Par le CPI
Centre Palestinien d’Information
Le médecin détenu dans la prison d’Ofer, Dr. Mazen Rantissi, a révélé à son avocate Saja Masharqa, de la Commission Générale de Lutte contre la Torture, lors d’une visite qu’elle lui a effectué des détails sur le traitement cruel et la négligence médicale systématique à l’intérieur de la prison.
Le Bureau de l’Information des Prisonniers, qui a rapporté le témoignage, a expliqué dans un communiqué publié ce dimanche, que le médecin palestinien était complètement privé de ses médicaments, en raison du refus de l’administration pénitentiaire de les fournir, et que les visites médicales se limitent à une procédure formelle consistant à mesurer le pouls à travers la grille de la cellule.
Dr. Rantissi a indiqué que son poids avait considérablement diminué en raison de la fourniture de repas de mauvaise qualité, impropres à la consommation et en quantités insuffisantes, en plus des mesures répressives quotidiennes auxquelles les prisonniers sont soumis.
Il a ajouté que les forces d’occupation le forcent à sortir de la cellule en marchant courbé et les mains menottées au milieu des insultes, tout en obligeant les prisonniers à s’agenouiller quatre fois par jour lors des opérations de fouille et de comptage.
Dr. Rantissi a décrit les cellules surpeuplée avec 10 détenus retenus dans un espace ne pouvant accueillir que six lits, en plus des incursions répétées qui incluent des passages à tabac et des tirs de gaz lacrymogène. Le manque de soleil et d’aération ainsi que l’absence de produits de nettoyage participent à la prolifération des insectes et de la moisissure, au moment où les détenus sont privés de changer de vêtements depuis le moment de leur arrestation.
Dans un contexte connexe, l’Association du Club des Prisonniers Palestiniens a précédemment déclaré que les autorités d’occupation continuent de consolider une politique systématique basée sur la documentation et la diffusion de scènes de torture et de maltraitance des prisonniers, dans le but de l’exhibition et de l’humiliation publiques et de transformer le crime en un outil pour approfondir la politique d’extermination.
Des rapports de droits humains ont signalé une intensification des violations systématiques contre les prisonniers palestiniens dans les prisons d’occupation, confirmant que la torture, les mauvais traitements et les décès en détention sont devenus une réalité récurrente de plus en plus documentée, en l’absence de toute véritable responsabilité.
Le Club des prisonniers palestiniens a enregistré, à la mi-juillet dernier, 3600 cas d’arrestation en Cisjordanie depuis le début de l’année 2026, ainsi que des milliers de cas de détentions sur le terrain, dans le cadre d’une politique israélienne visant à élargir le cercle des arrestations et des mauvais traitements collectifs.
Selon les dernières données publiées par les institutions des prisonniers, le nombre de prisonniers dans les prisons d’occupation a dépassé 9400 détenus, dont 3244 en détention administrative, sans inclure ce nombre les détenus retenus dans les camps affiliés à l’armée d’occupation.
Source : CPI
https://french.palinfo.com/…
Notre dossier Palestine
Notre dossier prisonniers

