Rapport du CPI

Centre palestinien de l’information

Dans une décision aux dimensions juridiques et politiques sans précédent, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a inclus l’armée et les services de sécurité sionistes sur la liste des parties accusées de commettre des violences sexuelles systématiques liées aux conflits armés, une évolution qui reflète un changement remarquable dans l’approche des institutions de l’ONU concernant les violations commises contre les Palestiniens depuis le début de l’agression à Gaza.

Cette inclusion revêt une importance qui dépasse la dimension juridique, car elle place pour la première fois l’entité sioniste dans la position d’accusation officielle aux côtés des parties accusées de graves violations dans les conflits internationaux, dans un climat de critiques internationales croissantes concernant la conduite des forces d’occupation dans les prisons et les centres de détention et dans les territoires palestiniens occupés.

Inclusion sans précédent à l’ONU

Dans son rapport annuel 2025 sur les violences sexuelles dans les zones de conflit, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a inclus les forces de sécurité sionistes dans une liste de parties faisant l’objet d’informations crédibles concernant leur implication présumée dans des schémas de viols et d’autres formes de violences sexuelles liées aux conflits armés.

Cette information figurait dans le rapport annuel, qui a fuité dans les médias sionistes et a été publié vendredi, au lendemain de l’annonce par l’ambassadeur de l’entité génocidaire auprès des Nations Unies, de l’inscription de l’entité sur la « liste noire » de l’ONU, une mesure qu’il a qualifiée de « décision politique déconnectée des faits et de la réalité ».

Le rapport couvre la période de janvier à décembre 2025 et comprend un chapitre intitulé « Isr@el et l’État de Palestine », qui aborde les allégations concernant les prisonniers sionistes libérés de Gaza, ainsi que les cas documentés par les Nations Unies concernant les violences sexuelles commises contre des Palestiniens de la bande de Gaza et de Cisjordanie pendant leur détention par l’occupation.

31 cas documentés

Le rapport indique que les violences sexuelles à l’encontre des Palestiniens détenus au sein de l’entité et dans les territoires palestiniens occupés se sont poursuivies en 2025, précisant que les cas vérifiés par les Nations Unies doivent être considérés comme des indicateurs d’une tendance qui s’étend sur de longues périodes, et non comme une liste exhaustive, étant donné le refus persistant du gouvernement occupant d’autoriser l’accès aux lieux de détention et à la bande de Gaza.

Le rapport notait que le signalement de ces violations continuait de se heurter à des difficultés, notamment des menaces directes attribuées aux services de sécurité des autorités d’occupation, visant à contraindre les détenus à ne pas signaler les violations dont ils étaient victimes.

Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, en vertu de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, les autorités occupantes ont libéré 1 968 Palestiniens qu’elles détenaient, tandis que plus de 9 000 Palestiniens restent dans des prisons et des centres de détention, dont plus de 4 000 sans inculpation ni procès ou en détention administrative.

Les Nations Unies ont vérifié des cas de violences sexuelles liées au conflit, y compris des actes de torture, touchant 14 hommes, 7 femmes, 9 garçons et 1 fille originaires de la bande de Gaza et de Cisjordanie. Treize de ces cas se sont produits en 2025, tandis que les 18 autres ont eu lieu en 2023 et 2024.

Les violations documentées dans le rapport incluent le viol, y compris avec utilisation d’instruments, le viol collectif, la tentative de viol, les violences physiques dirigées contre les parties génitales, les tirs délibérés sur celles-ci, les attouchements non désirés, les fouilles à nu et les fouilles des cavités corporelles sans justification de sécurité apparente, le déshabillage forcé et les menaces de viol.

Armée et prisons suspectées

Le rapport a tenu pour responsables de ces violations des membres de l’armée et des services de sécurité sionistes, notamment l’armée d’occupation, l’administration pénitentiaire sioniste, y compris l’unité spéciale « Keter », et l’unité antiterroriste de la police sionste « Yamam ».

Selon le rapport, ces violations ont eu lieu principalement lors de détentions et d’interrogatoires, et dans plusieurs lieux, notamment le camp de « Sde Teiman », le centre de détention d’« Etzion », le camp de « Majnouna », une base militaire non précisée, ainsi que dans des installations appartenant au Service pénitentiaire sioniste, notamment les prisons de « Megiddo », « Ofer », « Ramla », « HaSharon », « Shatta », « Nafha » et « Damon », ainsi que le poste de police de « Gush Etzion ».

Le rapport documente également les violations survenues aux points de contrôle et lors d’opérations militaires dans les territoires palestiniens occupés, notant que des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme figuraient parmi les victimes.

Il a ajouté que la plupart des cas impliquaient plusieurs formes de violence sexuelle simultanément, et que certaines agressions avaient été filmées ou documentées sur vidéo, notamment un cas de viol.

Le rapport indique que les violences sexuelles à l’encontre des prisonnières palestiniennes comprenaient principalement des menaces de viol, des actes de nudité forcée, des attouchements non désirés et des fouilles humiliantes, tandis que les hommes et les garçons étaient victimes de viol, de tentatives de viol et de violences dirigées contre les parties génitales, ce qui a causé à certains d’entre eux des blessures graves qui ont persisté pendant des jours ou des semaines sans qu’ils reçoivent de soins médicaux.

Impunité systématique

Le rapport note que la Commission d’enquête internationale indépendante sur les territoires palestiniens occupés, ainsi que d’autres organes de l’ONU, ont documenté à plusieurs reprises ce qu’il décrit comme un « manque systématique de responsabilité » pour les violations commises contre les Palestiniens, ce qui renforce un climat d’impunité.

Le rapport traitait du cas de cinq soldats de réserve de l’unité 100 de l’armée d’occupation, contre lesquels un acte d’accusation a été déposé en février 2025 pour agression physique grave dans le camp « Sde Teiman », avant que les charges ne soient abandonnées en mars 2026 malgré l’existence d’enregistrements, de rapports médicaux et de preuves documentées.

Le rapport note que l’entité génocidaire n’a pas fourni d’informations prouvant sa conformité aux mesures requises par la résolution 2467 du Conseil de sécurité et n’a pas encore autorisé les organes compétents de l’ONU à accéder aux centres de détention à des fins de surveillance et d’enquête.

En revanche, Guterres a appelé le gouvernement sioniste à mettre immédiatement fin à tous les actes de violence sexuelle, à permettre aux organes de l’ONU d’accéder sans entrave aux lieux pour enquêter sur les violations, à garantir que les prisonniers palestiniens soient traités avec dignité et à tenir pour responsables les auteurs de ces violations.

Bien qu’il a été confirmé que les prétendues exactions sexuels du Hamas, n’étaient que de la pure propagande sioniste, Guterres a également réclamé que les auteurs de crimes de violence sexuelle commis pendant et après les attaques du 7 octobre rendent des comptes, exigeant que le Hamas prenne des mesures pour remédier à ces violations.

Le rapport a provoqué de vives réactions au sein de l’entité, l’ambassadeur sioniste auprès des Nations Unies a dénoncé la décision d’inscription sur la liste et la qualifiant de « décision politique déconnectée des faits », tandis que le ministère sionistes des Affaires étrangères a décrit le rapport comme « une tentative de créer une fausse équivalence entre l’entité et le Hamas ».

Le ministère sioniste des Affaires étrangères a également annoncé ce qu’il a décrit comme une « rupture des relations » avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, tandis que le ministre de la Sécurité nationale, le criminel Ben-Gvir, a attaqué le rapport, affirmant que l’ONU avait « perdu tout sens moral », selon ses propres termes.

Source : CPI
https://french.palinfo.com/rapports/…

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