Par Rami Abou Reida
J’ai écrit ce texte hier après-midi, au début des premières pluies légères, qui annonçaient l’arrivée de la dépression météorologique. Je ne l’ai pas publié, car j’étais occupé à essayer de me préparer et à prendre toutes les précautions possibles pour affronter cette nouvelle épreuve.
𝗖𝗘𝗦 𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗦’𝗔𝗠𝗨𝗦𝗘𝗡𝗧 𝗔𝗩𝗘𝗖 𝗟’𝗘𝗔𝗨 𝗗𝗘 𝗣𝗟𝗨𝗜𝗘…
Ils jouent avec l’eau de pluie et chantent, heureux de voir les premières gouttes tomber sur les camps de déplacés. Ils ne savent pas encore que ces gouttes qui les réjouissent aujourd’hui pourraient devenir un poids demain.
L’hiver ne fait que commencer. Lorsque les pluies deviendront plus fortes, cette joie se transformera en épreuve. Les vieilles tentes seront inondées, le froid mordra les petits corps des enfants, et les rires feront place à un silence caché derrière le froid et l’humidité.
𝗨𝗡𝗘 𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗖𝗘 𝗔̀ 𝗤𝗨𝗜 𝗟’𝗢𝗡 𝗔 𝗩𝗢𝗟𝗘́ 𝗦𝗢𝗡 𝗜𝗡𝗡𝗢𝗖𝗘𝗡𝗖𝗘.
Pour les déplacés, l’hiver n’apporte que douleur et souffrance, mêlées à la nostalgie d’une vie qui n’est plus…
06 Novembre 2026
Source : auteur
https://www.facebook.com/RamiAbouReida
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