La vie des docteurs Abou Safiya et Al-Hams est en danger : appels pressants à leur libération

Par le CPI

CPI

Les avertissements se multiplient face au danger sérieux qui menace la vie des médecins détenus dans les prisons de l’Occupation « nazie sioniste », Hossam Abou Safiya et Marwan Al-Hams, en raison de la torture quotidienne que leur infligent les geôliers de l’occupation.

Le président de la Commission des affaires des prisonniers et ex-prisonniers, Raed Abou Al-Homs, a déclaré dimanche que les autorités d’Occupation « nazie sioniste » poursuivent ce qu’il a qualifié de politique systématique visant à éliminer le Dr Hossam Abou Safiya, par la torture, les abus et son maintien dans des conditions de détention cruelles qui mettent sa vie en péril.

Abou Al-Homs a expliqué dans une déclaration à la presse qu’Abou Safiya est victime d’un « crime organisé », signalant des marques visibles de coups et de torture sur son visage et son corps, en plus d’une politique de famine systématique et d’une privation de soins médicaux et de médicaments, dans le cadre de ce qu’il a décrit comme un « crime médical et humanitaire », sans oublier son placement à l’isolement et la privation de ses droits les plus élémentaires.

Il a ajouté que son état de santé a connu une détérioration sévère : ses traits ont radicalement changé, il souffre d’un épuisement extrême, de difficultés à respirer et à parler, et reste la majeure partie du temps les mains et les pieds menottés.

Dans un communiqué adressé aux médias, Abou Al-Homs a souligné que la vie d’Abou Safiya se trouve désormais dans une zone de grand danger. Il a réclamé une action urgente pour le sauver, affirmant que la phase actuelle exige une responsabilité collective et une pression internationale sérieuse pour mettre fin aux exactions qu’il subit.

Il a également appelé l’association des Médecins pour les droits de l’homme, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que toutes les instances médicales internationales à lancer une campagne urgente afin de faire pression pour sa libération et d’empêcher la poursuite de ces violations à son encontre.

Il a rappelé qu’Abou Safiya a été arrêté alors qu’il accomplissait son travail médical et humanitaire à l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de la bande de Gaza, où il continuait à soigner les blessés et les malades, tandis que l’occupation a tenté de présenter son arrestation comme une « opération qualitative » à travers des récits qu’il considère comme fabriqués de toutes pièces.

Selon les données disponibles, Abou Safiya a été arrêté en décembre 2024 et reste détenu à l’isolement dans la prison de Nitzan à Ramla, au milieu d’une dégradation continue de son état de santé.

L’Observatoire Euro-Méditerranéen

De son côté, l’Observatoire Euro-Méditerranéen pour les droits de l’homme a demandé au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d’intensifier ses démarches urgentes auprès des autorités d’Occupation « fasciste sioniste » pour obtenir un accès immédiat aux deux médecins palestiniens Hossam Abou Safiya, directeur de l’hôpital Kamal Adwan au nord de la bande de Gaza, et Marwan Al-Hams, directeur des hôpitaux de campagne dans la bande de Gaza, et de leur rendre visite dans leurs lieux de détention. Cette demande intervient à la lumière d’informations fiables faisant état d’une grave détérioration de leur état de santé due à de violentes tortures, incluant des passages à tabac répétés et la privation de soins médicaux, faisant craindre qu’ils ne soient tués sous la torture dans les prisons et centres d’interrogatoire israéliens.

L’Observatoire Euro-Méditerranéen a souligné dans un communiqué de presse que la libération immédiate d’Abou Safiya et d’Al-Hams, en tant que médecins civils bénéficiant d’une protection spéciale en vertu du droit international humanitaire, constitue le premier devoir juridique auquel on ne saurait déroger. Permettre au CICR de leur rendre visite immédiatement ne remplace en aucun cas leur libération, mais représente le seuil minimal d’urgence pour éviter leur mort sous la torture. L’Observatoire a insisté sur le fait qu’Israël (entité occupante « nazie sioniste ») porte la responsabilité directe de leur sécurité, de leur vie et de leur sort, tandis que la communauté internationale a le devoir d’agir immédiatement et d’exercer une pression efficace pour garantir leur libération et leur protection.

Le Bureau d’information des prisonniers

Pour sa part, le Bureau d’information des prisonniers a mis en garde contre les tentatives croissantes de l’Occupation sioniste d’éliminer le médecin prisonnier Dr Hossam Abou Safiya, à la lumière des récentes données publiées par les institutions des prisonniers. Celles-ci confirment qu’il est soumis à des conditions de détention inhumaines comprenant de la torture systématique, de la famine, l’isolement et la privation de traitement, ce qui constitue une menace directe pour sa vie et reflète une escalade dangereuse dans les crimes commis contre les prisonniers palestiniens.

Le Bureau a affirmé que le maintien en détention du Dr Abou Safiya sans inculpation ni procès, sous couvert de la loi dite sur le « combattant illégal », constitue une violation flagrante du droit international. Cela révèle l’utilisation du système de détention comme un outil de vengeance contre le personnel médical qui a accompli sa mission humanitaire dans la bande de Gaza, dans le cadre d’une politique systématique ciblant les prisonniers physiquement et psychologiquement.

Les données des organisations de droits de l’homme indiquent la présence d’environ 9 400 prisonniers dans les prisons de l’ennemi occupant « fasciste sioniste », parmi lesquels des détenus classés par l’ennemi occupant comme « combattants illégaux », en plus de milliers de détenus administratifs et de personnes portées disparues en provenance de la bande de Gaza.

Source : CPI
https://french.palinfo.com/…

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