratégie du choc et de la décapitation n’a pas fonctionné en Iran. Selon vous, quelles premières leçons les États et les peuples peuvent-ils en tirer s’ils souhaitent rester libres et souverains ?

Lorsque l’on observe certains événements récents dans notre région et dans d’autres parties du monde, il apparaît clairement que l’on continue de recourir à des méthodes de pression et de déstabilisation que nous connaissons depuis des décennies. Il ne s’agit pas de phénomènes nouveaux : ils s’inscrivent dans une logique de pouvoir qui tente de tirer parti de n’importe quelle conjoncture pour imposer des agendas extérieurs. Face à ce type de dynamiques, les États et les peuples qui souhaitent préserver leur liberté et leur souveraineté doivent agir avec une clarté stratégique qui ne s’acquiert qu’à travers une compréhension approfondie de l’histoire et des enjeux.

L’expérience latino-américaine et mondiale montre que les projets hégémoniques ne renoncent pas à leurs méthodes, même s’ils changent de discours. C’est pourquoi la défense de la souveraineté exige de la lucidité : il faut savoir reconnaître quand une crise interne est instrumentalisée depuis l’extérieur, quand on tente de manipuler l’opinion publique internationale ou quand on cherche à créer les conditions justifiant des interventions politiques, économiques ou médiatiques. L’histoire nous enseigne que faire confiance à ceux qui ont promu des politiques de domination est une erreur qui se paie toujours cher.

De même, les tentatives visant à imposer des « solutions » venues de l’extérieur ignorent souvent la réalité des pays et cherchent, en fin de compte, à subordonner leurs décisions à des intérêts étrangers. La véritable liberté nationale s’exprime lorsqu’un peuple, fort de ses propres institutions et de son propre débat interne, est capable de résister aux pressions et de préserver son projet politique sans tutelle extérieure. Telle est l’essence même de l’autodétermination, un principe que Cuba défend sans relâche depuis plus de six décennies.

De plus, il faut garder à l’esprit que la stabilité politique ne dépend pas uniquement de la conjoncture, mais aussi de la solidité des institutions et de l’unité nationale. Là où il existe un État légitime, un peuple conscient et une mémoire historique vivante, les stratégies de déstabilisation se heurtent à des limites naturelles. La résistance n’est pas un acte spontané : elle est le fruit d’une culture politique qui considère l’indépendance, la dignité et la souveraineté comme des biens inaliénables.

Je pense qu’il y a un enseignement qui transcende tous les autres : la nécessité de conserver une conscience historique claire. Les peuples qui connaissent leur histoire, qui identifient les formes contemporaines du néocolonialisme et qui comprennent les mécanismes de pression extérieure sont moins vulnérables aux campagnes de manipulation ou aux promesses qui cachent des intérêts géopolitiques. La mémoire historique est une forme de défense.

L’Algérie et Cuba sont des pays frères et cette fraternité remonte à leurs premières années et à l’aide militaire formidable et désintéressée apportée par Cuba à l’Algérie en 1963 lors de la guerre contre le Maroc, poursuivie depuis par une coopération dans de nombreux domaines, notamment celui de la santé. Ne pensez-vous pas que cet esprit et cette fraternité révolutionnaires sont toujours d’actualité face au néo-colonialisme externe et à l’affaiblissement interne chez certains ?

Les relations entre Cuba et l’Algérie constituent l’un des chapitres les plus beaux et les plus cohérents de la solidarité internationale. Dès les premières années de l’indépendance algérienne, nos peuples se sont reconnus mutuellement dans leurs luttes, leurs aspirations et leur conception de la dignité nationale. L’aide militaire cubaine de 1963 a constitué un geste fondateur, mais ce qui est véritablement décisif, c’est que cette fraternité ne s’est pas cantonnée au passé : elle s’est transformée en une relation vivante, profonde et constante.

