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Par Karine Bechet
Source : RT
La mairie de Thil, en Lorraine, a annulé l’ouverture officielle d’un mémorial dédié aux résistantes soviétiques, sous la pression de groupes ukrainiens. Les diplomates russes et biélorusses ont tout de même inauguré le monument le 26 septembre, selon TASS. Pour la juriste Karine Bechet, la russophobie prend les couleurs du néonazisme.
Encore une occasion ratée. On ne les compte plus, mais celle-ci est particulièrement symbolique. Une occasion de se ressouder autour de l’histoire, de remettre « l’église au milieu du village », de revenir à la raison.
Mais la raison n’a plus sa place, quand le fanatisme règne. L’église doit s’écarter au chant de Dieu est mort, tout est permis. Et les villages de France baignent dans des relents moribonds, que Maupassant décrit parfaitement dans Boule de suif : « Il y avait cependant quelque chose dans l’air, quelque chose de subtil et d’inconnu, une atmosphère étrangère intolérable, comme une odeur répandue, l’odeur de l’invasion. »
Jugez-en par vous-même.
Le 27 septembre, un mémorial devait être officiellement ouvert dans la ville de Thil, à la mémoire de ces femmes russes et biélorusses, qui avaient réussi à s’échapper dans la nuit du 8 au 9 mai 1944 du seul camp nazi construit dans la France non annexée, pour rejoindre le maquis et épauler la Résistance française.
Mais cela a dérangé les activistes ukrainiens en France, autant que l’ambassade d’Ukraine. Donc les autorités françaises ont docilement annulé l’ouverture officielle du mémorial.
L’argument est simple : il n’est pas acceptable que des officiels russes et biélorusses soient présents. Or, sans eux, c’est impossible.
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