Par Karine Bechet-Golovko

Les dirigeants français et britannique insistant sur la montée en puissance du conflit vers une confrontation directe des pays de l’OTAN contre la Russie, le Président Poutine a rappelé où cela pouvait conduire : à un conflit nucléaire. S’il y a un moyen d’arrêter la folie de ces marionnettes atlantistes européennes, c’est le moment !

Ces derniers jours, Macron de Cameron font monter la pression. 

Le ministre britannique des Affaires étrangères déclarait, que l’Ukraine avait le droit d’utiliser dans les profondeurs du territoire russe les armes fournies. Cette déclaration est un virage radical dans le discours politico-médiatique occidental, qui jusque-là ne concevait la légitimité de l’Ukraine à tirer sur le territoire russe, avant 2014. Ce changement est très significatif, également sur le plan politique : l’Occident commence à comprendre que tout ce territoire est russe, qu’il n’y a aucune différence entre la Crimée, la république de Lougansk ou la région de Briansk. Ce sont des terres russes et des Russes, qui y habitent. De facto l’Occident vient de reconnaître l’intégration des nouveaux territoires en Russie.

De son côté, Macron insiste sur l’envoi de troupes régulières de pays de l’OTAN sur le front ukrainien. Ainsi, déclarait-il au journal britannique The Economist :

«Si les Russes devaient aller percer les lignes de front, s’il y avait une demande ukrainienne – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui – on devrait légitimement se poser la question»

Dans la foulée, le député Goncharenko déclare aux médias français que si l’Ukraine n’arrive pas seule à s’en sortir sur le front, elle demandera de l’aide aux pays européens. Donc, finalement, l’envoi de troupes régulières de pays de l’OTAN n’est plus si hypothétique que cela. Car pour résumer la situation : la Russie avance, l’armée ukrainienne est décimée et même le NYT le reconnaît : le nombre de cadavres est tel, que les services n’arrivent plus à suivre, notamment pour leur identification.

Les pays de l’OTAN, qui s’engagent dans cette voie, dont la France, peuvent le formuler comme ils le veulent : ils entrent en guerre contre la Russie et deviennent des cibles militaires légitimes pour elle.

Pour faire passer le message, Vladimir Poutine vient d’ordonner la conduite d’exercices nucléaires et le communiqué de préciser :

Afin d’accroître la préparation des forces nucléaires non stratégiques à mener des missions de combat, l’état-major général a commencé les préparatifs pour organiser des exercices avec les formations de missiles de la Région militaire Sud (…) en réponse aux déclarations provocatrices et aux menaces de certains responsables occidentaux contre la Russie. (…) Le but de l’exercice est de maintenir l’état de préparation du personnel et de l’équipement des unités pour l’utilisation au combat d’armes nucléaires non stratégiques afin de répondre et d’assurer l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’État.

La menace nucléaire est toujours présente, c’est même elle qui devait calmer les poussées hormonales de certains dirigeants en mal de conquête mondiale. Nous y sommes arrivés avec la radicalisation de la globalisation qui, pour survivre, doit faire la guerre à tous ceux qui ne se soumettent pas. Pour autant, il serait dangereux de négliger la capacité de destruction des guerres conventionnelles de haute intensité. Les guerres mondiales ont détruit nos peuples et nos villes d’Europe, sans que l’arme nucléaire n’y ait été utlisée par les Etats-Unis, comme au Japon. La préparation d’un tel conflit par les dirigeants globalistes met chacun en danger. Ce danger est concevable, lorsqu’il s’agit de défendre sa terre et sa Patrien mais nous en sommes loin … 

Mourir pour la grandeur et la puissance de l’ordre global est certainement la seule gloire, qui soit acceptable aujourd’hui, mais avons-nous réellement besoin de ce monde-là ? 

Par Karine Bechet-Golovko

Source : Russie politics
https://russiepolitics.com/…

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