Communiqué de l’UJFP
Halte à la criminalisation de la solidarité avec la Palestine !
Olivia Zémor, présidente d’Europalestine, vient de subir une condamnation ahurissante de la part du Tribunal Correctionnel de Paris : 2 ans de prison avec sursis, 5 ans d’inéligibilité, une amende très lourde, une inscription au fichier du terrorisme … Quelques jours auparavant, son mari, Nicolas Shashahani avait été arrêté chez lui à 6 heures du matin et mis en garde à vue.
Les prétextes de cette persécution politique sont dignes du Maccarthysme. Il s’agit de criminaliser une opinion. Il s’agit d’interdire de dire les faits : que le peuple palestinien a été expulsé de chez lui de façon délibérée en 1948, que Gaza est une cage à ciel fermé régulièrement bombardée depuis 2007, qu’un génocide d’une férocité inouïe se déroule là-bas avec la complicité politique, économique, militaire, médiatique et judiciaire de la plupart des pays occidentaux.
Ce jugement traduit un détournement honteux du concept juridique de terrorisme qui s’ajoute à l’instrumentalisation de l’antisémitisme. L’accumulation des textes de loi liberticides aboutit à criminaliser toutes celles et ceux qui refusent la version des génocidaires et de leurs soutiens concernant le 7 octobre 2023. Ce jugement est une atteinte frontale à la liberté d’expression.
Nous vivons une période où Nétanyahou et Trump s’acharnent à détruire tout ce qui ressemble de près ou de loin au droit international afin de pouvoir impunément semer la guerre, la mort et les destructions partout dans le monde.
Avec ce jugement, la justice française tourne totalement le dos à ce droit international. Déjà avec la circulaire Alliot-Marie, elle avait tenté de criminaliser le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’État d’Israël. Et elle avait été totalement désavouée par la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) qui avait lourdement condamné la France en rappelant que le boycott était une action citoyenne tout à fait légitime.
Tou.tes ensemble, nous pouvons renouveler un tel succès contre les lois liberticides.
L’UJFP apporte sa solidarité à Olivia Zémor et à tous les soutiens aux droits du peuple palestinien.
L’UJFP participera avec d’autres à l’engagement contre cette tentative de museler et de criminaliser ce soutien.
Elle dénonce une fois de plus la dérive de la politique française dont la complicité avec les génocidaires est chaque jour plus évidente.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 27 mars 2026
Source : UJFP
https://ujfp.org/…

