Fidèle à sa nature génocidaire…L’entité sioniste se dérobe des engagements de la « feuille de route » du Caire

Rapport du CPI

Le gouvernement d’occupation sioniste fait pression pour la création d’une nouvelle ville à l’est de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, une initiative qui coïncide temporellement et politiquement avec les exigences du récent accord de la feuille de route du Caire, qui stipule de permettre au Comité national pour l’administration de Gaza d’accéder à la bande et d’assumer ses responsabilités.

Cette coïncidence reflète une tentative d’occupation de remodeler la situation sur le terrain de manière à vider de leur substance tout accord transitoire palestinien et à établir des alternatives de terrain gérées en dehors du cadre national.

Selon les informations qui circulent, le Premier ministre d’occupation Netanyahu et le ministre de la défense Katz ont donné des instructions directes pour commencer la construction d’infrastructures pour une ville située à Rafah, à l’intérieur de ce qu’on appelle la Ligne Jaune, selon les divisions militaires nouvellement établies.

Cette décision a été prise il y a environ deux semaines, parallèlement à la circulation de propositions visant à déployer des forces internationales à Gaza, ce qui laisse supposer l’existence d’un plan intégré pour restructurer l’environnement sécuritaire et démographique du secteur.

La proposition en discussion avait déjà été mise en garde par l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme en janvier dernier, lorsqu’il avait révélé un accord siono-américain visant à établir la soi-disant « Ville verte » à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, et à la considérer comme la solution pour loger les habitants de la bande de Gaza déplacés depuis environ mille jours dans des tentes de relogement vétustes.

Intentions pernicieuses

Le projet – selon le plan sioniste – vise à rassembler les Palestiniens déplacés dans des points précis sous contrôle strict, en créant des communautés résidentielles alternatives dans les zones détruites par les attaques militaires de l’entité génocidaire à l’est de Rafah, permettant ainsi aux forces d’occupation un contrôle total sur les mouvements, les entrées et les sorties, et reproduisant des schémas d’isolement spatial sous la forme de cantons fermés, ce qui restreint la vie civile et compromet toute administration palestinienne indépendante.

Les déclarations du bureau du Premier ministre sioniste indiquent que les Émirats arabes unis se chargeront du financement et de la mise en œuvre, ce qui soulève des questions quant à la nature des rôles régionaux dans la gestion future du secteur et à leur conformité avec les engagements politiques stipulés dans les accords du Caire.

À l’inverse, le discours officiel sioniste présente le projet comme une zone sûre et démilitarisée, selon une stratégie marketing qui ignore la réalité d’un contrôle militaire direct.

Les données de sécurité confirment que la ville sera sous le contrôle et la souveraineté de l’armée d’occupation génocidaire, et que toute personne y entrant fera l’objet de fouilles approfondies. Ce dispositif dépasse le cadre traditionnel des zones de sécurité, les transformant en espaces de contrôle sécuritaire intensif et soulevant des préoccupations majeures en matière de droits humains, notamment la liberté de circulation, le droit au respect de la vie privée, le droit à un logement décent et la lutte contre la discrimination.

Rôle des milices supplétives

Des sources bien informées ont révélé que l’entité génocidaire avait demandé à la partie émiratie de confier les tâches quotidiennes de gestion de la sécurité à des milices locales agissant comme agents de l’occupation, qui seraient chargées d’inspecter les résidents et de gérer les entrées.

Cette approche contredit les dispositions de l’Accord de la Feuille de route du Caire, qui prévoyait explicitement le démantèlement des milices et la remise de leurs armes, et reproduit des structures clientélistes utilisées pour contrôler la communauté locale en dehors du cadre juridique palestinien.

Ces milices regroupent des agents, des voleurs et des hors-la-loi recrutés par l’occupant pendant le génocide. Leur recrutement vise à constituer une milice locale chargée de protéger les intérêts de l’occupant et de réprimer la population, renforçant ainsi le modèle de gouvernement indirect où les tâches de contrôle quotidien sont déléguées à des agents locaux sous la supervision directe de l’armée sioniste.

Cette initiative intervient à un moment délicat, alors que la mise en œuvre des dispositions de la feuille de route relatives au renforcement du Comité national pour la gestion de Gaza approche.

Ce projet reflète une tendance à contourner ce droit en créant des réalités de terrain alternatives qui excluent l’administration palestinienne et redéfinissent l’administration du secteur en fonction des considérations de sécurité sioniste et des financements extérieurs.

Si ce modèle est mis en œuvre, il créera un précédent qui pourra être reproduit dans d’autres régions et perpétuera la fragmentation de la population en unités isolées, menaçant la structure sociale et compromettant les chances d’une administration civile unifiée pour le secteur.

Source : CPI
https://french.palinfo.com/rapports/…

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