Durant la guerre, la question qui s’est toujours posée était : le peuple arabe a-t-il vraiment changé et la Syrie est-elle seule ? Et le point fondamental était la distinction entre les positions officielles et les positions populaires.

La vérité est qu’en Tunisie, en dépit de tous les événements et les circonstances qu’elle a traversés pendant les dix dernières années et plus, nous avons vu apparaître nombre d’attitudes indiquant le véritable point de vue du peuple. Et maintenant, suite à ma rencontre avec le président KaïsSaïed, je dis que je me suis assuré de cela même si c’était déjà certain, car un surcroît de certitude est toujours nécessaire.

D’une manière générale le peuple arabe n’a pas changé. Mais l’importance particulière de la Tunisie est qu’elle a été l’une des plateformes ayant servi à comploter non seulement contre la Syrie, mais aussi contre la pensée arabe et l’appartenance arabe, comme si elle était (devenue) une plateforme de la pensée obscurantiste cherchant à se répandre et à dominer différents pays arabes.

Aujourd’hui, j’ai la confirmation que la Tunisie n’a pas changé et je veux dire que le plus important -si nous ne nous limitons pas à parler des dix ou douze dernières années- est que même la colonisation française qui a travaillé dur pour franciser le Maghreb arabe n’a pas réussi à ce faire. Et cela est plus important que la dernière décennie.

Toutes ces choses que j’ai perçues aujourd’hui sont, pour nous, les éléments déterminants des politiques futures : il existe une base populaire comme il existe une base officielle et nous nous trouvons actuellement au cœur d’un sommet très important.

Y a-t-il une possibilité pour des relations bilatérales profondes qui dépassent les relations diplomatiques, dépassent les relations entre les responsables, dépassent les relations entre les deux dirigeants, descendent jusqu’au niveau populaire dans tous ses secteurs économiques et, plus important encore, ses secteurs culturels et intellectuels, afin que nous développions une conscience commune ?

En effet, quand nous parlons d’un travail arabe commun alors que nous sommes (réunis) en un sommet, ce sur quoi se construit ce travail commun est la conscience commune.

Tel est le résumé de ma rencontre avec son Excellence, le président de la République.

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

Sources : vidéos
https://www.facebook.com/SyrianPresidency/videos/1624914871339404
ou
https://sana.sy/?p=1896946

Source : Mouna Alno-Nakhal

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