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Par Maria Balareva

Source : Sputnik

Lorsqu’Israël portait ses frappes contre le port syrien de Lattaquié, un avion russe se retrouvait dans la zone d’impact de la défense aérienne syrienne, ce qui l’a empêché de répondre, selon le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

Alors que le principal port du pays, celui de Lattaquié, a essuyé le 28 décembre une attaque israélienne, la partie syrienne n’y a pas répondu. Le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie explique pourquoi.

« Les forces de défense aérienne syrienne ne se sont pas engagées dans le combat parce qu’au moment des frappes [israéliennes], un avion de l’aviation de transport militaire russe commençait son atterrissage sur l’aérodrome [russe] de Khmeimim, dans la zone d’impact des dispositifs aériens [syriens] », a fait savoir lundi pendant une réunion le chef adjoint du centre russe, le contre-amiral Oleg Zhouravlev.

Dégâts

Le haut gradé a par ailleurs relayé des détails de l’offensive de l’État hébreu, précisant qu’elle a été effectuée par deux chasseurs F-16 ayant tiré quatre missiles à guidage contre le port de Lattaquié. Selon le contre-amiral, l’attaque a eu lieu entre 3h21 et 3h26 (heure locale).

Si les frappes, que Tsahal refuse de commenter, n’ont pas fait de blessé, de nombreux dégâts ont été causés, selon le ministère syrien de la Défense.

Un journaliste syrien arrivé sur les lieux de l’attaque a indiqué à Sputnik que suite aux frappes israéliennes, des conteneurs avec de la farine, du café, des matériels médicaux et de la chimie ménagère ont pris feu. Or, toujours selon la même source, il n’y avait rien sur le terrain qui puisse ressembler à des armements ou des munitions.

Relations israélo-syriennes

Depuis le début du mois de décembre, c’est la deuxième fois qu’Israël lance des missiles contre le parc à conteneurs du port de Lattaquié.

La Syrie et Israël, qui se disputent le plateau du Golan, étant en guerre, les deux pays n’entretiennent ainsi aucune relation diplomatique.

Précédemment, dans une interview à Sputnik, le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid avait déclaré que l’État hébreu voulait être sûr que les militaires russes ne soient pas affectés quoiqu’il se passe en Syrie. Or, a-t-il ajouté, Israël n’allait pas tolérer la présence iranienne en Syrie.

Un mécanisme de « déconfliction » entre les armées des deux pays est en vigueur depuis l’automne 2015. Il repose sur une ligne de communication opérationnelle entre la base aérienne de Khmeimim en Syrie et le complexe de commandement et de contrôle de Kirya à Tel Aviv. La coordination entre les deux parties en vue d’éviter des conflits militaires accidentels est surtout devenue d’actualité après qu’un Il-20 a été abattu au mois de septembre par la défense aérienne syrienne alors qu’elle répondait à une offensive de l’aviation israélienne.

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