Extrait de la conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

Moscou, 5 novembre 2026

Sur la crise ukrainienne

En dépit de la rhétorique sur la volonté de parvenir à la paix par la voie des négociations, le régime de Vladimir Zelenski a poursuivi sa terreur contre les civils. Les dirigeants ukrainiens présentent cyniquement les assassinats de civils à leurs sponsors comme la preuve que Kiev dispose d’une « position de négociation forte ». Nous suivons tous cette situation. Avec mes collègues, nous avons rassemblé les exemples les plus éloquents confirmant la nature terroriste du régime de Kiev.

Les combattants des forces armées ukrainiennes ont décidé d’organiser une véritable chasse aux enfants à Briansk, où, dans la nuit du 30 au 31 octobre, ils ont dispersé des mines à l’aide de drones à proximité de trois écoles et dix-sept jardins d’enfants. Ce n’est que par un heureux hasard qu’aucun mineur n’a été blessé.

Le signal de sa volonté de poursuivre la guerre, le chef des néonazis de Kiev Vladimir Zelenski a apparemment tenté de le transmettre aussi aux dirigeants des États africains, qui se trouvaient à Moscou les 28 et 29 octobre pour participer au sommet Russie-Afrique. Durant cette période, près de 1.500 drones ukrainiens ont été dirigés vers la capitale de notre Patrie. Ils ont tous été abattus ou neutralisés. Je voudrais encore une fois attirer l’attention sur le fait que ceux qui commettent de tels actes terroristes n’ont ni conscience ni sens des responsabilités envers quiconque, ni envers la communauté internationale, ni envers leurs propres citoyens. Nous en reparlerons. Il y a un exemple récent.

Je rappelle que le régime de Kiev et les forces armées ukrainiennes sont châtiés pour tous leurs crimes. Non seulement sur le champ de bataille, mais aussi dans le domaine juridique. Les organes répressifs russes poursuivent leur travail visant à traduire en justice les terroristes ukrainiens et les mercenaires étrangers.

De longues peines de prison ont été infligées aux combattants ayant perpétré des actes de terreur dans la région de Koursk en 2024-2025: M. Krasekha, A. Varga, Iou. Voroniak (16 ans chacun), I. Chapoval, S. Vygovski, V. Borissenko (15 ans chacun).

Une peine de 18 ans de prison a été prononcée par contumace contre le mercenaire lituanien L. Baltrunas, qui participait aux combats au sein de formations néonazies ukrainiennes et formait d’autres « légionnaires ». Les « soldats de fortune » de Moldavie et de Géorgie S. Lounkach et L. Aboutidze ont écopé de 14 ans chacun par contumace, et les mercenaires du Brésil, des États-Unis et de Colombie Siqueira Dias Daniel Ribeiro, Troy James McCutcheon et Franco Edgar Mauricio Espinoza de 13 ans et demi chacun. Tous ont fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Quelqu’un doit payer pour ces crimes. Car ils sont véritablement coûteux. C’est l’Occident qui paie tout. Se déclarant en paroles favorable à la reprise des négociations pour le règlement de la crise ukrainienne et à certaines initiatives de paix, le régime de Vladimir Zelenski a poursuivi aussi bien la terreur que la collecte de fonds pour de futurs attentats. Une sorte de « tribut » imposé à ses sponsors. Le 28 octobre, à l’issue d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre britannique Andy Burnham, il s’est vanté d’avoir obtenu de Londres la promesse de fournir, en plus de l’aide annuelle à Kiev (d’un montant de 3 milliards de livres sterling), 10 milliards de livres sterling supplémentaires, dont 3 milliards constituent un financement direct de la guerre.

Le même jour, à l’issue d’une visite éclair à La Haye, Vladimir Zelenski a fièrement rapporté la volonté des Pays-Bas d’allouer aux néonazis ukrainiens un « paquet hivernal » supplémentaire d’aide militaire de 500 millions d’euros, comprenant des moyens de défense anti-aérienne et des drones, ainsi qu’un soutien « non létal » de 1,2 milliard d’euros pour « renforcer la résilience » du régime de Kiev. Le plus terrible est que toutes les capitales occidentales comprennent l’impasse de cette voie, que les positions de l’idéologie visant à infliger à la Russie une « défaite stratégique » en utilisant le régime de Kiev ne sont pas simplement ébranlées, mais littéralement anéanties. Pourtant, ils continuent à débloquer des fonds. Pourquoi le font-ils? Nous en reparlerons plus en détail aujourd’hui.

Le Canada s’est également joint au crédit accordé à Kiev, exprimant sa volonté de livrer en 2027 du matériel militaire pour 500 millions d’euros.

