Par Me Maurice Buttin
Le projet du Président étasunien – de quel droit, hors l’ONU ? – prévoit la fin « immédiate » de la guerre à Gaza et un retrait « par étapes » de l’armée israélienne. Quant aux otages détenus dans le territoire palestinien, ils devraient être libérés « en moins de 72 heures », si la proposition est acceptée par le Hamas. L’État hébreu devrait alors relâcher plus de 1000 prisonniers palestiniens, dont certains condamnés à perpétuité.
Le plan prévoit que le président américain préside un « Comité de paix » supervisant la transition à Gaza. Il comptera notamment parmi ses membres l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. L’enclave palestinienne devrait alors être gouvernée par un comité palestinien « apolitique et technocratique » gérant les affaires courantes et excluant le Hamas.
Autre point clé du plan, la création d’une « Force internationale de stabilisation » qui sera déployée dans la bande de Gaza. Cette force sera le résultat d’une collaboration entre les États-Unis et des « partenaires arabes et internationaux » et fournira un appui à « des forces de police palestiniennes approuvées ».
Concernant le devenir de la population civile de l’enclave, Donald Trump a assuré qu’aucun Gazaoui ne devrait être déplacé de force. « Nous encourageons les gens à rester et leur offrirons l’occasion de construire un Gaza meilleur ». Toujours cette idée de D. Trump le bâtisseur »…
Pour Benyamin Netanyahou, son grand ami, le plan américain permet à Israël « d’atteindre » ses « buts de guerre ». « Tous nos otages, les vivants et les morts, vont tout de suite rentrer à la maison. Le Hamas sera désarmé. Gaza sera démilitarisée. Israël va (y) conserver la responsabilité de la sécurité, y compris pour un périmètre de sécurité, pour un certain temps. » a assuré le Premier ministre israélien.
« Si le Hamas rejette votre plan, M. le Président, ou s’ils disent l’accepter, mais font ensuite tout pour le bloquer, Israël va terminer le travail », a toutefois ajouté Benyamin Netanyahou. Une grande absente à ce plan, l’Autorité palestinienne. Pour Benyamin Netanyahou elle n’aurait « aucun rôle à jouer », sans « passer par une transformation véritable et radicale ».
Le texte proposé par la Maison Blanche prévoit qu’à terme « les membres du Hamas qui s’engageront à respecter une coexistence pacifique (avec Israël) et qui rendront leurs armes bénéficieront d’une amnistie » et que ceux qui souhaitent quitter l’enclave pourront bénéficier « d’un droit de passage protégé vers les pays de destination, un port et un aéroport, » selon le média The Times of Israël du 22 janvier 2026 ». Toujours ce côté bâtisseur du Président étasunien. Pas question d’une résolution du Conseil de Sécurité, voire des Nations Unies.
Pendant l’appel, le Qatar, Israël et les États-Unis se sont mis d’accord pour lancer un organisme trilatéral. « Ils ont eu une conversation formidable et productive avec « Bibi » (alias Benyamin Netanyahou). Je veux les remercier. » a soutenu Donald Trump.
A noter que les « terroristes », membres du Hamas ne croient pas aux affirmations du président étasunien. Des membres de l’ONU mènent une enquête. Il faut les laisser faire.
Pour un intervenant aux propos de D. Trump « Le Président est mentalement dérangé. Pour votre serviteur, si notre président Emmanuel Macron a la devise bien connue « en même temps », le président étasunien a, lui, semble-t-il pour devise : « Un jour, oui. Un jour non. Voire oui /non le même jour ! ». Pour tout téléspectateur, et votre serviteur, le président étasunien ne peut donc être cru. Il n’est qu’un hableur, un homme parlant beaucoup sans tenir compte des réalités, exagérant ses mérites.
Et dire que pour le cessez-le-feu à Gaza : le président israélien veut décerner à Donald Trump la plus haute décoration civile !
Cet homme est sans complexe. Il a ainsi le désir d’occuper le Groenland sans tenir compte du peuple inuit qui y vit. Il se flatte pour autant d’être un homme de paix ! Il est vrai que, fort de ses milliards personnels, voire de ceux du trésor étasunien (une « simple » dette de plus de 25 milliards de dollars, les membres des deux Congrès étant à sa botte) il est prêt à acheter ce pays. Ses propos ignorent les Nations Unies et le Conseil de sécurité des Nations Unies : il n’est pas question de les suivre.
Alors Donald Trump, pas le « Saint-Esprit », mais doué d’un esprit mal sain !
*Me Maurice Buttin, président par intérim du CVPR PO, membre des C.A. de « Pour Jérusalem » et des « Amis de Sabeel-France », de « Chrétiens de la Méditerranée » et de l’AFPS 14°.
Source : France-Irak actualité
https://www.france-irak-actualite.com/…
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