© UNOCHA. Un Palestinien se tient au milieu des décombres de sa maison à Al Jiftlik-Abu al ‘Ajaj, dans la région de Jéricho.
Par ONU Info
Source : ONU Info
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit lundi gravement préoccupé par la décision, rapportée par les médias, du cabinet de sécurité israélien d’autoriser une série de mesures administratives et coercitives dans les zones A et B de la Cisjordanie occupée.
Cisjordanie occupée : @antonioguterres s'inquiète des informations faisant état d'une décision israélienne d'autoriser des mesures administratives et coercitives dans les zones A et B
— ONU Info (@ONUinfo) February 9, 2026
"Cela pourrait compromettre davantage les perspectives d'une solution à 2 États" https://t.co/OFNzsSE8Hg
En vertu des accords de paix d’Oslo, la Cisjordanie est divisée en zones A, B et C. La zone A couvre les grandes villes palestiniennes, sous contrôle civil et sécuritaire de l’Autorité palestinienne. La zone B comprend la plupart des autres localités palestiniennes, avec une administration civile palestinienne mais un contrôle sécuritaire israélien. La zone C, sous contrôle israélien total, entoure ces deux zones.
Selon la presse, le cabinet de sécurité israélien a approuvé une série de règles devant permettre de renforcer le contrôle sur les zones administrées par l’Autorité palestinienne, selon un communiqué publié dimanche 8 février. D’après le texte, les réglementations datant de l’époque où la Jordanie administrait la Cisjordanie, avant 1967, et qui interdisaient aux juifs d’acheter des terres doivent être supprimées. L’Autorité palestinienne à Ramallah a condamné cette décision.
Colonies dépourvues de valeur juridique
Le chef de l’ONU « avertit que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet les perspectives d’une solution à deux États » a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse.
Le Secrétaire général réitère que « toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, ainsi que le régime et les infrastructures qui leur sont associés, sont dépourvus de validité juridique et constituent une violation flagrante du droit international, y compris des résolutions pertinentes des Nations Unies ».
« De telles actions, y compris la présence continue d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, sont non seulement déstabilisatrices, mais aussi – comme l’a rappelé la Cour internationale de Justice – illégales », a ajouté son porte-parole.
Le Secrétaire général a appelé Israël « à revenir sur ces mesures » et toutes les parties « à préserver la seule voie vers une paix durable, à savoir une solution négociée à deux États », conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et au droit international.
A Gaza, l’aide continue malgré les obstacles

© UNOCHA. Des enfants, dont les familles ont perdu leur maison à cause de la guerre à Gaza,
traversent un camp boueux à Jabalya.
Concernant la situation sur le terrain à Gaza, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a indiqué lundi que l’ONU et ses partenaires continuent de distribuer des centaines de milliers de repas chaque jour, ainsi que des aides financières et des rations mensuelles, malgré les obstacles persistants.
Les organisations humanitaires chargées de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement soulignent que la ville de Gaza continue de faire face à une grave pénurie d’eau potable et d’eau à usage domestique. Ceci malgré la récente réouverture de la vanne de la conduite d’approvisionnement en eau de Mekorot, qui relie Israël à Gaza pour l’approvisionnement en eau douce. Seuls 6 000 mètres cubes parviennent chaque jour aux habitants de la ville, avec d’importantes pertes d’eau dans les zones difficiles d’accès.
Pour atténuer cette pénurie, l’ONU et ses partenaires ont augmenté la production d’eau et les livraisons par camion à partir de puits d’eau souterraine et d’usines de dessalement du secteur privé, a précisé le porte-parole du Secrétaire général lors d’un point de presse. Depuis la fin du mois dernier, les partenaires des Nations Unies ont distribué plus de 100 000 jerricans d’eau, plus de 700 000 savons et plus de 25 000 kits d’hygiène, plus de 400 latrines familiales et 250 kits anti-poux dans toute la bande de Gaza.

© UNMAS. L’UNMAS procède à une évaluation des risques liés aux explosifs
dans une base logistique à Rafah, dans le sud de Gaza.
Evaluation des risques liés aux engins explosifs
Parallèlement, les partenaires de la lutte antimines indiquent qu’en une semaine, jusqu’à mercredi dernier, ils ont mené plus de 200 évaluations des risques potentiels liés aux engins explosifs afin de faciliter le déblaiement des décombres. Cela s’ajoute au soutien qu’ils apportent pour sécuriser les mouvements et les opérations humanitaires dans un environnement très difficile.
La semaine dernière, ils ont également sensibilisé plus de 10 000 enfants et adultes aux risques liés aux engins explosifs. Ils soulignent que ce risque reste majeur, car 33 incidents impliquant des engins explosifs ont été signalés depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre de l’année dernière, faisant neuf morts et 65 blessés.
« Nos collègues humanitaires ajoutent que les restrictions, notamment celles concernant l’entrée d’articles classés comme ‘à double usage’ ou non humanitaires, continuent d’entraver la réponse humanitaire », a dit Stéphane Dujarric. Ces articles comprennent des pièces de rechange et certains matériaux de construction pour les abris.
« La radiation de certaines ONG internationales importantes et les restrictions imposées à l’UNRWA et à d’autres agences des Nations Unies compromettent également les opérations humanitaires », a-t-il ajouté.
Source : ONU Info
https://news.un.org/fr/…
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