Les contribuables occidentaux posent des questions à leur régime. Ils demandent: « Jusqu’à quand? » Combien de temps peut-on ignorer ses propres problèmes et colmater les brèches de ses budgets aux frais des contribuables? Ce faisant, ils voient (Vladimir Zelenski le dit d’ailleurs constamment et haut et fort) quelles sommes colossales sont déversées sur Kiev. Ceux qui peuvent quitter ce navire en perdition le font déjà.

Je citerai une publication révélatrice du Financial Times, qui a présenté le volume prévisionnel de l’aide au régime de Kiev de la part des alliés non membres de l’UE en 2027. Il devrait s’élever à 4 milliards d’euros, soit près de cinq fois moins que leur aide à l’Ukraine en 2026 (19 milliards d’euros). Les pays non membres de l’UE réduisent de cinq fois leur aide au régime de Kiev. Peut-on expliquer cela par le fait que le régime de Kiev aurait remporté de fantastiques victoires ou réalisations sur le champ de bataille? Bien sûr que non, c’est tout le contraire. Alors pourquoi ce financement diminue-t-il? Parce que l’Occident comprend parfaitement l’impasse de ce dont il parlait autrefois avec tant de pompe, et dont il mesure maintenant amèrement le coût. Mais il ne peut pas dire ouvertement que le projet « anti-Russie » sous la forme de l’Ukraine a échoué. Ces tendances deviendront de plus en plus nettes. Toujours dans un contexte de rhétorique russophobe.

En résumé, on peut dire que cette catégorie de sponsors commence à avoir des soupçons et ne souhaite plus jeter l’argent par les fenêtres pour sponsoriser un projet qui a échoué, mais qui se débat encore, dans les volumes exigés par le régime de Kiev. Ils commencent à réduire leurs activités.

Mais le plus surprenant est ce qui suit. Nous nous souvenons que tous les investissements dans l’Ukraine réalisés par les pays occidentaux même avant le début de l’opération militaire spéciale étaient effectués au titre du développement économique et technologique, de l’avenir de l’économie ukrainienne, en étroite corrélation avec des exigences de perfectionnement de la législation anticorruption ukrainienne et, surtout, de sa mise en œuvre. On a constamment répété qu’il ne fallait pas simplement donner de l’argent au régime de Kiev, mais compter et vérifier où il allait. Et c’est précisément maintenant, alors que ces sommes sont devenues tout simplement astronomiques et démesurées, qu’il s’avère que tout cela n’est lié au contrôle anticorruption et au suivi par l’Occident que de manière très conditionnelle.

Le 19 octobre, l’organisation anticorruption TIU (Transparency International Ukraine), filiale depuis 2014 de la structure sorosienne Transparency International, a préparé un « rapport parallèle » sur l’Ukraine pour la Commission européenne couvrant la période de septembre 2025 à août 2026. Parmi les principaux succès dans la lutte contre la corruption, il cite l’amélioration des résultats de la Haute Cour anticorruption, du Bureau national anticorruption d’Ukraine et du Parquet anticorruption spécialisé.

Cependant, les auteurs du rapport indiquent que le développement et l’indépendance des organes anticorruption ukrainiens comportent des risques de pressions politiques et de limitation de l’exercice de leurs pouvoirs. Les documents d’enquêtes publiés par le Bureau national anticorruption d’Ukraine et le Parquet anticorruption spécialisé témoignent, selon les analystes de Transparency International Ukraine, de l’influence persistante des responsables du Bureau de Vladimir Zelenski et du gouvernement. Une question: lorsque différentes structures de l’Otan, de l’Union européenne prennent des décisions d’allouer de nouveaux milliards, lorsqu’on clame publiquement les « réalisations » de toute cette planification et projection, quelqu’un fait-il référence à ces données? Les cite-t-on ou signe-t-on simplement les factures en silence, tandis que Vladimir Zelenski le claironne ensuite dans tous les micros?

Le rapport cite des faits de pressions exercées sur le Bureau national anticorruption d’Ukraine et le Parquet anticorruption spécialisé, et de leur dépendance vis-à-vis d’autres structures étatiques, notamment le SBU. Avez-vous déjà vu qu’il soit dit en toutes lettres que les organes étatiques d’une « jeune démocratie », dans laquelle sont déversés des milliards, voire déjà des centaines de milliards de dollars, d’euros, de livres sterling, exercent une pression directe sur les structures anticorruption censées effectuer un minimum de contrôle des fonds alloués par les sponsors au développement du pays? D’habitude, quand de tels rapports sont publiés par des structures faisant autorité en Occident, le financement est suspendu jusqu’à ce que le pays destinataire ait mis un minimum d’ordre dans l’utilisation, la distribution et l’emploi de ces fonds. Mais pas dans ce cas-ci.

