Par Rami Abou Reida

J’ai écrit ce texte à cette même période, en 2024.

Alors que je regardais cette belle vidéo de la campagne égyptienne, mon petit **Hamza** était derrière moi…

Soudain, il m’a demandé :

**𝗣𝗮𝗽𝗮… 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗮𝗱𝗶𝘀 ?**

Je suis resté sans réponse pendant quelques instants… 😴

Que pouvais-je répondre à un enfant qui, depuis un an, ne voit plus, alors que nous sommes déplacés d’un endroit à l’autre, dans les déserts de Rafah et d’Al-Mawasi, un espace vert qui réjouit ses yeux, un bel arbre, ou un paysage naturel qui apporte un peu de réconfort ?

Hamza, qui aurait dû courir entre les arbres, jouer dans les jardins et profiter des couleurs de la nature, voit désormais la verdure dans une vidéo et me demande si c’est le paradis !

**𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗵𝗼𝗿𝗿𝗲𝘂𝗿, 𝗹𝗮 𝗴𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲…**

Elle ne nous a pas seulement privés de nos maisons, de nos écoles, de nos rues et de la vie à laquelle nous étions habitués, elle a même privé nos enfants des **belles choses** que nous avions l’habitude de voir chaque jour sans jamais mesurer leur valeur.

**𝗨𝗻 𝗮𝗿𝗯𝗿𝗲… 𝗱𝗲 𝗹’𝗵𝗲𝗿𝗯𝗲… 𝘂𝗻 𝗷𝗮𝗿𝗱𝗶𝗻… 𝘂𝗻 𝗰𝗶𝗲𝗹 𝗱𝗲́𝗴𝗮𝗴𝗲́… 𝘂𝗻 𝗲𝗻𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗮𝗴𝗿𝗲́𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗼𝘂̀ 𝗷𝗼𝘂𝗲𝗿.**

Des choses si simples, mais qui sont devenues pour nos enfants quelque chose de lointain, et peut-être même d’imaginaire.

**𝗩𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘆𝗲𝘇 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂’𝗼𝘂̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗻 𝘀𝗼𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗮𝗿𝗿𝗶𝘃𝗲́𝘀 ?**

Qu’un enfant demande à son père, en voyant un endroit vert et magnifique :

**𝗣𝗮𝗽𝗮… 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗮𝗱𝗶𝘀 ?**

**11 septembre 2024**

**Gaza- Les tentes — Al-Mawasi**

Source : la page FB de l’auteur
https://www.facebook.com/RamiAbouReida

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