Par Résistance 71
“La destruction est création.” (Michel Bakounine)
“Il n’y a pas d’autre voie pour la société, oppression et opprimée ou bien homme libre, librement associé aux autres.” (Errico Malatesta)
“La puissance financière conspire.” (Abraham Lincoln)
Ce qui suit est le point de vue du Collectif Résistance 71 sur la situation (géo)politique mondiale et les inepties criminelles impérialistes en cours en Asie Occidentale. Nous pensons important de recadrer les choses dans leur contexte profond parce que rien ne se produit par hasard dans la gestion des “affaires humaines”.
Historiquement et objectivement parlant, toutes les guerres modernes depuis l’ère napoléonienne, sont des guerres de domination du monopole marchand, en d’autres termes des guerres de banquiers inversant et consolidant le pouvoir de la haute finance sur le politique toujours au détriment des peuples, vus comme un obstacle à la bonne marche oligarchique des choses.
Plus proche de nous, toutes les guerres générées par la “guerre contre le terrorisme” depuis le 11 septembre 2001 et les attentats faux-drapeau de New York, le furent au seul profit d’un contrôle monopoliste interne et externe à l’empire.
Sous couvert de cette invention impérialiste s’est aussi déroulé le projet délirant sioniste génocidaire du “Grand Israël”, toujours en cours aujourd’hui avec le génocide du peuple palestinien et la volonté d’annexion du Liban et de la Syrie.
Comme l’avait annoncé l’ex-général yankee en retraite, Wesley Clark, la manœuvre géopolitique consistait à faire tomber un à un les pays jugés hostiles à l’empire du moment : l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, la Libye, le Liban et la dernière pièce, maîtresse, du jeu de dominos : l’Iran. Mission presqu’accomplie à cet égard, sauf que l’Iran, héritière de la très ancienne civilisation perse, est non seulement plus coriace, mais aussi plus aguerrie et mieux préparée à une guerre défensive d’usure contre un empire, en déclin ou non.
Des décennies de sanctions et de tentatives d’isolement n’ont pas eu les effets escomptés et les deux guerres “chaudes” menées contre l’Iran par l’empire en juin 2025 (12 jours) et du 28 février au 7 avril 2026 (39 jours), se sont soldées par de retentissants échecs militaires et stratégiques de celui-ci.
Devant la résilience d’une nation unie face une crise existentielle paroxystique, il fallait trouver une solution, qui de fait était partie du plan initial : ramener l’Iran au sein d’une entité collective elle-même contrôlée par la haute finance internationale…

Explication :
Dès le départ, avant même de commencer, l’échec impérialiste était non seulement prévu, mais facilité. Trump est une marionnette à tous les étages, un piètre businessman, sauvé de la banqueroute à de multiples reprises par des “amis” richissimes. Il est tenu en laisse par ses frasques sexuelles passées à caractère pédophile au sein du réseau Epstein et tenu par sa dette “d’honneur” de renvoie d’ascenceur envers ses financiers de campagnes électorales, l’AIPAC et les oligarques juifs ultra-sionistes. “Donnie mains d’enfant”, devenu président des Etats-Unis, est la chienne d’une mafia dont il sert les intérêts depuis des lustres, avant même d’entrer en “politique”.
Ceci est important à comprendre car cela explique pourquoi il était l’homme fabriqué et mis en place pour le dessein dont il est le pion. Il est le candidat parfait pour cette manœuvre. Quelle est-elle ?
Maintenir l’empire sur sa trajectoire de pseudo-conquête et de contrôle, sachant que cet empire est au bout de son rouleau et opérer une “passation de pouvoir” vers la nouvelle entité de gouvernance. Depuis quelques décennies, la haute finance transnationale se focalise sur une union financière du haut de la pyramide entre la maison mère de la City de Londres (Rothschild) et la sphère de la haute finance chinoise, la succursale de Wall Street participant bien entendu, au processus de consolidation de cette coalition financière.
L’empire a presque fini la tache qui lui incombait, il lui faut maintenant, dans sa chute, participer à la création de son successeur. De quelle manière ?
