Rapport du CPI
Centre palestinien de l‘information
Le président sud-coréen Lee Jae-myung a suscité une vive réaction après avoir publié un commentaire sur la plateforme X concernant une vidéo montrant des soldats sionistes jetant le corps d’un palestinien du toit d’un immeuble en Cisjordanie, une scène qui a remis sur le devant de la scène l’un des crimes récurrents commis par l’entité génocidaire à l’encontre des corps des palestiniens.


Dans un tweet en coréen, Myung a écrit : « Il faut vérifier si cela est vrai et, le cas échéant, quelles mesures ont été prises. Ce que nous considérons comme des crimes tels que le recours forcé aux « femmes de joie », l’extermination des Juifs ou les massacres en temps de guerre n’est pas différent de cela », faisant ainsi clairement référence à des violations graves du droit international humanitaire.
« Si cela est vrai et, quelles mesures ont été prises » Lee Jae-myung
Crime non oublié

Bien que la vidéo soit devenue virale récemment, l’incident remonte en réalité à septembre 2024, lorsque les forces sionistes ont mené une opération militaire dans la ville de Qabatiya, au nord de la Cisjordanie. Au cours de cette opération, les forces de l’entité ont encerclé une maison où plusieurs Palestiniens étaient retranchés, avant d’annoncer par la suite la mort de trois d’entre eux.
Mais ce qui a provoqué un choc généralisé à l’époque, ce n’était pas seulement le nombre de martyrs, mais aussi les scènes montrant des soldats jetant les corps des morts un à un du toit du bâtiment jusqu’au sol, un comportement que les organisations de défense des droits de l’homme ont qualifié de mutilation des corps et de violation flagrante de la dignité des morts.


Face à la nouvelle diffusion de la vidéo, Rami Abdo, directeur de l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme, a clarifié la chronologie de l’incident, soulignant que la vidéo ne documente pas un événement récent comme le laissent entendre les rumeurs, mais remonte plutôt à 2024, lorsque « les forces sionistes ont jeté les corps de trois Palestiniens l’un après l’autre d’une maison assiégée à Qabatiya ».
À l’époque, l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme avait appelé à une enquête internationale urgente et efficace sur l’incident au cours duquel l’armée d’occupation siooniste avait jeté les corps de martyrs palestiniens du toit d’une maison à Qabatiya, au nord de la Cisjordanie occupée, le jeudi 19 septembre 2024, un incident horrible qui s’ajoute à la série d’atrocités et de crimes graves qui continuent dans le territoire palestinien occupé.
Vidéo choquante
L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a dénoncé des images vidéo choquantes montrant des soldats sionistes jetant les corps de Palestiniens du toit d’une maison après un raid sur la ville de Qabatiya, près de Jénine. Les images montrent trois Palestiniens piégés dans un bâtiment de deux étages, qui est ensuite bombardé d’obus incendiaires « Energa » avant d’être tués et leurs corps mutilés après avoir été jetés du toit.
Les vidéos montrent trois soldats de l’entité génocidaire escaladant le toit de l’immeuble, poussant les corps vers le bas, puis les jetant un par un. Dans une séquence, on voit un soldat donner un coup de pied à un corps jusqu’à ce qu’il tombe du rebord.
L’enfant de Tubas
La résurgence de cet incident s’inscrit dans un contexte plus large d’escalade sioniste en Cisjordanie, où les rapports faisant état de violations similaires sont de plus en plus fréquents.

Le Centre palestinien pour les droits de l’homme a condamné un autre incident survenu à Tubas, au cours duquel le corps de Majed Fida Abu Zeina, un jeune homme de 17 ans résidant dans le camp d’Al-Far’a, a été mutilé après sa mort lors d’une opération militaire, considérant cet acte comme une grave violation des règles du droit international humanitaire.

Le centre a souligné que ces pratiques ne peuvent être considérées comme des incidents isolés, mais s’inscrivent plutôt dans un schéma récurrent de traitement dégradant des cadavres, en l’absence de toute responsabilité effective, et a appelé à l’ouverture d’enquêtes internationales indépendantes qui permettent de demander des comptes aux responsables.
L’implication du président d’un pays de la taille de la Corée du Sud dans la réaction à cet incident témoigne de l’intérêt international croissant qu’il suscite, notamment en établissant un lien entre cet incident et des crimes historiques majeurs, ce qui ajoute une dimension politique et morale qui dépasse les limites de la couverture médiatique traditionnelle.
Les propos du président sud-coréen ont suscité la colère des génocidaires sionistes, les médias hébraïques l’attaquant tout en tentant de justifier ce crime odieux et en affirmant qu’il était ancien, même s’il a été répété de nombreuses fois à Gaza et en Cisjordanie.
Bien que l’incident remonte à environ deux ans, le besoin le plus urgent demeure de veiller à ce que l’occupant soit tenu responsable de ses crimes et de s’assurer qu’il soit obligé de respecter les règles de la guerre et de cesser de commettre ces crimes odieux.
Source : CPI
https://french.palinfo.com/rapports/…
Notre dossier Palestine