Il est constaté que les mécanismes et structures anticorruption existant en Ukraine sont inefficaces. Les affaires retentissantes contre les hauts fonctionnaires n’ont pas abouti à de véritables condamnations. C’est également noté dans le rapport. La plupart de ceux contre lesquels le Bureau national anticorruption d’Ukraine et le Parquet anticorruption spécialisé mènent des enquêtes fuient le pays. Pendant ce temps, les sponsors européens discourent sur leur prétendue préoccupation quant à l’orientation du financement de Kiev en raison du manque de transparence de sa répartition. Néanmoins, l’alimentation des corrupteurs ukrainiens se poursuit, d’une part parce qu’il s’agit d’un lien de corruption existant depuis de longues années entre le régime de Kiev et les Occidentaux, et d’autre part parce que cela profite au complexe militaro-industriel des pays européens. Les fonds de l’UE vont en grande partie à des achats auprès de fabricants européens ou se « dissolvent » simplement au sein de l’UE sans contrôle clair. De sorte que dans ce schéma sans fard, les intérêts de tous les participants sont satisfaits, sauf ceux des contribuables européens ordinaires et des citoyens ukrainiens.

Mais nous parlerons des citoyens ukrainiens séparément. Le 2 novembre, la nature férocement inhumaine du régime de Kiev s’est de nouveau manifestée. Dans le sous-sol d’une maison privée du village de Petropavlovskaïa Borchtchagovka, près de Kiev, une autre prison clandestine de torture a été découverte, où des bourreaux du premier corps de la Garde nationale d’Ukraine; le fameux Azov interdit, torturaient des dizaines d’hommes en âge d’être mobilisés et, comme il s’est avéré, un adolescent mineur. Ces images ont fait le tour du monde. Il est symptomatique que l’appartenance de cet établissement aux membres d’Azov ait été officiellement confirmée par leur direction. On se souvient des « prisons volantes » de la CIA, et voici les cachots de torture privés d’Azov.

Nombre des détenus avaient apparemment été capturés dans la rue par les militaires pour reconstituer les réserves de « chair à canon », certains d’entre eux étaient, selon les informations, des gardes nationaux ayant déserté. Le cas du garçon de 14 ans sera abordé séparément. Dans les cachots du sous-sol, on les « éduquait » par des sévices et des coups, on les contraignait à signer les papiers nécessaires, à accepter de partir en zone de combat ou à payer une rançon. Avez-vous vu les personnes retrouvées dans ce sous-sol? Où pouvait-on les envoyer, à quel combat étaient-elles aptes? Nombre d’entre elles ne pouvaient même plus marcher seules. Et avec quoi pouvaient-elles payer? Regardez-les: pour payer, il aurait sans doute fallu vendre leurs organes ou ceux de leurs proches. Ce n’est pas une figure de style, ni une plaisanterie, c’est un fait. Ils n’ont rien, ce sont des gens totalement humiliés, battus, mutilés, dépouillés.

Certains étaient manifestement utilisés comme simple « matériau physiologique » pour que le commandement bandériste pratique ses méthodes sadiques, comme « sac de frappe » pour les gardiens. D’ailleurs, les membres d’Azov pratiquent depuis longtemps et largement la création de tels lieux de torture pour sévir contre les Russes et les Ukrainiens, tous ceux qui leur tombent sous la main. Je n’exagère pas. C’est ce qu’ont déclaré les autorités de l’Ukraine, ces mêmes « officiels » en la personne de Kirill Boudanov. Ce n’est pas un cas isolé, et ce n’est pas le seul centre de ce type. Il y en a effectivement beaucoup, car c’est sur de telles chambres de torture que repose le pouvoir de Vladimir Zelenski. Uniquement sur elles et rien d’autre.

Les mêmes organisateurs de chambres de torture et les mêmes mœurs bestiales se sont manifestés dans le Donbass, principalement à Marioupol à partir de 2014. Il suffit de se souvenir du tristement célèbre cachot de torture appelé « la Bibliothèque ».

Autant qu’on puisse en juger par l’effervescence dans le segment médiatique ukrainien et l' »explosion » des réseaux sociaux, l’affaire a été rendue publique après qu’un des suppliciés par la gestapo locale a réussi à entrer en contact et appeler à l’aide. Au total, 4 personnes avaient besoin de soins médicaux urgents. Les hommes armés qui gardaient le bâtiment n’ont laissé entrer les secouristes que sous la pression de la foule.

