Plus tôt cette semaine, nous avons écrit au procureur de la Cour pénale internationale de La Haye pour lui demander son intervention urgente pour empêcher Israël de s’efforcer d’expulser les communautés palestiniennes de leurs maisons et de leurs terres dans les collines du sud d’Hebron (i dans le sud de la Cisjordanie).

Israël essaie de chasser ces communautés depuis des décennies, mais il a récemment intensifié ses actions – en portée, en sévérité et en fréquence – suite à la décision de mai 2022 de la Cour suprême d’Israël. Cette décision, qui contrevient aux dispositions du droit international et aux principes moraux fondamentaux, est arrivée à la conclusion que les résidents n’ont pas le droit de vivre sur la terre et qu’il n’y a pas d’obstacle juridique à leur expulsion

Israël a fait de la vie des habitants un cauchemar : ils subissent quotidiennement des menaces de la part des soldats et des colons sur leurs corps et leurs biens, ainsi que des risques de bruit et de pollution, des dégâts routiniers aux infrastructures, une invasion incessante de leur vie privée et de leur consta nt incertitude sur leur avenir. Récemment, les militaires ont mené dans la zone des activités présentées comme des entraînements militaires, utilisant des tirs réels et conduisant des véhicules armés – y compris des chars – à travers les communautés et à proximité. Israël travaille également à couper ces petites communautés de leurs environs, les militaires posant des barrages routiers, confisquant des voitures et empêchant les militants, les journalistes et les diplomates d’accéder à la zone.

Nous avons joint à notre lettre un addendum détaillant des dizaines d’incidents dans la région depuis juin 2022, qui illustrent la réalité violente et quotidienne qu’Israël impose à ces communautés.

Alors qu’Israël a évité depuis 1999 l’expulsion directe, il soumet les habitants à des conditions de vie intolérables dans une tentative indirecte de les chasser. Cette tactique implicite pourrait mieux masquer l’intention d’Israël de commettre un crime de guerre, mais il n’y a pas d’ambiguïté à ce sujet : c’est le même objectif, et c’est la même

Nous espérons que le procureur de la CPI Karim Khan engagera une intervention préventive et avertira Israël qu’il progresse avec un crime de guerre, car le transfert forcé de résidents dans le territoire occupé constitue une violation de l’article 8(2)a) vii) de la Statut de Rome. Nous avons souligné que bien que cette politique soit mise en œuvre depuis des décennies, la responsabilité actuelle incombe aux hauts fonctionnaires d’Israël – dont le premier ministre, le ministre de la défense, le chef d’état-major, le commandement central de l’OC, le chef de l’Admin ation, et les juges de la Haute Cour qui ont sanctionné cette politique.

https://www.haaretz.com/middle-east-news/palestinians/…

Source : la page FB de B’Tselem
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