Nous avons vu que Trump est une marionnette, un homme de paille, qui n’a absolument aucune possibilité de choix, ni aucune marge de manœuvre. Il est voué à ses maîtres à qui il a vendu son âme il y a bien longtemps déjà, avant même de débuter sa carrière politique. Dès son second mandat, il s’est entouré d’incompétents et d’abrutis inféodés au système colonial sioniste, la fine équipe des Hegseth (ministre de la guerre perpétuelle, transfuge de Fox News, c’est tout dire le niveau ), Marco Rubio, fils d’immigrant cubain anti-castriste/communiste viscéral et hystérique et les deux gugusses agents immobiliers devenus sous Trump “négociateurs de la paix du monde”, Jared Kushner (beau-fils de Donnie) et son acolyte Steve Witcoff, les Laurel et Hardy de l’immobilier véreux yankee, mais en bien moins drôle et en beaucoup plus belliqueux et fourbes. Tous ceux de l’entourage politique de Trump qui avaient encore quelque velléité de réfléchir ont été sortis du jeu : Joe Kent, Tulsi Gabbard, et au congrès Marjorie Taylor Green. Là dessus vient s’exercer le numéro d’hypnotisme du véritable patron actuel de la Maison Blanche, le criminel de guerre horripilant Bibi Netanyahou et ainsi l’affaire se boucle sans coup férir.
L’Iran, depuis un quart de siècle, se prépare à cette guerre contre le “Grand Satan” yankee et son valet sioniste. Depuis plus de deux décennies, les Iraniens enterrent leur force militaire dans des réseaux de galeries et de villes souterraines intouchables par les plus grosses bombes de l’empire. Un quart de siècle qu’ils mettent en place une stratégie de défense à géométrie variable et totalement adaptée à leur environnement et conditions de vie de pays assiégé. Vingt-cinq ans qu’ils se préparent à finalement en découdre avec leurs oppresseurs anglo-américano-sionistes. Un quart de siècle qu’ils entendent, à l’instar des fonctionnaires ronds-de-cuir inutiles de l’ONU,, le dégénéré sioniste nazillon Netanyahou, leur dire qu’ils sont “à quelques semaines de construire la Bombe…”. Quiconque analyse la situation avec un minimum de connaissance militaro-stratégique sait que l’empire ne peut pas gagner une guerre cinétique contre l’Iran, que ce dernier domino est impossible à faire tomber par la force, qu’une confrontation frontale, un clash direct ne peut mener qu’à un échec déjà entériné et un chaos persistant. Bien des experts ont parlé et écrit à ce sujet hier et aujourd’hui.
Mais cela devait être fait pour enclencher la phase suivante : la chute de l’empire emmenée par le clown Trump et l’inféodation de l’Iran, qui ne peut être tolérée indépendante, dans une nouvelle alliance de contrôle de la région et de ses ressources, sous couvert de la branche chinoise de la haute finance transnationale. En effet, l’Iran a toujours historiquement été une grande alliée de la Chine, ce durant toute l’époque de la “Route de la soie”, qui traversait l’Iran. Des temples bouddhistes chinois demeurent dans les montagnes iraniennes, le long de l’ancienne “route” du commerce entre l’Extrême-Orient et l’Europe, qui fit de l’Asie Centrale et occidentale, une plateforme commerciale des plus importantes.
Aujourd’hui, les “nouvelles routes de la soie” sont en marche, les connexions entre la Chine, le Pakistan, l’Inde, l’Iran. Les ports pakistanais et iraniens sur la Mer d’Arabie sont en plein développement, des voies de chemin de fer partant de Chine et ralliant le Pakistan, l’Inde et l’Iran, puis potentiellement l’Europe via le conglomérat des “—Stans” d’Asie Centrale, sont déjà bien actives, le commerce terrestre transfrontalier de cette région est un énorme marché, que la haute finance transnationale dont le GQG est à la City de Londres et à la BRI de Bâle, en partenariat de longue date avec la haute finance chinoise, contrôle directement ou indirectement.
Ainsi l’Iran doit être “récupérée” car partie importante de ce réseau en plein développement. Elle ne peut pas être laissée à faire et dicter ce qu’elle veut. Le seul moyen de mettre l’Iran dans ce nouveau giron, précurseur du nouvel empire de remplacement, est de le faire par la bande : déclencher une guerre que l’Iran ne peut pas perdre contre un empire en déclin et qui a deux buts : effondrer plus avant l’empire américano-sioniste qui a fait son temps et est devenu inutile, le faire rentrer dans le rang et par la même occasion, introduire l’Iran dans un nouveau “concert de nations” aidant à rétablir la paix, l’assujettissant au sein d’un nouveau réseau d’investissements transnationaux, profitant à la même oligarchie, simplement aujourd’hui élargie.
On a vu que le sultanat d’Oman avait été le premier entremetteur entre l’empire et l’Iran pour finalement “laisser la place” au Pakistan, qui en l’état actuel des choses, est un proxy de la Chine. Un Pakistan, qui avant même la guerre, avait signé un “accord de coopération militaire” avec l’Arabie Saoudite. La guerre survenant, le Pakistan devient soudainement le “médiateur incontournable” entre l’empire et l’Iran, un médiateur piloté par la Chine et les intérêts financier de la “nouvelle route de la soie”, qui sont rappelons-le transnationaux.

