Par Laurent Brayard

Front Mykolaïv/Odessa. Un combat important s’est déroulé hier dans la région. L’armée ukrainienne s’est risquée une deuxième fois à glisser une colonne blindée le long de la côte dans la direction de Stanislav et Kherson. La reconnaissance aérienne russe a repéré la manœuvre, mais l’État-major a laissé les Ukrainiens développer leur avance. Cette incursion était de toute façon  étrange car elle mène dans une impasse et dans la zone de l’estuaire du Dniepr au terrain peu praticable. Quoi qu’il en soit, l’artillerie russe a ouvert le feu sur cette colonne, bientôt attaquée du ciel par des chasseurs-bombardiers Soukhoï Su-25. La brigade ukrainienne a été littéralement taillée en pièce.

Siège de Marioupol. La poche se réduit encore, il ne doit rester que des défenseurs hagards voués à la mort. Les différentes vidéos et reportages russes montrent des nazis des forces ukrainiennes qui tentent de se sauver déguisés en femmes. L’un d’eux a même été pris dans un ridicule manteau de fourrure. Les Russes prennent leur temps, ce qui reste des massacreurs de Marioupol est de toute façon dans une nasse et sans aucun espoir de secours. Pour ne pas perdre plus d’hommes que nécessaire, alors que ces nazis notoires sont de toute façon perdus, les forces russes ont de toute façon intérêt à laisser mûrir un fruit déjà passablement odorant ! Il est à noter qu’en occident, les médias, notamment français ont été pris en flagrant délit de mensonges éhontés. En affirmant qu’il n’y avait que 2 % de l’armée ukrainienne constituée par des nazis, et un unique bataillon, ils ont oublié… qu’il existe une dizaine de bataillons de ce genre… Aydar, Dniepr-1, Dniepr-2, Tornado, Donbass, etc. !

Front du Sud et du Dniepr. Ces forces sont désormais à l’appui de l’offensive qui pousse vers le Nord pour tenter de prendre dans un grand filet ce qui reste de l’armée ukrainienne.

Front de l’armée républicaine de Donetsk. C’est ici que la progression devient la plus intéressante, car depuis leur percée de Mariinka au Sud, les forces républicaines exploitent également une autre avancée au Nord, à savoir devant le chaudron de Gorlovka. La progression des insurgés du Donbass est de plusieurs kilomètres tous les jours, et un double encerclement se profile, celui des forces ukrainiennes enveloppées par l’armée de la RPD et l’armée russe qui étaient devant Donetsk, et celui des forces ukrainiennes qui se trouvent encore face aux forces la RPL.

Front de l’armée républicaine de Lougansk. Les forces ukrainiennes sont désormais ici acculées dans de durs combats de retardement. Leur repli trop rapide provoquerait l’effondrement du front, mais leur repli trop lent leur destruction totale. A l’arrière, les Ukrainiens semblent toujours préparer leur seconde ligne de front pour accueillir les troupes qui retraiteront en direction de Dniepropetrovsk.

Front du Nord, de Kharkov et d’Izioum. La pince partie d’Izioum commence à inquiéter sérieusement l’armée Ukrainienne. Le contournement par le Nord se précise et prend à revers les positions de Slaviansk, menaçant concrètement les routes menant à Barvinkove et la P79 menant à Velika Komyshuvakha. Si les forces russes prennent de nouveau l’avantage ici, l’armée ukrainienne sera dans une posture dramatique. Une poussée s’effectue également sur le flanc gauche de Kharkov, une esquisse d’une nouvelle pince future dont nous parlions il y a deux jours.

Front de Kiev. La bataille s’est rallumée, avec des offensives lancées par les Russes de part et d’autres du Dniepr. Après de copieuses préparations d’artillerie, les Russes ont progressé et progressent semblant vouloir maintenir une pression sur la capitale. Il est certain que les Russes voudront fixer ici de nombreuses réserves des FAU. Les combats se déroulent en périphérie de Kiev, notamment près de la localité de Barychivka

Conclusion. La bataille de Stanislav démontre que les forces ukrainiennes n’ont pas les matériels nécessaires, ni les armes pour inquiéter Kherson et faire une tentative de diversion. Dans le Sud et en remontant vers le Nord, le contrôle des rives du Dniepr au sud de Zaporojie neutralise également toutes les velléités ukrainiennes d’une attaque de flanc. Il est maintenant clair que les offensives dans la région de Kiev et sur le flanc gauche de Kharkov vont fixer d’importantes réserves. Si l’Ukraine ne contre pas ces coups, la défaite qui s’ensuivrait serait un coup fatal. On peut imaginer que dans un second encerclement géant, les Russes pourraient ensuite nettoyer la rive droite du Dniepr en prenant Borispol et en atteignant le grand fleuve au moins jusqu’à Tcherkassy, bataille historique du front de l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale (et tombeau de waffen SS !). Du Sud les forces russes pourraient alors atteindre le Dniepr. Si une telle opération arrivait à ses fins, les trois grandes villes de Poltava, Dniepropetrovsk et Zaporojie seraient alors isolées du reste de l’Ukraine. Il est à noter que la situation des civils qui ne sont pas dans la zone contrôlée par les Russes (ces derniers alimentant en aide humanitaire les populations) sera bientôt très difficile. Si l’Ukraine ne lance pas des ordres d’évacuations massives, elle sacrifiera son propre peuple, soit pour servir de bouclier, soit parce que les zones concernées… sont peuplées d’Ukrainiens massivement de langue maternelle russe (souvenons-nous le nettoyage ethnique des massacres de Volhynie par l’armée ukrainienne en 1944).

Focus sur un objectif : les prisons secrètes. Il sera intéressant de voir ce que les Russes découvriront dans les villes suivantes : Marioupol, Kramatorsk, Kharkov, Zaporojie et Dniepropetrovsk, où se trouvent des prisons illégales où ont été massacrés, torturés et exécutés de nombreux opposants à l’Ukraine du Maïdan, par la terrible police politique ukrainienne, le SBU. Marioupol parlera la première, rappelez-vous qu’en 2014, les nazis du bataillon d’Azov et le SBU ont enterré dans des charniers les victimes du massacre du 9 mai 2014. D’autres charniers plus petits devraient être découverts dans la région, nous avions identifié dès 2016, au moins deux fosses communes, et un puits de mine où étaient jetés les cadavres des victimes, auparavant broyés dans une épave d’automobile dans une casse-auto (avec une presse). Très vite, à la manière du Smersch en 1945, les Russes devraient exhumer toutes ses preuves de l’horreur de l’Ukraine du Maïdan.

Laurent Brayard pour le Donbass Insider

Source : Donbass Insider
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