Par le CPI

Centre palestinien d’information

Dans une décision qualifiée de la plus grave depuis des années dans le domaine humanitaire, l’entité génocidaire a annoncé la suspension des activités de dizaines d’organisations humanitaires internationales et locales dans les territoires palestiniens occupés, en particulier dans la bande de Gaza. Cette décision est entrée en vigueur au début de l’année, dans un contexte humanitaire qualifié de catastrophique en raison de la guerre et du blocus incessants.

La décision, qui concernait des organisations humanitaires actives dans les domaines médical, alimentaire et des droits de l’homme à Gaza et en Cisjordanie, était fondée, selon la version sioniste, sur des considérations sécuritaires et administratives et sur de nouvelles exigences en matière d’autorisation. Cependant, les organisations humanitaires l’ont qualifiée de mesure politique visant à restreindre l’aide et à contrôler les voies d’acheminement de l’aide dans l’une des pires crises humanitaires au monde.

Conséquences humanitaires directes

Depuis l’annonce de cette décision, les agences humanitaires ont averti que la suspension des activités de ces organisations entraînerait l’interruption de services vitaux dont dépendent des centaines de milliers de civils, notamment les soins de santé primaires, la distribution de nourriture et d’eau potable, le soutien psychologique et la protection des enfants et des femmes.

Des sources humanitaires à Gaza ont confirmé au correspondant du Centre palestinien d’information qu’un certain nombre de cliniques de terrain et de centres de distribution d’aide avaient déjà été contraints de réduire leurs activités ou de fermer en raison de l’absence de personnel international et du financement qui y est associé.

Un expert en affaires humanitaires travaillant avec des organisations internationales a déclaré que « cette décision n’est pas seulement une mesure administrative, mais qu’elle se traduit sur le terrain par davantage de famine, de maladie et d’absence de protection », ajoutant que Gaza connaît déjà un effondrement quasi total de son système de santé et de services et que toute réduction supplémentaire de l’aide pourrait avoir des conséquences mortelles.

« cette décision se traduit sur le terrain par davantage de famine,

de maladie et d’absence de protection »

Positions juridiques et relatives aux droits humains

Les organisations de défense des droits humains ont qualifié cette décision de violation flagrante du droit international humanitaire, qui oblige la force d’occupation à faciliter l’accès de l’aide humanitaire à la population civile et à ne pas l’entraver.

Elles ont souligné que les nouvelles conditions d’octroi des licences, qui exigent la communication d’informations sensibles sur le personnel et le financement, constituent une menace directe pour la sécurité des équipes humanitaires et portent atteinte aux principes d’indépendance et d’impartialité.

Ahmed Abu Zuhri, expert en droit international humanitaire, a affirmé que « le fait d’empêcher ou de restreindre le travail des organisations humanitaires dans le contexte d’un conflit armé peut constituer un crime s’il prive les civils de leurs besoins fondamentaux », soulignant que la sécurité ne peut être utilisée comme prétexte pour imposer un contrôle politique sur les opérations de secours.

Réactions palestiniennes et internationales

L’Autorité palestinienne a condamné cette décision, la qualifiant de nouvel épisode dans une politique systématique visant à tarir les sources d’aide humanitaire et à aggraver les souffrances humaines dans la bande de Gaza. Elle a appelé la communauté internationale à agir de toute urgence pour protéger le travail des organisations humanitaires et garantir la poursuite de l’aide sans restriction.

Les États et les organisations internationales ont quant à eux exprimé leur profonde inquiétude quant aux conséquences de cette décision, avertissant que la perturbation du travail des organisations humanitaires entraînerait une nouvelle détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire. Ils ont souligné dans leurs déclarations la nécessité de respecter le droit international et de garantir un accès sûr et durable de l’aide humanitaire à Gaza.

Dimensions politiques et humanitaires

Selon certains observateurs, cette décision dépasse le cadre administratif et constitue un dangereux précédent qui menace l’avenir de l’action humanitaire dans les zones de conflit et ouvre la voie à la politisation de l’aide humanitaire et à sa subordination à des conditions sécuritaires qui pourraient lui faire perdre son essence humanitaire.

Ils avertissent également que la réduction du rôle des organisations indépendantes pourrait entraîner un vide humanitaire qu’aucune instance locale ou officielle ne serait en mesure de combler, compte tenu de l’ampleur des destructions et de la rareté des ressources.

La décision de l’entité génocidaire de suspendre les activités de dizaines d’organisations humanitaires dans les territoires palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza, intervient à un moment extrêmement sensible et risque d’aggraver la catastrophe humanitaire actuelle. Alors que l’entité néonazie justifie cette décision par des raisons de sécurité, les organisations de défense des droits humains et les experts internationaux estiment qu’elle constitue une violation flagrante du droit international et met en danger la vie de millions de civils, en l’absence de véritables alternatives capables de répondre aux besoins croissants de la population.

Source : CPI
https://french.palinfo.com/rapports/…

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