Par Gabriel Hagai
Ceux qui mettent en doute les chiffres des victimes du génocide à Gaza pour la raison qu’ils sont donnés par le Hamas devraient aussi mettre en doute le nombre des victimes du 7 octobre, vu qu’il n’est basé que sur les chiffres donnés par le Gouvernement Israélien. Personnellement, je ne remets aucun de ces chiffres en doute.
De plus, une part importante des victimes israéliennes du 7 octobre ont été tués par Tsahal lui-même, en vertu de la Directive Hannibal. Les témoignages dénonçant ceci ont très vite disparu quelques jours après, nettoyés par la censure sioniste.
Et contrairement au discours hasbaratique victimaire, la vague d’antisémitisme actuelle n’a pas commencé le 7 octobre. Au contraire, il y a eu un énorme élan mondial de compassion et de solidarité envers les Israéliens suite à cet événement dramatique. Dès le lendemain, le capital sympathie d’Israël était au plus haut dans les opinions publiques internationales. Tous alors avaient de la peine pour les juifs. La roue n’a commencé à tourner qu’à partir du début de l’opération militaire israélienne contre Gaza, lorsque des dizaines de milliers de victimes civiles palestiniennes ont commencé à apparaître dans les informations.
C’est à ce moment-là que l’antisémitisme a bondi, malheureusement dû à l’amalgame (encouragé par la propagande hasbaratique) entre Israéliens et juifs, où tout juif est considéré comme un Israélien en puissance, comme un soutien inconditionnel de la politique sioniste hégémoniste. La vague d’antisémitisme actuelle n’a pas commencé le 7 octobre, mais est la conséquence directe des exactions génocidaires commises par Tsahal à Gaza sous les ordres de Netanyahou.
Netanyahou, pour qui le massacre du 7 octobre a profité doublement : il lui a permis de trouver une excuse pour raser Gaza tout en étant débarrassé de nombreux gauchistes défenseurs de la cause palestinienne.
Parallèlement, l’accusation gratuite d’antisémitisme envers toute personne qui dénonce le génocide perpétué par Tsahal à Gaza est scandaleux. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme, affirmer le contraire serait un sophisme. Il faut choisir le bon côté de l’Histoire, celui du côté de l’être humain et de la justice pour tous.
Source : auteur
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