Communiqué de l’AFPS

Le 20 novembre est la journée anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée Générale des Nations Unies.

L’État d’Israël a ratifié cette convention.
Et pourtant, il ne la respecte pas, comme il ne respecte pas le droit international, les droits de l’Homme, le droit humanitaire de la guerre, la déclaration universelle des droits de l’Homme, la IVe convention de Genève.

Les enfants palestiniens, où qu’ils se trouvent, le vivent quotidiennement. Ils sont confrontés à une insécurité permanente : harcèlement par les soldats israéliens, risque d’arrestation (en dehors et dans la maison), maisons démolies lors des bombardements à Gaza ou démolitions à Jérusalem-Est pour faire de la place aux colons ou comme punition collective. L’accès à l’eau est très souvent restreint quand la qualité de l’eau n’est pas désastreuse pour leur santé (à Gaza, 90% de l’eau est impropre à la consommation). L’accès aux soins est un parcours du combattant : hôpitaux partiellement inopérants suite aux coupures d’électricité à Gaza et aux bombardements, inaccessibles lorsqu’il faut passer les checkpoint, passer de l’autre côté de la barrière de sécurité ou du mur.

L’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza et l’insécurité permanente qu’ils engendrent, ont des conséquences durables sur la vie et l’avenir des enfants palestiniens. Elles ne sont pas seulement physiques, elles sont également psychologiques : dépression, troubles post-traumatiques.

Depuis le début de l’année, 16 enfants ont été assassinés en Cisjordanie (dont Jérusalem-Est) par l’armée israélienne et 66 à Gaza lors des bombardements israéliens au mois de mai.

En s’attaquant aux enfants, à la jeunesse palestinienne, le régime israélien s’attaque à la société palestinienne toute entière, à son avenir.

Il s’attaque également aux organisations palestiniennes des droits humains y compris celles qui défendent les droits des enfants. Defense for Children International – Palestine (DCI-P) fait partie des organisations déclarées comme « terroristes » par Israël.

La France et l’union Européenne ne doivent plus fermer les yeux. Il est plus que temps d’arrêter ce sociocide, agir, prendre les mesures nécessaires et appliquer les sanctions qui s’imposent.

Le Bureau National, 20 novembre 2021

Source : AFPS
https://www.france-palestine.org/…