Le cirque de l’été politique français, épisode 2 : ingérences, vacances et remontrances

Le cirque de l’été politique français, épisode 2 : ingérences, vacances et remontrances
[Photo d’illustration générée par l’intelligence artificielle]

Par RT

Source : RT

L’été touche à sa fin, l’occasion de faire le bilan des aventures estivales des politiques français. Entre incompétence, ridicule et faux semblants, Alexandre Regnaud est sans parti pris et en a pour tout le monde, de droite à gauche et de gauche à droite.

Arrivé au mois d’août, le monde politique français, lui, ne fait pas de pause, et le cirque continue sa tournée, recyclant les vieux numéros et jonglant avec les mêmes scandales éculés. En ce début août, résonne dans les médias une des thématiques préférées du monde politique français en mal de reconnaissance : les ingérences russes !

Pour être honnête, l’affaire commence le 21 juillet avec Édouard Philippe, puis se développe début août, chacun voulant sa part du gâteau. Philippe a été le premier à dégainer l’argument choc ultime quand on cherche à exister et à se donner une importance que l’on n’a pas dans le jeu politique français : il serait victime d’une opération de désinformation russe !

L’objet du délit serait une vidéo que même les « sources sécuritaires » citées par la presse qualifient de « peu visibles ». Clip qui s’interrogerait sur sa santé, en lien avec son changement radical d’apparence physique depuis son poste de Premier ministre éborgneur de Gilets jaunes. Au final, l’accusation d’ingérence a donc fait plus de bruit que la supposée ingérence elle-même, mise en scène oblige.

Mais, la mode étant lancée, et comme l’idée marche bien pour faire parler de soi alors que l’on n’a rien à dire, les autres seconds, voire troisièmes, couteaux s’y sont aussi mis. Le 3 août, c’était Raphaël Glucksmann qui réclamait d’être à son tour victime d’ingérence russe. Puis le 5 août, c’était naturellement au tour de Gabriel Attal, qui ne pouvait pas être en reste, au risque de passer pour insignifiant.

Au fond, on comprend Raphaël Glucksmann : quand on est même derrière François Hollande dans les sondages, il faut absolument un moyen pour exister. Et quoi de mieux que d’être la supposée cible de la Russie, et même de Poutine en personne pourquoi pas, pour se donner de l’importance ?

Le tout est de faire croire aux gogos que si la très méchante Russie les attaque pour chercher à les faire perdre, c’est parce qu’ils seraient, eux personnellement, très dangereux pour la très méchante Russie s’ils gagnaient l’élection malgré leurs moins de 10 % dans les sondages. Et donc qu’il faut évidemment voter pour eux pour protéger la France des attaques de la très méchante Russie, qui perd la guerre et recycle les puces de machines à laver, mais risque quand même « en même temps » de nous envahir très très bientôt. Vu sous cet angle, c’est tout de suite moins crédible… Et pourtant cela fonctionne, avec la complicité des médias et la crédulité d’électeurs massivement désinformés.

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