Rapport du CPI
Centre palestinien de l’information
Les récents développements au sein du système sécuritaire de l’occupation génocidaire soulèvent des questions fondamentales sur la nature des changements que connaît Tel-Aviv dans son approche de la technologie et de la cybersécurité.
Les mesures prises à l’encontre des officiers supérieurs, notamment l’interdiction d’utiliser des téléphones Android et le retrait des voitures chinoises du service, n’étaient pas de simples modifications administratives, mais semblaient plutôt constituer une annonce indirecte de l’ébranlement d’un système que l’occupation considérait comme l’un des piliers de sa supériorité stratégique.
Ces décisions ont ouvert la voie à un large débat sur l’évolution de la perception sioniste de la technologie, sur la manière dont elle est passée d’un outil de contrôle à une source de menace, et sur ce que cela révèle du niveau d’inquiétude au sein des services de sécurité.
Des mesures qui révèlent l’inquiétude

Le journaliste libanais Yahya Debouq a déclaré dans le journal Al-Akhbar que les dernières mesures prises par l’entité sioniste, notamment l’interdiction des téléphones Android et le retrait des voitures chinoises, constituent une reconnaissance claire de l’existence de failles sécuritaires qui menacent ce que l’occupation considère comme sa supériorité technologique absolue.
Il a souligné que ces décisions n’ont été prises qu’après qu’il soit devenu évident qu’après le 07 octobre tout a changé.
« Le « déluge d’Al-Aqsa » imposait de nouvelles équations dans le domaine technologique. »
La technologie… une arme à double tranchant
Dabouq a ajouté que les appareils intelligents, sur lesquels l’occupation s’est longtemps appuyé pour ses opérations de surveillance et ses interventions sur le terrain, ont perdu leur rôle unique et sont désormais vulnérables aux intrusions et aux abus, ce qui menace de révéler des emplacements, des estimations et des mouvements de haut niveau.
Il a expliqué que le passage aux appareils « iPhone » n’est pas un choix fondé sur une confiance absolue, mais plutôt une tentative de réduire les risques dans un environnement technologique complexe où les intérêts des États et des entreprises s’entrecroisent au niveau des puces et des logiciels.
Changement de doctrine en matière de sécurité

L’expert en sécurité et en affaires militaires Rami Abu Zbeida a souligné que le recours de l’occupant à des mesures de « sécurité préventive » similaires à celles adoptées par les États moins puissants reflète une préoccupation stratégique au sein de l’institution sécuritaire.
Dans un entretien avec le correspondant du Centre palestinien d’information, il explique que ce changement montre que la supériorité offensive seule ne suffit pas si elle n’est pas accompagnée d’un système de défense numérique rigoureux, et que l’occupation est désormais confrontée à des menaces imprévisibles et incontrôlables.
Fin de la supériorité technologique
Cette scène révèle le moment où l’entité sioniste a pris conscience que la technologie n’était plus un domaine à sens unique, mais un champ de confrontation mutuelle dans lequel les adversaires pouvaient exploiter les mêmes failles sur lesquelles Tel-Aviv avait bâti une partie de sa puissance.
Maintenant que les appareils modernes sont capables de détecter les mouvements, de suivre les déplacements et de déduire les intentions.
« l’entité génocidaire occupante n’est plus en mesure de relever ces défis par le simple discours de la supériorité technologique »
Des failles impossibles à dissimuler

Ali Ahmad, expert technique libanais spécialisé dans la cybersécurité et l’analyse des infrastructures numériques, a déclaré que les mesures prises par l’entité sioniste révèlent un problème plus profond dans la compréhension des risques techniques modernes, car l’infrastructure numérique repose sur des systèmes fermés et opaques, dont certains sont importés de pays ayant des intérêts complexes et entremêlés, ce qui rend le contrôle total de la sécurité presque impossible.
Il a ajouté dans une déclaration à notre correspondant que le passage à des systèmes moins exposés ne signifie pas la disparition du danger, car les menaces cybernétiques modernes sont liées au comportement des utilisateurs, à la chaîne d’approvisionnement mondiale et à l’infrastructure cloud par laquelle transitent les données.
Il a souligné que les mesures prises par l’entité sioniste reflètent un passage d’une confiance excessive à une tentative de limiter les risques.
l’entité génocidaire n’est plus l’acteur dominant dans le domaine cybernétique, mais une partie en concurrence avec des acteurs disposant de capacités équivalentes.
Source : CPI
https://french.palinfo.com/rapports/…
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