Par Kader Tahri

L’Algérie d’aujourd’hui n’a effectivement plus rien à voir avec l’Algérie qu’on a connu nos pères et nos mères, tous les piliers de la nation sont en déclin de façon permanente délinquance, insécurité, harga de masse hors de contrôle, niveaux scolaires dans la plus grande débâcle, santé qui part à vau l’eau, justice politisée qui aide la délinquance, déficits d’incivilité, de moralité, l’éducation du respect des valeurs de l’ordre par les parents de cette jeune population abruti de réseaux sociaux est absente, dont acte !

La peur a changé de camp d’où la possible celui selon lequel nous vivrions dans une société ultralibérale, dominée par la loi de la jungle et la dictature du profit, suffit à montrer comment cette prétendue société ultralibérale, tant redoutée et flétrie par l’indifférence radicale semble prendre de l’ampleur.

En effet l’exode des intellectuels, des docteurs, ingénieurs et autres entrepreneurs, se poursuit et on place des délinquants, des gens qui placent leur profit au-dessus de la république, qui refusent les Lois de  la république, qui combattent le peuple une fois en place, et la hiérarchie et les politiques laissent faire. C’est bien du sabotage général du pays et à grande échelle.

Je pense que le libéralisme croit que tout est un marché, nous avons le pire du libéralisme (la main invisible des lobbies nationaux), et le pire du social (une administration envahissante, infantilisante, absurde et incompétente) qui n’accorde aucune confiance envers la population coupable criminellement automatiquement ensuite à sa charge de prouver son honnêteté. De plus, cette situation est rendue très critique par une autorité. Moralité aucune économie, et plutôt de fortes dépenses additionnelles.

Quelle que soit l’organisation d’une société, la liberté ne se définit jamais comme la possibilité de satisfaire tous ses désirs. Elle est une forme d’autonomie à l’égard d’autrui qui s’exerce dans le spectre des lois. Le slogan de la saison estivale, c’est-à-dire la  gratuité de la plage va être appliquée est une litote. Ouf ! Les parkingueurs et parasoleurs, qui embarrassent les parkings et les plages, vont rentrer enfin chez eux !

Mais il est vrai que nous sommes dans un pays ou la loi est régulièrement et impunément piétinée, elle le fut encore tout récemment par des parkingueurs et parasoleurs (donc hors  la loi) souvent aux vacances d’été.

Comme à chaque saison estivale, les autorités rassurent et promettent aux estivants la gratuité des plages et donnent des instructions, qui ne sont apparemment pas respectées. Les loueurs ne semblent pas être inquiétés outre mesure, et adoptant un comportement anxiogène pour le voisinage, et leurs tables et parasols sont toujours plantés dans le sable, pour à dicter leur loi à des estivants ont fait les frais et qui n’ont d’autre choix que d’obéir de peur de représailles ou de violences, car ces jeunes activent en groupes et sont souvent armés.

Les autorités rassurent et promettent aux estivants la gratuité des plages et donnent des instructions, qui ne sont apparemment pas respectées, Comme leurs collègues les gardiens de parking, les parasoleurs s’inventent loueurs de parasols, de tables et chaises en plastique. En toute illégalité, ils ne semblent pas être inquiétés outre mesure, et leurs tables et parasols sont toujours plantés dans le sable qui démontrent que ces enclaves ont le pouvoir, sont maitres de leur territoire et qu’elles peuvent mettre le désordre là où ils veulent, et grâce à la lâcheté politique qui refuse de traiter le sujet, les autorités ferment les yeux sur les petits métiers improvisés. Deux métiers improvisés font vivre des cauchemars aux estivants algériens : parkingueur et parasoleur. Le ras-le-bol est général.

Le citoyen avec sa famille, est livré à lui-même face au diktat des parkingueurs et des parasoleurs, à son malheur, la perspective de prise de bec avec eux ne réjouit pas forcément. il doit s’exécuter malgré la présence, dans les parages, des éléments des services de sécurité, en dépit d’une violation de la loi caractérisée, ils n’interviennent pas dans pareil cas, ainsi le vacancier algérien reste abandonné son sort, certainement une façon aussi de faire oublier les incuries de l’autorité locale, et d’occulter que presque tous les problèmes viennent de lui. En outre toutes les plaintes des citoyens n’ont abouti à rien, les gardiens autoproclamés ayant fini par imposer leur diktat dans ce secteur fructueux. Les  souvenirs  de  pères de famille,  insultés,  agressés  physiquement  voire grièvement blessés à l’arme blanche sont toujours encrés dans les mémoires.

Ces squatteurs de plage ne sont pas tous des enfants de chœur. Il y a de véritables voyous qui continuent à racketter les estivants, usant même de violence physique et verbale pour leur «pomper» quelques dinars. Il semble y avoir un «deal» avec les autorités qui ferment les yeux sur leurs activités. Chaque année on entend des discours surréaliste de la part des hauts dirigeants, le peuple vit une réalité amère, violence et agression. Nos plages ne sont pas faites pour les familles La gratuité et la sécurisation des plages ont toujours constitué un sérieux problème, article sans tabous sur l’état de la société, et sur l’aveuglement idéologique et la lâcheté des élus locaux et des politiques.

Qu’elle tristesse de voir mon pays tombé ci bas par la faute de responsables ignobles et ce ne sont pas seulement les quelques déclarations de gratuité lancés ici et là qui rendront la plage  aux estivants, des parkings aux usagers et des trottoirs aux piétons, cependant ce sont des petites gens qui en ont assez de payer, tout un petit peuple qu’on saigne pour entretenir les autres, alors on aurait un gros problème avec tous les parasites de la République, et ils sont nombreux. Pire, ils ont le pain gratuit et le couteau facile l’égard de la subversion du pays.

Un problème est aussi que nous vivons dans une société connaissant une véritable dictature de la délinquance, La police, quant à elle, est une police républicaine qui défend les institutions et, par chance les citoyens ainsi que leurs biens. Il y a encore quelques d’années on connaissait naturellement le domaine des lois, mais il y avait également les lois non-écrites, les usages sociaux, les coutumes, un délinquant qui essayait de se soustraire à l’interpellation en fuyant, ce qui obligeait les policiers à le rattraper, savait qu’il allait passer un très sale quart d’heure à son arrivée au poste de police un acte procédural afin de rendre le policier le plus utile possible à la société dont il est censé faire respecter l’ordre. Quand un grand truand ou un assassin d’enfants comparaissait en justice, les magistrats n’étaient pas autrement étonnés de le voir un peu corrigé, lors de sa présentation. Aujourd’hui ce genre de situation entraîne systématiquement des plaintes sur la base de l’égalité des droits entre le hors la loi et le policier!

En final, il faut bien le dire dans cette guerre pour l’âme de notre société, l’inaction n’est pas une option. Le diktat des parkingueurs, des squatteurs et des parasoleurs n’est pas seulement le fait d’individus dérangés, c’est le symptôme d’une société qui ferme les yeux sur l’inacceptable.  Aussi, j’estime que ces individus hors la loi, doivent craindre l’efficacité des services de sécurité qui les appréhendent et d’une justice qui les condamnent. Les années 1970 c’était comme ça, les plages, les trottoirs et les parkings étaient pour le peuple Algérien mais l’arrivée de la Maffia des parkings, des trottoirs et des parasols sonnera le glas de la quiétude des plages, des parkings et des trottoirs, un néologisme détesté par la majorité des Algériens !

Kader Tahri

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