Par Régis de Castelnau

L’affaire Lyhanna a plongé l’opinion publique française dans une forme de sidération face aux informations enfin portées à sa connaissance. Sidération qui a immédiatement débouché sur la colère. Une colère saine et justifiée dont on espère qu’elle va enfin se tourner vers les responsables de ce qui s’est produit. Responsables, nous le verrons, qui sont aussi parfaitement coupables.

Catastrophe du Gers, le fruit d’une politique

Parlons d’abord du premier d’entre eux, qui a nom Emmanuel Macron. Dont le profil narcissique et pervers est désormais connu de tous, ce qui n’a pas empêché les organisateurs du coup d’état de 2017 de le porter au pouvoir. L’entendre pérorer sur cette affaire est physiquement insupportable. Avec une hypocrisie consommée, il y exprime, une fausse compassion pour les victimes de cette tragédie. Il fait semblant de reconnaître la responsabilité de l’État, en dédouanant scrupuleusement la sienne propre. Et il le fait en pointant systématiquement les causes individuelles, pour réfuter l’essentiel, à savoir que ce drame a été rendu possible d’abord et avant tout, parce qu’il a conduit méthodiquement son projet politique : la destruction néolibérale des services publics français.

Sans épargner ceux des fonctions régaliennes qui devraient assurer la sécurité des Français. L’indigence misérable des budgets de la justice française est ancienne et antérieure à son arrivée à l’Élysée. Cependant il l’a dramatiquement aggravée, conduisant la Justice au bord de l’effondrement.

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Source : Vu du Droit
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