Communiqué de l’AFPS

La population de Gaza se bat pour survivre face aux violations quotidiennes du cessez-le-feu par Israël, et face au blocus qui continue.

En Cisjordanie occupée, un nettoyage ethnique est en cours : vol de terres, attaques de l’armée israélienne, terreur des colons, déplacements forcés, démolitions de maisons, asphyxie de l’économie et de la vie quotidienne…

Et de manière moins visible la politique israélienne d’arrestations massives, d’emprisonnement de la population palestinienne, hommes, femmes et enfants, s’intensifie.

Depuis le 7 octobre 2023, le nombre d’arrestations (22 000 dont plus de 1 700 mineurs et 650 femmes) et le nombre d’ordres de détention administrative ont augmenté de façon exponentielle. Plusieurs centaines de prisonnier·es de Gaza ont disparu.

Les arrestations violentes et massives, les conditions de détention pires que jamais, la torture généralisée, les violences sexuelles, dont des viols, sont autant d’outils de répression, de harcèlement, de maintien dans l’insécurité permanente au service de la déshumanisation des Palestinien·nes.

Les prisons israéliennes sont devenues des centres de torture pour les Palestiniens et Palestiniennes.

Début avril, plus de 9 600 prisonnier·es politiques sont détenu·es dans les prisons israéliennes dont 350 enfants, 84 femmes, 41 journalistes. Plus de la moitié sont emprisonné·es sans connaître les motifs de leur détention et pour une durée indéterminée.

Les conditions d’arrestation et de détention sont telles que depuis le 7 octobre 2023, 89 prisonniers sont morts en prison (326 depuis 1967).

Le système carcéral – réservé aux Palestinien·nes et contraire au droit international – est un instrument institutionnel du régime d’apartheid israélien au service du génocide en cours et du nettoyage ethnique : il inflige de graves préjudices physiques et psychologiques aux Palestiniens en tant que peuple.

Plusieurs rapports documentent et dénoncent le système carcéral :

L’État d’Israël légifère pour « légitimer » sa politique d’arrestation et d’emprisonnement. La loi qui vient d’être votée par la Knesset infligeant la peine de mort par pendaison aux seul·es Palestinien·nes est elle aussi contraire au droit international. Elle constitue un acte inhumain de plus caractérisant le régime d’apartheid israélien. Elle vise tous les Palestinien·nes, qu’ils ou elles vivent en Israël dans les tribunaux civils israéliens ou en Cisjordanie et à Gaza dans les tribunaux militaires.

Ces conditions d’arrestation, d’interrogatoire et de détention ainsi que les punitions collectives violent le droit international humanitaire (droit de la guerre), y compris des Conventions signées par l’État israélien.

Malgré cette répression, le peuple palestinien reste debout, dénonce les violations qu’il subit : il résiste et nous restons à ses côtés.

En ce 17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens, l’AFPS dénonce la violation permanente et institutionnalisée du droit international par l’État d’Israël et apporte tout son soutien à la lutte du peuple palestinien pour le respect de ses droits.

Nous exigeons la libération de tou·tes les prisonnier·es politiques palestinien·nes.

Nous exigeons l’annulation de la loi d’apartheid sur la peine de mort infligée aux seuls Palestiniens ainsi que la fin immédiate de la torture, des traitements dégradants et déshumanisants.

Comment les États, dont la France, peuvent-ils continuer à se rendre complice de tels crimes ? Ils doivent prendre des mesures immédiates pour imposer à Israël le respect du droit international au lieu de lui assurer une impunité totale face à ses crimes de guerres, crimes contre l’humanité et crime de génocide. Les condamnations verbales sont sans effet, il faut des sanctions.

Le Bureau National de l’AFPS,
le 17 avril 2026

Photo : Les forces d’occupation israéliennes continuent de maltraiter les prisonniers palestiniens © Eye on Palestine

Source : AFPS
https://www.france-palestine.org/…

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