Par Rami Abou Reida
Vous allez au travail, vous rentrez chez vous, ou vous sortez faire des courses, seul, accompagné de votre femme, de votre enfant, ou de qui que ce soit.
Et soudain… 𝗨𝗡 𝗕𝗢𝗠𝗕𝗔𝗥𝗗𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 !
L’explosion retentit.
En un instant, vous vous retrouvez au milieu des flammes.
Que peut-il vous arriver ?
𝗦𝗼𝗶𝘁 𝘃𝗼𝘂𝘀 ê𝘁𝗲𝘀 𝘁𝘂é 𝘀𝘂𝗿-𝗹𝗲-𝗰𝗵𝗮𝗺𝗽, 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗮𝗰𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲𝗻𝘁.
Soit vous vous retrouvez sous un toit, sous les décombres d’un mur ou sous un pilier en béton.
Ou bien des parties de votre corps sont projetées et dispersées autour de vous.
Et vous pouvez survivre…
𝗢𝘂𝗶, 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇 𝘀𝘂𝗿𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲…
Mais vous pouvez aussi survivre amputé.
Et si vous avez de la chance, la boule de feu peut, dans le meilleur des cas, vous projeter jusque dans la rue voisine.
Vous survivez, mais vous ne savez pas ce qui est arrivé à ceux qui étaient avec vous.
Et à cet instant…
𝗤𝘂𝗲 𝘀𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲-𝘁-𝗶𝗹 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗳𝗮𝗺𝗶𝗹𝗹𝗲 ?
Que devient votre famille qui vous attendait à la maison, sans savoir ce qui vous est arrivé, alors qu’elle sait qu’il y a eu un bombardement et une explosion ?
𝗦𝗮𝘂𝗿𝗼𝗻𝘁-𝗶𝗹𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 ê𝘁𝗲𝘀 𝗺𝗼𝗿𝘁 ?
𝗦𝗮𝘂𝗿𝗼𝗻𝘁-𝗶𝗹𝘀 𝗼ù 𝘃𝗼𝘂𝘀 ê𝘁𝗲𝘀 ?
𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗼𝗻𝘁-𝗶𝗹𝘀 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗿𝗽𝘀 ?
Ou resteront-ils à vous attendre…
à attendre quelqu’un dont ils ne savent pas s’il est vivant ou mort ?
Et si vous survivez, la vie continue.
Vous souffrez dans les hôpitaux, passant d’un service à l’autre, espérant recevoir des soins, attendant de trouver quelqu’un capable de sauver ce qu’il reste de vous.
Et si vous mourez…
Votre famille doit vivre avec la perte, la douleur et le déchirement de la séparation.
Elle doit affronter seule les responsabilités et les lourdes charges de la vie.
𝗩𝗼𝘀 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲𝗻𝘁 𝗼𝗿𝗽𝗵𝗲𝗹𝗶𝗻𝘀.
Ils grandissent en portant votre absence dans chaque détail de leur vie.
Mais si vous survivez sans blessures graves…
Vous continuez votre vie, mais vous vous souviendrez chaque jour de ce moment terrible.
𝗗𝗲 𝗰𝗲 𝗰𝗮𝘂𝗰𝗵𝗲𝗺𝗮𝗿.
Vous remercierez Dieu d’avoir survécu, tout en pensant constamment aux autres possibilités :
𝗘𝘁 𝘀𝗶 𝗷𝗲 𝗻’é𝘁𝗮𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝗼𝗿𝘁𝗶 𝘃𝗶𝘃𝗮𝗻𝘁 ?
𝗘𝘁 𝘀𝗶 𝗷’𝗮𝘃𝗮𝗶𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗱𝘂 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂’𝘂𝗻 𝗾𝘂𝗶 é𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗺𝗼𝗶 ?
𝗘𝘁 𝘀𝗶 𝗰’é𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗺𝗼𝗶 𝗾𝘂𝗶 é𝘁𝗮𝗶𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘁é 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗱é𝗰𝗼𝗺𝗯𝗿𝗲𝘀 ?
𝗘𝘁 𝘀𝗶… ?
Ce n’est pas une histoire que nous imaginons.
𝗖𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗲𝘅𝗮𝗴é𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻.
𝗖𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘀𝘀𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁é𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 à 𝗚𝗮𝘇𝗮 𝗹𝗼𝗿𝘀𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗿𝘂𝗲.
GAZA
𝗟𝗲 𝟯𝟬 𝗮𝗼û𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟲
Source : la page FB de l’auteur
https://www.facebook.com/RamiAbouReida
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