Par le CPI

Gaza- CPI

Derrière les chiffres et les communiqués officiels se cache une tragédie humaine silencieuse. Le ministère de la Santé palestinien a pris la parole, ce samedi, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « campagnes de désinformation » visant son travail, tout en rappelant une réalité choquante : plus de 21 000 malades sont aujourd’hui bloqués à Gaza, dans l’impossibilité de recevoir les soins vitaux dont ils ont besoin à l’étranger.

Le ministère a fermement rejeté les accusations remettant en cause la gestion des transferts médicaux, les qualifiant de sans fondement. Pour les autorités sanitaires, pointer du doigt l’administration est une manière de détourner l’attention de la cause réelle du problème : le blocus persistant des points de passage par l’armée d’Occupation « nazie sioniste ».

Le ministère a fustigé le non respect de l’engagement envers la situation humanitaire affectant le secteur sanitaire, évoquant l’ampleur du désastre en publiant des chiffres alarmant:

420 patients seulement ont pu être évacués au cours des six derniers mois. Cela représente une moyenne dérisoire de moins de 70 personnes par mois. Tandis que 21 500 malades sont toujours sur liste d’attente, luttant chaque jour pour leur survie.

Pour ceux qui sont en soins intensifs ou dans un état critique, l’attente est souvent synonyme de condamnation. En l’absence d’un couloir humanitaire sûr et rapide, ces patients voient leurs chances de guérison s’évaporer jour après jour.

Le ministère a tenu à mettre en garde contre les rumeurs qui cherchent à briser le lien de confiance entre la population et les structures de santé. Il rappelle que les équipes médicales sur place opèrent dans des conditions « d’une complexité extrême », manquant de tout, mais restant déterminées à soigner.

Il a insisté : « Nos équipes sont prêtes à la transparence totale », indique le communiqué, invitant les institutions spécialisées à venir constater le travail de la commission des transferts. Celle-ci, composée de 12 experts de différentes spécialités, affirme travailler selon des critères d’intégrité stricts malgré la pression constante.

Enfin, le ministère appelle les médias et l’opinion publique à ne pas se laisser tromper par des récits qui cherchent à dédouaner l’Occupation « fasciste sioniste » de ses responsabilités. L’urgence n’est pas à la polémique, mais à l’ouverture immédiate des accès pour sauver les malades et les cas humanitaires.

Source : CPI
https://french.palinfo.com/…

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