«Où sont les faits ?» : dans une tribune, Xénia Fedorova interpelle Jean-Noël Barrot

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, le 15 avril 2026 à Berlin. [Photo d’illustration]
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Par RT

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Dans une tribune publiée ce 23 août dans le JDD, où elle est chroniqueuse, l’ancienne patronne de RT France est revenue sur son expulsion de France décidée par l’exécutif. Elle dénonce notamment une «obsession» dans le pays pour «l’ingérence russe» qui, politiquement, «détourne l’attention».

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« On peut écarter une journaliste. On ne peut pas écarter indéfiniment les questions auxquelles on ne veut pas répondre ». Dans une tribune, parue ce 23 août, l’ancienne directrice de RT France, Xénia Fedorova, sous le feu des critiques des pro-Kiev depuis sa réapparition sur des médias du groupe Bolloré, est revenue sur la procédure d’expulsion prise à son encontre fin juillet et les rejets de ses référés.

Deux décisions, du tribunal administratif de Paris – notamment motivées par le fait que Fedorova se trouvait à l’étranger lorsqu’elle a été visée par l’arrêté – que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, n’a pas manqué de monter en épingle dans une tribune parue mi-août dans les colonnes du Monde – quotidien subventionné qui avait salué cette expulsion –, estimant que ce « cas […] illustre la menace d’ingérence à laquelle nous sommes confrontés ».

«Pour un lecteur non juriste, cet enchaînement peut donner l’impression que les juridictions ont confirmé, ou à tout le moins validé, les accusations d’ingérence formulées contre moi. Or les deux décisions n’ont précisément pas statué sur le fond de ces accusations », a pour sa part souligné Xénia Fedorova.

« Aucun juge n’a établi que mon expulsion était légale ni que j’aurais exécuté des « opérations de déstabilisation pilotées par le Kremlin » », a ajouté celle dont les comptes bancaires ont également été gelés, évoquant une précision « essentielle » avant de rappeler que Barrot a lui-même déclaré dans sa tribune qu’«une opinion n’est pas une ingérence» et « peut être exprimée librement et sans crainte ».

« Transformer certaines opinions en soupçons »

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