La vie du Dr Abu Safiya est en danger imminent

Par B’Tselem

L’un des milliers de Palestiniens qu’Israël détient dans ses camps de torture est le Dr Hussam Abu Safiya, pédiatre et directeur de l’hôpital Kamal Adwan dans le nord de la bande de Gaza. Le Dr Abu Safiya est en prison depuis plus de 550 jours. Son avocat, qui lui a rendu visite la semaine dernière, a averti qu’il croyait que la vie du Dr Abu Safiya était en danger imminent.

Physicians for Human Rights-Israël a rapporté que le Dr Abu Safiya, qui est en isolement cellulaire dans l’installation souterraine de Rakefet, les a rencontrés en portant de nouveaux signes de violence si graves qu’il était à peine reconnaissable. Il a lutté pour s’asseoir, a eu du mal à respirer et est apparu sur le point de s’évanouir. Le Dr Abu Safiya a dit à son avocat qu’il craignait que ce ne soit leur dernière rencontre avant d’être tué.

L’armée israélienne a arrêté le Dr Abu Safiya en décembre 2024, après qu’il ait longtemps refusé de quitter l’hôpital et qu’il ait insisté pour rester avec ses patients et son équipe médicale sous le siège et le bombardement israéliens. Depuis, il est en garde à vue israélienne, sans charges ni date de libération. Le mois dernier, la Haute Cour de justice israélienne a rejeté un recours qu’il avait formé contre la prolongation de sa détention, sans divulguer les motifs d’une décision qui pourrait lui coûter la vie.

Dr Hussam Abu Safiya n’est pas seul. Israël détient des milliers de Palestiniens de la bande de Gaza dans ses installations d’incarcération, dont 13 autres médecins, ainsi que des Palestiniens de Cisjordanie et des citoyens palestiniens d’Israël. Les témoignages donnés à B’Tselem par les survivants de ces installations, ainsi que les informations détaillées publiées par les organisations palestiniennes, israéliennes et internationales de défense des droits de l’homme, montrent que depuis octobre 2023, les installations d’incarcération d’Israël sont devenues un réseau de camps de torture

Les détenus dans ces établissements sont soumis à des violences physiques et psychologiques continues, à la famine systématique, à la privation de sommeil, au déni de soins médicaux, à l’humiliation et à l’agression sexuelle.

Selon le suivi de B’Tselem, au moins 90 Palestiniens sont morts dans ces établissements d’incarcération depuis octobre 2023, des suites de ces conditions.

La torture et les traitements inhumains subis par les prisonniers palestiniens ne sont pas des aberrations ou des actes de quelques individus. Il s’agit de la mise en œuvre des politiques brutales Itamar Ben Gvir, le ministre en charge du système pénitentiaire, épouse sans vergogne, des politiques qui ne pourraient être appliquées sans le soutien du système judiciaire israélien, qui est pleinement conscient de ce qui se passe derrière les murs des prisons, ou du public israélien.

La communauté internationale choisit également de fermer les yeux en accordant à Israël l’immunité de responsabilité pour les crimes qu’il commet contre les Palestiniens. Au lieu de cela, elle doit exiger qu’Israël mette fin à la torture, aux meurtres et aux violations des droits de l’homme qu’il perpète dans ses camps d’incarcération et dans l’ensemble

Pour en savoir plus sur les camps de torture israéliens, consultez les rapports de B’Tselem :
https://www.btselem.org/publications/202408_welcome_to_hell
https://www.btselem.org/publications/202601_living_hell

Source : B’Tselem
https://www.facebook.com/btselem

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