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Par Sputnik

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Pour éviter la disparition de la planète suite au réchauffement climatique, les pays pollueurs doivent aider financièrement les États faisant face à une écrasante pauvreté pour qu’ils réussissent à mettre en place une politique environnementale, soutient le Président sénégalais.

Pour cette 27e édition de la Conférence des parties (COP), la question du mécanisme des pertes et des dommages sera à l’ordre du jour. Il s’agit de l’aide financière des pays riches et pollueurs à l’endroit des pays en développement qui sont peu responsables du réchauffement climatique.

Où en est-il? D’après le dirigeant sénégalais et président de l’Union africaine Macky Sall, alors qu’en « 2020, la communauté s’était engagée à mettre 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 », même la première tranche n’a pas été payée.

« Le moment est venu de mettre sur la table la responsabilité de chacun et qu’elle en ait une conscience collective mondiale. Soit, nous sauvons la planète, soit elle disparaît avec nous », a-t-il jugé auprès de Francetvinfo.

« Nous ne demandons pas l’aumône »

Tout en réclamant « une prise de conscience collective » et « une solidarité internationale » sur la voie climatique, Macky Sall estime que ces questions doivent être débattues « non seulement au niveau des États, mais également au niveau des entreprises qui sont principalement les plus grands pollueurs ».

Pointant un lien direct entre la pauvreté et la migration qui est un phénomène naturel, M.Sall juge que « si vous n’avez que des îlots de prospérité dans le monde […] rien ne pourra arrêter la volonté de migration ».

« Nous ne demandons pas l’aumône, nous pensons que c’est une responsabilité partagée. Les pays […] responsables de ce réchauffement doivent […] apporter leur contribution pour que toute la planète ne suive pas le même chemin », a-t-il ajouté.

Et de rappeler: « Nous avons plus de 600 millions d’Africains qui n’ont pas encore accès à l’électricité. Allez dire à ces populations: ‘attendez que la transition énergétique soit faite’. »

« Diktat » des pays développés

La veille de la COP27 à Charm el-Cheikh, le négociateur de la République démocratique du Congo Tosi Mpanu Mpanu sur les questions climatiques a également évoqué ce sujet sur les ondes de Jeune Afrique-RFI.

Dénonçant le « dirigisme » des États les plus développés face aux pays africains quant au dossier du réchauffement de la Terre, il a estimé qu’il était impossible de privilégier l’action climatique alors que « la pauvreté tue nos populations ».

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