Un exemple éloquent de cette continuité est la coopération médicale cubaine, qui, depuis des décennies, accompagne le peuple algérien dans les zones reculées, dans les hôpitaux, dans le cadre de programmes de santé publique et dans la formation des professionnels. Cette présence ne répond ni à des intérêts économiques ni à des intérêts géopolitiques : elle est l’expression naturelle d’une amitié qui s’est construite sur des valeurs partagées et sur une vision commune du rôle que doivent jouer les peuples libres dans le monde. Pour Cuba, la médecine est également une forme de solidarité et de résistance face aux inégalités mondiales.

Cuba et l’Algérie sont toutes deux issues de processus révolutionnaires qui ont placé au cœur de leur action la dignité humaine, l’autodétermination et la justice sociale. Ces valeurs ne s’érodent pas avec le temps ; au contraire, elles se renforcent lorsque le contexte international devient plus incertain.

Cuba a démontré, depuis plus de six décennies, que sa politique étrangère est guidée par la solidarité et le respect mutuel. La coopération médicale avec l’Algérie — qui se poursuit encore aujourd’hui — illustre comment cette fraternité se traduit par des avantages concrets pour les peuples, au-delà des discours ou des gestes symboliques.

Dans un monde où resurgissent les pressions extérieures, les tentatives de déstabilisation et les dynamiques néocoloniales, l’unité entre les nations qui défendent leur indépendance est plus nécessaire que jamais. L’histoire récente montre que les peuples qui préservent leur cohésion interne, leur mémoire historique et la clarté de leurs principes sont ceux qui résistent le mieux aux pressions visant à les affaiblir.

Cuba et l’Algérie croient en un ordre international fondé sur l’égalité souveraine, la coopération et le respect du droit international. Cette vision est aujourd’hui plus nécessaire que jamais pour contrer les tendances qui visent à imposer des agendas extérieurs ou à affaiblir les États de l’intérieur.

En résumé, la fraternité entre Cuba et l’Algérie n’est pas un héritage figé dans le temps, mais une force vivante qui se renouvelle face aux défis contemporains. C’est la preuve que la solidarité entre les peuples libres reste un outil puissant pour défendre la souveraineté, la dignité et le droit de chaque nation à décider de son propre destin.

Pour terminer, avez-vous un message à délivrer au peuple algérien ?

Permettez-moi de conclure en adressant un message de profond respect et d’admiration au peuple algérien frère. Cuba et l’Algérie sont unies par une histoire commune de lutte pour l’indépendance, la dignité et la justice sociale. Cette fraternité, forgée dans les moments les plus difficiles, n’est pas le fruit du hasard : il s’agit d’une relation fondée sur des principes, sur une solidarité authentique et sur une vision commune du monde.

Je tiens avant tout à adresser au peuple algérien un message de gratitude. De la gratitude pour l’amitié constante, pour le soutien mutuel et pour la loyauté que nos deux pays ont su préserver depuis plus de six décennies. Dans un contexte international complexe, où resurgissent des pressions extérieures et des dynamiques néocolonialistes visant à affaiblir les États souverains, la cohérence et la fermeté du peuple algérien constituent un exemple pour notre région et pour le monde entier.

Je tiens également à adresser un message de confiance. Confiance dans la capacité du peuple algérien à continuer de défendre sa souveraineté, son unité et son projet national. L’Algérie a démontré, à maintes reprises, qu’elle est un pays qui ne se laisse pas intimider, qui sait puiser dans sa propre histoire la force d’aller de l’avant et qui reste inébranlablement attaché à la justice et à la dignité.

Enfin, je tiens à réaffirmer que Cuba sera toujours aux côtés de l’Algérie. Notre coopération — dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation des ressources humaines et dans tant d’autres domaines — n’est pas un simple geste diplomatique, mais l’expression naturelle d’une fraternité qui se renouvelle à chaque génération. Cuba et l’Algérie continueront à avancer ensemble, en défendant les principes du respect mutuel, de l’égalité souveraine et de la solidarité entre les peuples.

J’adresse mes salutations fraternelles au peuple algérien, convaincu que notre amitié restera un phare de dignité et de résistance dans un monde qui a plus que jamais besoin d’exemples de cohérence et d’humanité.

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

Source : Algérie Résistance
https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/…

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