Par Rami Abou Reida
À Gaza, le seuil d’une tente peut devenir une scène, un simple objet utilisé comme percussion peut devenir un instrument de musique, et la voix de deux enfants peut raconter à elle seule l’histoire de tout un peuple.
Une petite fille et son frère chantent devant leur tente, avec de belles mélodies et un rythme étonnamment harmonieux, comme s’ils tentaient de retrouver, l’espace d’un instant, une part de leur enfance qui leur a été volée.
Regardez bien leurs visages…
Ce sont deux enfants qui avaient le droit de courir dans une cour sûre, d’aller à l’école, de jouer avec leurs amis, de dormir sans peur et de grandir dans une maison qui les protège.
Mais la guerre les a poussés vers une tente. Et pourtant, elle n’a pas réussi à leur enlever la capacité de chanter.
C’est cela, l’enfant palestinien lorsqu’il est assiégé de toutes parts : il cherche un petit espace pour la joie, transforme les choses les plus simples en musique et fait de sa voix une fenêtre ouverte sur la vie.
Ils n’ont peut-être plus de jouets, plus d’école, plus de maison sûre…
Mais ils possèdent quelque chose que la guerre tente en vain de vaincre : l’âme de l’enfant.
Écoutez cette chanson jusqu’à la fin.
Pas seulement parce qu’elle est belle, mais parce qu’elle est la voix de deux enfants qui disent au monde, sans discours ni slogans :
« Nous sommes toujours là… Nous voulons vivre. »
Août 2026
DEPUIS MA TENTE…
AL-MAWASI, KHAN YOUNIS…
GAZA
Source : la page FB de l’auteur
https://www.facebook.com/RamiAbouReida
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