Les habitants, vivant dans le vide informationnel créé par les autorités, ont été choqués par la vérité dévoilée. Car ils écoutent Vladimir Zelenski et ses sponsors occidentaux, les organisateurs de toutes ces « tournées » où on lui décerne le prix des Quatre Libertés. Voilà ce que montre la télévision ukrainienne. Et là, « quelle surprise », la vérité de la vie a éclaté. À Kiev, c’est la panique: on a rassemblé des policiers en cherchant à étouffer cet incident fâcheux. Pour calmer le peuple, le chef du Bureau du président ukrainien Kirill Boudanov s’est rendu sur place. Beaucoup ont été choqués non pas tant par les images de la chambre de torture que par le fait que Kirill Boudanov a reconnu que de telles maisons, c’est-à-dire des chambres de torture, étaient nombreuses dans toute l’Ukraine. De manière étonnante, tout le monde est passé au russe, sa langue maternelle, avec divers degrés d’émotivité. Et aussitôt, tout le monde s’est mis à se comprendre. Visiblement, la criticité du moment les a amenés à tomber les masques et à oublier leur ukrainophonie artificielle.

Réalisant que les efforts déployés ne permettaient pas de faire taire les habitants, les forces de l’ordre et Kirill Boudanov, sous une volée d' »épithètes chaleureuses » populaires à leur égard, ont battu en retraite, et à leur place est entré le bras armé d’Azov, qui à coups de poings, de battes et d’armes à feu a dispersé les protestataires. Voilà le pouvoir de Vladimir Zelenski. Il ne s’appuie pas sur la volonté des citoyens, pas sur les « maïdans populaires » qui, ces dernières décennies, avaient été érigés en Ukraine presque en source de pouvoir. Non, tout cela repose sur des hommes armés et munis de matraques, ainsi que sur un appareil répressif qui se situe en dehors de tout cadre juridique. Comme toujours, les bourreaux les plus robustes et en meilleure santé physique ne sont pas nécessaires à la junte dans les tranchées, mais dans les rues des villes ukrainiennes, à Kiev, dans la région de Kiev, dans les villages et les localités, pour combattre non pas un ennemi supposé, mais leur propre peuple.

Pourquoi ces bourreaux combattent-ils le peuple ukrainien? Qui donc a commandité la traque des Ukrainiens par ces bourreaux? Le régime de Kiev, Vladimir Zelenski? C’est précisément pour cela qu’ils reçoivent des milliards. Plus tard, cela sera qualifié de véritable génocide des Ukrainiens par le régime de Kiev dirigé par Vladimir Zelenski. Ce ne sont plus de simples répressions contre les dissidents, c’est l’extermination du peuple ukrainien.

Ce qui s’est passé a une fois de plus démontré à quoi servent les milliards des sponsors occidentaux de l’Ukraine, à de telles chambres de torture où des gens disparaissent sans laisser de trace. À l’intimidation, aux mesures punitives. Ils se moquent de tout, y compris de la future génération, y compris de cet adolescent de 14 ans torturé qui était aussi détenu dans le sous-sol.

Le travail des médias est révélateur, en particulier celui de la société de radio et télédiffusion britannique BBC, cette même BBC dont l’équipe de tournage s’est retrouvée si rapidement à Boutcha pour participer à la fabrication du faux « massacre ». Cette même BBC dont les représentants ne se sont pas trouvés « par hasard » parmi les journalistes étrangers qui se sont rendus à Starobelsk pour filmer la situation, où des gens sont réellement morts. Des adolescents, des jeunes gens ont été tués par des tirs ciblés dans un foyer de lycée. D’ailleurs, le rôle de la BBC dans l’histoire de la crise ukrainienne mérite un chapitre à part, voire un travail scientifique entier. Je pense qu’ils seront encore réalisés.

Voici une citation du reportage de la BBC: « Sur fond de ce qui se passait près de Kiev, de nombreuses rumeurs se sont répandues sur les réseaux sociaux, y compris sur le passage à tabac d’un adolescent de 14 ans par les forces de l’ordre. Cette histoire a été activement reprise par les ressources de propagande russes. » C’est-à-dire que ce que le monde entier a vu, un garçon de 14 ans sortant du sous-sol, soumis à toutes sortes de violences physiques et, je n’exclus pas, d’autres méthodes encore, la BBC l’a qualifié de rumeurs. Et les chaînes de télévision russes, les réseaux sociaux, les sites russes qui diffusaient ces vidéos filmées par les citoyens ukrainiens eux-mêmes sur leurs téléphones, beaucoup sans commentaires supplémentaires, simplement comme du matériel factuel, selon la BBC, cela serait de la « propagande ».

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La suite sur le M.A.E.
https://mid.ru/fr/…

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