Par ONU Info
Source : ONU Info
Pour les habitants de la bande de Gaza, l’année 2026 s’ouvre avec un paysage de camps de déplacés et de quartiers détruits, sur fond de profonde incertitude après des mois de guerre et de dévastation.
Des centaines de milliers de Palestiniens sont toujours déracinés, vivant dans des tentes de fortune plantées à même le sol ou entassés dans des bâtiments endommagés, sans accès fiable à l’eau, à l’électricité, aux soins de santé ou à l’assainissement.
N’oubliez pas #Gaza.
— ONU Info (@ONUinfo) January 2, 2026
Des maisons sont toujours détruites,
l’aide humanitaire est restreinte,
les fournitures de @UNRWA sont totalement bloquées,
et des centaines de milliers de personnes sont déplacées de force.#UNRWA continue de soutenir la population de Gaza. https://t.co/MBk13pKWNd
Les pluies hivernales ont durci les conditions, inondant les abris et transformant les allées des camps en couloirs d’épaisse boue.
Une fragile lueur d’espoir
Pourtant, au milieu des destructions, des familles déplacées affirment que l’arrivée d’une nouvelle année a ravivé de fragiles espoirs de stabilité, de sécurité et de possibilité de reconstruire des vies interrompues par le conflit.
Debout devant sa tente, Um Rabee’ Al-Malash a appelé à un engagement international accru.
« Le peuple palestinien doit être soutenu : il a enduré d’immenses souffrances », a-t-elle déclaré à notre correspondant. « Aidez-nous à reconstruire la bande de Gaza, à instaurer la paix et à nous permettre d’avoir un État où nous pourrons vivre dans la paix et la sécurité ».
Un retard qui se creuse
L’impact sur les enfants constitue l’une des cicatrices les plus profondes de la guerre pour les parents. Les écoles à travers Gaza ont été endommagées ou détruites, tandis que des milliers d’enfants ont manqué des mois d’apprentissage.
Wafaa Al-Khawaja a exprimé ses craintes pour la prochaine génération. « J’aimerais que, nous puissions vivre de la même manière que le reste du monde ».
« Nos enfants aujourd’hui n’ont ni éducation ni quoi que ce soit d’autre », a-t-elle expliqué, décrivant des journées entièrement consacrées à la recherche de nourriture, d’eau et de chaleur.
Dans le nord de Gaza, les déplacements ont coupé les familles de leurs foyers et de leurs moyens de subsistance construits sur des décennies.
Retrouver la vie d’avant
Le seul souhait de Kamal Abu Hsheish, originaire du camp de Jabalia, est de retrouver la vie qu’il connaissait avant la guerre.
Pour l’heure, la réalité quotidienne dans les camps impose des conditions humanitaires sévères à des milliers de familles, alors que les agences humanitaires avertissent que les efforts de secours se heurtent à des défis croissants : infrastructures endommagées, accès restreint et ampleur des besoins.
Nos enfants aujourd’hui n’ont ni éducation ni quoi que ce soit d’autre
La reconstruction nécessitera un engagement international soutenu lorsque les conditions le permettront, si l’accord de paix sur Gaza peut avancer vers l’étape suivante, disent-elles.
Alors que la population déplacée de Gaza entame une nouvelle année sans perspective de retour à la vie d’avant, les espoirs demeurent suspendus à la fin des violences et à des avancées politiques concrètes autour du plan en 20 points ayant instauré le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas début octobre.
D’ici là, les familles attendent, endurant les pertes et l’incertitude, tout en s’accrochant à la conviction que les mois à venir pourront enfin apporter la sécurité, la dignité et la possibilité de rentrer chez elles pour reconstruire.
Source : ONU Info
https://news.un.org/fr/…
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