Ainsi donc que peut-on voir se dessiner à l’horizon ?
Sur le terrain, un empire anglo-américano-sioniste en recul et une mise en place de substituts régionaux de coopération. Une alliance militaire créant un réseau Chine-Pakistan-Iran-Russie, et les ex-alliés des sionistes des pays du Golfe, qui redessine la géopolitique mondiale dans une ère post-impérialiste américano-sioniste d’apparence, mais qui de fait est une alliance au plus haut niveau de la haute finance transnationale liant la City de Londres (Rothschild and Co…) et les réseaux banquiers de la “nouvelle route de la soie” dont les membres sont chinois, russes, pakistanais, indiens et dès lors iraniens. L’Iran s’intègre dans un système de financement et de commerce, qui à terme lui retirera sa souveraineté. L’Iran rentre dans le concert international, la révolution islamique est montrée comme grand vainqueur et les marchands de tapis d’Ispahan finissent par avoir ce qu’ils voulaient sans avoir à lutter contre le régime religieux : du business international et du fric à engranger. L’Iran et le Golfe Persique passent de la poigne incongrue américano-sioniste au gant de velours sino-russe apprécié pour son changement, mais néanmoins aussi impérialiste, tout n’étant qu’une question de degré parce qu’à terme, rien du système de domination marchand n’a été remis en cause, bien au contraire…
Ceci implique la chute de l’empire anglo-américano-sioniste, qui a fait son temps et bien servi ses maîtres banquiers, qui eux, ont opéré le glissement d’un empire à un autre de la manière la plus tranquille qui soit. Tout pourra continuer, cette fois-ci à la sauce dictatoriale chinoise, son modèle de contrôle et de surveillance des populations pouvant s’étendre au monde sous contrôle de la même oligarchie financière, populations qui y verront un moindre mal ayant évité la guerre mondiale thermonucléaire que tout le monde nous promet à plus ou moins court terme.
Certains demanderont “Que devient Israël dans tout ça ?”
Il disparaîtra ou rentrera totalement dans le rang sans soutien impérialiste. Une chose à bien comprendre : depuis la lettre de Balfour à Rothschild en 1917, ce sont les Rothschild qui ont créé et maintenu “Israël”, l’entité sioniste, à flot et en place. Les Rothschild ont créée “Israël” parce que cela servait leurs intérêts du moment. Cet état de fait est révolu et les Rothschild n’ont pas d’allégeance, que des intérêts. Ils largueront en rase campagne ce qu’ils ont créé et maintenu à flot sans y réfléchir à deux fois. La “Banque Rothschild” aujourd’hui, c’est essentiellement Vanguard et BlackRock, cette dernière étant une succursale de la première. BlackRock a cessé ses investissements en Chine pour y laisser la place à Vanguard. La City de Londres, le kilomètre carré et demi le plus riche de la planète et son GQG des Banques Centrales qu’est la Banque des Règlements Internationaux (BRI) de Bâle, Vanguard et les grosses banques d’investissements euro-américaines, travaillent la main dans la main au sommet de la pyramide banquière avec la haute finance chinoise, avec la Banque Asiatique d’Infrastructures et d’Investissent (BAII) finançant les “nouvelles routes de la soie” et autres entités financières de la région.
On veut nous faire croire à nous, les péons ignorants et manipulables à souhait, que la guerre est imminente entre l’empire et la Russie ou la Chine, mais tout ça n’est que poudre aux yeux. Diversion totale, la réalité des choses est que la fusion de la haute finance eurocentrique, pilotée depuis l’ère napoléonienne mentionnée au début de cette réflexion, par la famille Rothschild et la haute finance asiatique est un fait déjà accompli et le nouvel empire, le nouveau monstre sera bientôt prêt à sortir de sa chrysalide. Ceci ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de guerre, mais une guerre mondiale peut être évitée par la nouvelle mise en place de l’alliance asiatique, ce qui sera “vendu” en occident sous le label du “moindre mal”, comme d’habitude.

Rien n’est inéluctable sauf la mort, ainsi il suffit de dire NON ! Ensemble ! Et tout s’arrête.
Il n’y a pas et ne saurait y avoir de solution au sein du système, il faut en sortir, par la base, détruire pour créer le nouveau monde, la société des sociétés de demain, hors rapport marchand, hors état, hors salariat et hors argent. Seuls les peuples ont la clef politique du futur, et en aucun cas la clique d’oligarques criminels eugénistes et génocidaires en charge de la puissance financière transnationale ! Si nous les laissons faire, c’en sera fini de l’humanité.
Qu’on se le dise !
Source: Resistance71
https://resistance71.wordpress.com/…
(Envoyé par A. Djerrad)
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