Par Rami Abou Reida

Ces jeunes garçons ont fourni un effort considérable, avec leurs corps frêles, leurs outils rudimentaires et leur immense volonté, pour nettoyer un petit espace au milieu des décombres et de la destruction, et en faire un terrain, ou plutôt un semblant de terrain, de volley-ball.

Ils ont fabriqué leur filet avec deux morceaux de fer qu’ils ont récupérés sous les décombres, ainsi qu’avec quelques fils et de vieilles cordes nouées les unes aux autres pour séparer les deux espaces de jeu.

Rien ne poussait ces jeunes garçons, sinon leur passion pour la vie, leur amour du jeu et cette énergie innocente de l’enfance qui ne pense qu’à la joie et à la vie.

Quand on regarde cette scène d’en haut, on ressent à la fois de la joie, de la colère et de la tristesse. Les émotions se mélangent et s’entremêlent, jusqu’à nous faire presque perdre pied dans l’inconscient.

Pourquoi nos enfants doivent-ils vivre leurs plus beaux moments de jeu dans un endroit dangereux, au milieu des décombres et des ruines ?

On se réjouit de leur passion, de leur résistance, de leur patience et de leur volonté. On est heureux de les voir achever, de leurs petites mains, l’aménagement de leur terrain. Puis la colère nous gagne, parce que le monde reste silencieux face à toutes ces atrocités.

Même pour tracer les limites du terrain, ils n’avaient rien d’autre que des morceaux de pierres. Ces pierres étaient autrefois des murs ou des toits de maisons qui les abritaient.

Mais, malheureusement, elles peuvent devenir dangereuses pour eux si l’un d’eux tombe dessus pendant le jeu.

Et pourtant, ce petit espace était une œuvre d’art dessinée au milieu des décombres et de la destruction, comme une rose qui aurait poussé parmi les épines.

Nos enfants ont le droit à l’éducation et au jeu. Ils ont le droit à un logement digne, à une école sûre, à la joie, à l’amour et à la tendresse.

Et, avant tout, eux comme nous tous, nous avons 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗲́𝗴𝗶𝘁𝗶𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗽𝗮𝗶𝘅.

Rami Abou Reida

3 octobre 2026

𝗠𝗲𝘀 é𝗰𝗿𝗶𝘁𝘀… 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗺𝗮 𝘁𝗲𝗻𝘁𝗲, à 𝗔𝗹-𝗠𝗮𝘄𝗮𝘀𝗶, 𝗞𝗵𝗮𝗻 𝗬𝗼𝘂𝗻è𝘀

Source : auteur
https://www.facebook.com/RamiAbouReida

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